clarissep a écrit :
Je suis bien d'accord avec toi mais là où il y a qd même une différence avec l'alcoolique ou le drogué, c'est que là tu ne fais du mal qu'à toi même et non à un autre (qui plus est, est ici un enfant innocent)...
Peut-être faudrait-il mettre à la disposition de ces gens, une écoute spécialisée qui pourrait les aider ou les conseiller.
Tu banalises beaucoup l'alcoolisme, je trouve. Crois moi, ceux qui vivent auprès d'un alcoolique ou d'un drogué démentiraient qu'il ne fait du mal qu'à lui même.
Une fois de plus ce genre d'écoute existe. Le probleme qui se présente est bien celui que décrit Woodie : tous comme les alcooliques, nous parlons de sujets dont le premier problème est de ne pas admettre que leur positionnement est dangereux.
Tu fais une erreur en pensant que l'être humain réagit au mieux des intérets de tous et des siens.
J'illustre, sans parler des agresseurs sexuels : combien d'entre nous ont un caractère difficile, des défauts qui font chier le monde de façon récurrente (pense donc à ta famille, à tes collègues de bureau... ) ? D'une part peu le reconnaissent et d'autre part peu estiment utiles de se faire aider pour régler ces défauts, sans parler de la honte qui existe encore à consulter un psy dans nos pays.
Je vais être encore plus précis : il y a certainement chez toi, comme chez chacun de nous, des trucs pas très clairs, des fonctionnements chiants. La plupart du temps, nous ne les critiquons même pas et mettons ça sur le dos des autres, genre "oui, je me mets en colère, mais moi, il faut pas me faire chier" ou autre "attends, évidemment que je lave à la javel deux fois par semaine chez moi : les microbes, c'est super dangereux".
Nous avons quotidiennement recours à ce genre de rationnalisations ineptes pour justifier de nos travers, de nos défauts, voire de nos symptomes.
Combien d'entre nous réalisent que ça bride leur vie, que ça fait chier leur entourage, que ça les rend agaçants ou impopulaires ?
Tout simplement : nous ne fonctionnons pas au mieux des intérets des individus avec lesquels nous vivons, ni même au mieux de nos propres intérets, mais
comme nous le pouvons. Chacun de nous fait au mieux de ce qu'il perçoit de lui et de ses propres capacités adaptatives.
Donc penser que les gens qui ont des fantasmes pédophiles vont spontanément consulter, c'est une idéalisation qui ne correspond à aucune réalité, même dans la banale névrose (nous tous, quoi...).
Quant à ceux qui sont passés à l'acte, j'ai déjà dit plus haut qu'ils se livraient à des travestissement de la réalité pour trouver des aménagements pour accepter leur état, ce que nous faisons tous aussi à des niveaux de bien moindre nuisance. Il est tout aussi inepte de penser qu'ils consulteraient
pour créer moins de douleur chez autrui puisque nous, gentils névrotiques normotypés, ne le faisons déjà pas.