Samshiel a écrit :
GUY777 a écrit :
Ca me revolte profondement qu' une victime de viol par exemple , dont l' aggresseur a été jugé et condamné en 2000 a 15 ans de prison , puisse se retrouver demain en face de lui dans la rue ( par le jeu des remises de peine ) , sans meme avoir été prevenu qu' il etait sortit ! imaginez la situation .....
La systeme judiciare n' est pas tenu de prevenir les victimes de l' avenir immediat de l' accusé une fois jugé ( voir a ce sujet le cas edifiant de la maman dans l' affaire de la josacine empoisonnée )
La remise en liberté est rendue publique non? par conséquent, une victime soucieuse de l'être peut se renseigner (je pense que dans la plupart des cas, elles préfèrent ne pas y penser).
Le problème de prévenir les victimes par une petite lettre, c'est de voir l'ex-incarcéré se faire flinguer dès sa sortie par le père/frère de la victime.
Bien sur que non que ça n' est pas rendu public ! pour des raison de rehabilitation ! dans les faits tu ne peux pas savoir si tu es victime sauf a faire la demarche ( affaire de la josacine , exemple vraiment edifiant ) et dans le cas d un viol , la plupart du temps tu as autre chose a faire ( te reconstruire , essayer d ' oublier ) plutot que de passer des coups de fils tous les mois pour savoir ce qu' il en es ...
Quand a ta 2eme phrase , elle illustre bien le fait qu' on se souçie plus de l' ex detenu que de la victime , puisqu' on pense avant tout a la survie physique de l' un au detriment de la santée psychologique de l autre .
Edit : extrait d' une proposition de loi au senat , datant de 2004 et illustrant mon propos
"Jusqu'à présent les victimes ne disposent d'informations quant à une éventuelle libération de l'auteur des faits que dans le cadre de la procédure définie par la loi du 5 mars 1998 sur la libération conditionnelle. C'est également dans ce cadre uniquement que les victimes sont amenées à pouvoir fournir des renseignements les concernant afin de garantir leurs intérêts. En dehors de la loi du 5 mars 1998 traitant de la libération conditionnelle, aucun régime légal général relatif aux droits de la victime n'est prévu pour les autres hypothèses de sortie.
Ainsi la victime pourrait être confrontée de manière inopinée à l'auteur de l'infraction lors d'une libération provisoire (sauf le cas mentionné ci-dessus), d'un régime de semi-liberté ou de surveillance électronique, de congés pénitentiaires ou d'une permission de sortie dont ce dernier aurait bénéficié, sans avoir préalablement été avertie et/ou entendue lors de la décision d'octroi d'une telle mesure. Point n'est besoin d'insister sur les conséquences désastreuses que de telles situations provoquent sur une victime qui n'aurait pas été informée ou entendue. Afin de garantir la reconnaissance et le respect du statut de victime, il est essentiel de mettre en place une approche personnalisée pour les victimes par le biais d'une information complète et correcte non seulement sur le fonctionnement du système pénal et carcéral en général mais surtout sur le parcours de l'auteur du fait les concernant. "
"Mais ouvres les yeux Don Guillermo " - mjolk