GuitarBizNess a écrit :
Pour ceux qui seraient tentés par la création d'entreprise et à qui on dira qu'il y a
éxonération totale des charges sociales la première année, par expérience je dis que c'est encore du vent "politicodémago", comme le fameux statut d'autoentrepreneur tant proné par le gouvernement.
Il reste au moins une "petite" part à payer au RSI pour les indépendants (type entreprise individuelle). Pour les auto entrepreneurs, je suis pas sur à 100%, mais j'ai bien peur que ce soit exactement pareil.
A savoir que les montants varient aussi en fonction du chiffre d'affaires et du bénéfice.
cotisations obligatoires : maladie-maternité, indemnités journalières, retraite, invalidité-décés, allocations familiales, CSG/RDS.
Mon exemple perso, pour un chiffre d'affaire de 0 euros (donc bénéf 0), pour cette première année (et dernière année, merci j'ai compris), le RSI régime social des indépendants me demandent 1087 euros.
Sachant que tout cela ne donne aucun droit à rien par la suite, ni allocations chomage ni quoi que ce soit.
A mon avis, il y a pas mal de créateurs d'entreprise qui vont tomber de haut à la fin de leur première année. Pourtant à la télé, pole emploi et aux chambres de commerces, on disait que...
Mais bon... du vent... encore du vent... de qui se moque t on ?
On nous prend pour des shadoks que je vous dis !
Et la suppression de la taxe professionnelle sera financée par la taxe carbonne. super non ?
Attends attends attends... Comment ça le RSI ne te donne droit à rien??? Mais ça te donne accès à quelque chose d'énorme: l'accès à la sécurité sociale, au minimum retraite et à l'assurance maladie! C'est tellement banal que tout le monde l'oublie mais les 1087 € de la cotisation RSI ou équivalent, tous les salariés les payent, et ils les payent même si leur compte est dans le rouge...
Il se trouve que quand tu es indépendants ça apparait dans ta compta- que c'est toi qui te verse ton salaire-, alors que pour un salarié c'est prélevé à la source, mais ça reviens exactement au même.
Par ailleurs désolé de me montrer politiquement incorrect, mais il y a quelque chose que l'on oublie systématiquement quand on parle des activités "indépendantes", c'est que par définition, celui qui la lance passe un accord tacite avec la société... Tu assumes le risque que ton activité ne soit pas viable économiquement. On peut imaginer différents mécanismes de soutien et d'aide au développement des jeunes entreprises, c'est d'ailleurs ce que je soutiens quelques posts plus haut, mais au final rien ne peux malheureusement garantir que tu feras du chiffre. Le statut d'indépendant est conçu pour tirer profit au maximum du système capitaliste et de la libre entreprise: on décide de travailler sans "patron", mais aussi sans filet. C'est un choix. On ne peux exiger à la fois la liberté d'entreprendre et refuser d'assumer le risque qui va avec.
Crois bien que j'aurais souhaité que tu gagne ton beurre avec ta boite, et que je compatis à tes difficultés (moi aussi j'ai dû me déclarer en faillite l'an dernier, avec un chiffre d'affaire de ...600€), mais l'alternative c'est quoi? Que l'État soutienne ton activité jusqu'à ce qu'elle soit bénéficiaire? (si tant est qu'elle le devienne un jour?)
C'est toujours possible, mais de ton côté, tu auras échangé le statut de libre indépendant contre celui de fonctionnaire...
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