Neorossi a écrit :
Encore une fois, je me demande ce qui vous permet de dire ça. Qui êtes-vous pour vous permettre de savoir mieux que les concernées ce qui est mieux pour leur bonheur et leur liberté ? On assiste depuis quelques semaines maintenant, depuis que ce débat sur la burqa a commencé, à un défilé d'énarques et autres parlementaires qui se permettent de représenter une minorité, sous couvert de la "défense de la liberté", en pronant ce qui serait bon ou non pour les personnes qui la constituent, tout en ignorant totalement ces dernières, justement. Et je trouve ça assez scandaleux.
Faut arrêter les gesticulations pseudo-humanistes/démocratiques : prendre le port de la burqa pour l'expression d'une liberté individuelle/une manifestation d'individualisme sain, c'est mépriser ces femmes et les maintenir dans leur état de victimes.
Neorossi a écrit :
Je ne parle pas de celles qui sont obligées, ça c'est bien malheureux, c'est vrai. Seulement, force est de constater que certaines le font par choix aussi. Et c'est par rapport à ça que cette pensée me dérange un peu.
Celles qui le font par choix ne sont pas un problème : elles cèdent à un effet de mode (tout le monde ne peut pas être Paris Hilton) ou se font leur crise d'adolescence. Dans les deux cas, elles rentreront bien vite dans le rang.
Par contre, j'ai un problème avec les défenseurs de ces parangons d'individualisme : ce sont souvent des barbus.
Il y a une hypocrisie monstre à parler des femmes portant le voile intégral comme d'individus libres et responsables... Tiens, ça me rappelle une amie d'origine algérienne pour qui traverser le "quartier arabe" de la ville main dans la main avec son ptit ami du moment (moi) était inenvisageable compte tenu des violences que ça aurait pu déclencher.
Ce genre de pression au sein d'une famille sera infiniment supérieure - on peut s'y résigner, ou faire en sorte de donner à ces femmes un peu d'air, en affirmant clairement, à leur intention et à celle de leur famille, leur droit à une autre existence.
Citation:
Surtout que ça ne règlera pas le problème : si une loi interdisant la burqa est votée, alors certes les femmes qui sont obligées par leur mari de la porter en public ne pourront plus le faire. Est-ce que c'est pour autant qu'elles seront liberées du joug de celui-ci une fois la porte d'entrée de leur domicile fermée, dans ce qui relève du privé ? J'en doute fortement.
On en a déjà parlé : il est clair qu'une loi ne réglerait pas tout.
Mais ton interrogation revient à se demander s'il vaut la peine d'interdire l'ivresse au volant, puisque les gens continueront de se bourrer la g... entre quatre murs.
Sérieusement, si tu ne l'as pas fait, lis "Bas les voiles", de Chahdortt Djavann.