Faits d'actualité graves/choquants/...

Rappel du dernier message de la page précédente :
clarissep
Woodie a écrit :
clarissep a écrit :
Tu vois, c'est ça que je ne comprends pas. Quelqu'un connait ses travers, sait le mal qu'il peut faire, peut l'éviter en en parlant et ne fait rien. Dans l'exemple de la cigarette ou on pourrait dire de la drogue par ex, là ça ne touche que la personne, après tout tu ne fais rien, ben tu es le seul à en payer les conséquences.
Mais dans ce cas précis, tu sais que tu as des tendances sexuelles très dangereuses pour autrui et tu n'agis pas. Tu es deux fois responsables....la première parce que tu aurais pu agir pour éviter ça et la deuxième pour avoir détruit quelqu'un....Non ?

La base est de reconnaître que l'on a un problème et qu'on a besoin d'aide. Comme un alcoolique qui te tient dur comme fer qu'il maitrîse jusqu'au jour où il fini dans un platane ou dans une autre voiture (et là, ça n'engage plus seulement lui).
Après y a le sentiment de honte, assumer le regard des autres quand on leur dit qu'on a ce type de problème (ou tout autre qui te fait sortir du moule)... quantité de choses rebutantes qui en laissent plus d'un à la porte et qui font qu'ils ne franchissent pas le pas.
Le regard d'autrui, son jugement sont de très très grandes barrières. Certains les franchissent et assument, d'autres n'auront pas cette force de caractère.

Je ne justifie pas leurs actes, n'excuse pas non plus mais quand on voit qu'avec une toute petite différence de rien on te regarde de traviole, va dire que t'es pédophile, c'est un coup à te faire lincher en place publique. Honnêtement t'y vas sur la place publique ? (j'essaie juste de comprendre et de me mettre dans les pompes du gars qui devrait en parler)


Je suis bien d'accord avec toi mais là où il y a qd même une différence avec l'alcoolique ou le drogué, c'est que là tu ne fais du mal qu'à toi même et non à un autre (qui plus est, est ici un enfant innocent)...
Peut-être faudrait-il mettre à la disposition de ces gens, une écoute spécialisée qui pourrait les aider ou les conseiller.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
Woodie
  • Special Ultra utilisateur
clarissep a écrit :
Peut-être faudrait-il mettre à la disposition de ces gens, une écoute spécialisée qui pourrait les aider ou les conseiller.

C'est certain. Encore faudrait-il que ces personnes sachent qu'une aide de ce type pourrait exister. Il y a trop de sujets qui pourraient trouver soluces s'il y avait une communication plus adaptée.
http://www.playingforchange.com/

"Happy wife, happy life". Seal
clarissep a écrit :

Je suis bien d'accord avec toi mais là où il y a qd même une différence avec l'alcoolique ou le drogué, c'est que là tu ne fais du mal qu'à toi même et non à un autre (qui plus est, est ici un enfant innocent)...
Peut-être faudrait-il mettre à la disposition de ces gens, une écoute spécialisée qui pourrait les aider ou les conseiller.


Tu banalises beaucoup l'alcoolisme, je trouve. Crois moi, ceux qui vivent auprès d'un alcoolique ou d'un drogué démentiraient qu'il ne fait du mal qu'à lui même.

Une fois de plus ce genre d'écoute existe. Le probleme qui se présente est bien celui que décrit Woodie : tous comme les alcooliques, nous parlons de sujets dont le premier problème est de ne pas admettre que leur positionnement est dangereux.

Tu fais une erreur en pensant que l'être humain réagit au mieux des intérets de tous et des siens.
J'illustre, sans parler des agresseurs sexuels : combien d'entre nous ont un caractère difficile, des défauts qui font chier le monde de façon récurrente (pense donc à ta famille, à tes collègues de bureau... ) ? D'une part peu le reconnaissent et d'autre part peu estiment utiles de se faire aider pour régler ces défauts, sans parler de la honte qui existe encore à consulter un psy dans nos pays.

Je vais être encore plus précis : il y a certainement chez toi, comme chez chacun de nous, des trucs pas très clairs, des fonctionnements chiants. La plupart du temps, nous ne les critiquons même pas et mettons ça sur le dos des autres, genre "oui, je me mets en colère, mais moi, il faut pas me faire chier" ou autre "attends, évidemment que je lave à la javel deux fois par semaine chez moi : les microbes, c'est super dangereux".
Nous avons quotidiennement recours à ce genre de rationnalisations ineptes pour justifier de nos travers, de nos défauts, voire de nos symptomes.
Combien d'entre nous réalisent que ça bride leur vie, que ça fait chier leur entourage, que ça les rend agaçants ou impopulaires ?
Tout simplement : nous ne fonctionnons pas au mieux des intérets des individus avec lesquels nous vivons, ni même au mieux de nos propres intérets, mais comme nous le pouvons. Chacun de nous fait au mieux de ce qu'il perçoit de lui et de ses propres capacités adaptatives.

Donc penser que les gens qui ont des fantasmes pédophiles vont spontanément consulter, c'est une idéalisation qui ne correspond à aucune réalité, même dans la banale névrose (nous tous, quoi...).
Quant à ceux qui sont passés à l'acte, j'ai déjà dit plus haut qu'ils se livraient à des travestissement de la réalité pour trouver des aménagements pour accepter leur état, ce que nous faisons tous aussi à des niveaux de bien moindre nuisance. Il est tout aussi inepte de penser qu'ils consulteraient pour créer moins de douleur chez autrui puisque nous, gentils névrotiques normotypés, ne le faisons déjà pas.
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
hop
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
hop
MrBumble a écrit :
Attends lol c'est un peu facile quand même
"Je suis -apparemment- tueur en série. Dois-je en parler ? Pour qui je vais passer moi ?" Doit-on la traiter comme quelqu'un d'ignoble, par exemple, ou même, ne serait-ce que lui jetter la pierre car elle n'a pas osé avouer qu'elle était malade ? A ce niveau là je crois que la question ne se pose même pas...La personne est malade, elle a des pulsions malsaines et je pense pas qu'il faille attendre d'elle qu'elle se "dénonce"...à aucun moment.


1- Nous avons tous des pulsions malsaines. La question est de savoir qui y résiste et qui n'y résiste pas.

2- Puisque nous avons déterminé qu'il n'y a pas moyen de détecter un pédophile avant un premier passage à l'acte, comment tu envisages de "ne pas attendre qu'elle se dénonce", en dehors d'une plainte d'un tiers (mais trop tard, puisque l'acte est déjà commis) ?
Je tiens à dire que la détection génétique des déviances sexuelles est pour l'instant du domaine de la science fiction (et risque de le rester un sacré bout de temps...)


Par ailleurs, je rappelle qu'aucun fantasme ne vaut une culpabilité. Nous avons tous fantasmé de nous montrer violents vis à vis de quelqu'un dans une situation particulière. Sommes nous coupable de ce fantasme ? Devons nous consulter ? Non. Ce n'est qu'un fantasme. Et RIEN ne dit qu'il sera mis en acte.
(je passe volontairement sur tout un tas d'auters fantasmes beaucoup plus inavouables, vous seriez étonnés de savoir ce qu'on peut entendre en thérapie...)
20th Century Boy
ZePot a écrit :


Tu ne dois pas avoir d'alcoolique dans ton entourage


attends... elle habite en Belgique...
well I’m a mess / hell, I know that it’s a crappy excuse
Woodie
  • Special Ultra utilisateur
ZePot a écrit :
Je ne suis pas souvent d'accord avec Pedro, mais là, il a raison sur tous les points.

J'ai jamais trop fait gaffe de ce que pouvait raconter San Pedro mais je suis toute aussi d'accord avec son explication !
http://www.playingforchange.com/

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clarissep
20 century boy a écrit :
ZePot a écrit :


Tu ne dois pas avoir d'alcoolique dans ton entourage


attends... elle habite en Belgique...


Euh, tu veux dire quoi par là ?
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
clarissep
san pedro a écrit :


Tu fais une erreur en pensant que l'être humain réagit au mieux des intérets de tous et des siens.
J'illustre, sans parler des agresseurs sexuels : combien d'entre nous ont un caractère difficile, des défauts qui font chier le monde de façon récurrente (pense donc à ta famille, à tes collègues de bureau... ) ? D'une part peu le reconnaissent et d'autre part peu estiment utiles de se faire aider pour régler ces défauts, sans parler de la honte qui existe encore à consulter un psy dans nos pays.


Ben non, voyons, je suis quelqu'un de vraiment charmant avec mes collègues
Oui, tu as raison. Personne n'est pas parfait et je suis pas différente d'une autre.
Et tu as raison dans ce que tu as dis (profites en, c'est pas tous les jours ).
Mais tu vois, ce que j'ai plus de mal à appréhender c'est qu'en se laissant aller comme ils le font, ils se rendent compte de la souffrance provoquée alors comment ça se fait qu'il n'y a pas un déclic...Là, il y a qlq chose que j'ai vraiment du mal à comprendre et aussi le fait que dans certains cas, comme par ex, l'article de journal, ils préméditent leurs actes, donc ce n'est pas juste répondre à l'impulsion du moment (enfin chez certains).
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
clarissep a écrit :

Mais tu vois, ce que j'ai plus de mal à appréhender c'est qu'en se laissant aller comme ils le font, ils se rendent compte de la souffrance provoquée alors comment ça se fait qu'il n'y a pas un déclic...


J'ai déjà expliqué à plusieurs reprises qu'ils n'ont justement pas accès cette souffrance.
clarissep
san pedro a écrit :
clarissep a écrit :

Mais tu vois, ce que j'ai plus de mal à appréhender c'est qu'en se laissant aller comme ils le font, ils se rendent compte de la souffrance provoquée alors comment ça se fait qu'il n'y a pas un déclic...


J'ai déjà expliqué à plusieurs reprises qu'ils n'ont justement pas accès cette souffrance.


Oui mais avoues quand même que c'est dur à croire...Violer un enfant qui doit hurler, crier, pleurer.... et tu dis qu'eux ne se rendraient compte de rien....

Et aussi coment expliques-tu qu'ils préméditent leur coup ? c'est pas juste une impulsion ou alors tout les cas sont différents ?
Sorry, si je te fais rpéter des trucs que tu as pê déjà dits mais c'est comment difficile à comprendre ce genre de chose.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
clarissep a écrit :

Oui mais avoues quand même que c'est dur à croire...Violer un enfant qui doit hurler, crier, pleurer.... et tu dis qu'eux ne se rendraient compte de rien.
Et aussi coment expliques-tu qu'ils préméditent leur coup ? c'est pas juste une impulsion ou alors tout les cas sont différents ?
Sorry, si je te fais rpéter des trucs que tu as pê déjà dits mais c'est comment difficile à comprendre ce genre de chose.


Je pourrais te répondre là dessus, mais ce forum n'est absolument pas le lieu pour parler de ça. Tu es pour une grosse part de ce que tu penses très à coté de la plaque dans ce que tu imagines de l'agir pédophilique.
Samshiel a écrit :

Excuse moi, pour maladie, je pensais que c'était ce qu'on avait conclu de la démonstration précédente.
Par mise en place de soin, je pensais: préventivement. Par exemple des centres d'écoutes et de prise en charge des individus qui se sentent dévier.


Cela existe aussi. Tu penses bien que dans les centres en France qui soignent les auteurs, ils sont heureux de recevoir quelqu'un qui n'est pas passé à l'acte et en a les jetons parce qu'il en ressent l'envie. Ils ne lui fermeront pas la porte.
Lao
  • Vintage Top utilisateur
  • #2564
  • Publié par
    Lao
    le

Duvalier (Bébé Doc), immigré "non-officiel" en France, va récupérer une partie de son argent détenu par la Suisse.

Encore un dictateur qui s'en sort bien
"Seulement le danger avec la haine, c'est que quand on commence il en monte cent fois plus qu'on en aurait voulu. Je ne connais rien de plus difficile à brider que la haine. Il est plus facile de renoncer à la bouteille que de juguler la haine, et ça n'est pas peu dire." Philip Roth
Airut
  • Special Ultra utilisateur
Lao a écrit :

Duvalier (Bébé Doc), immigré "non-officiel" en France, va récupérer une partie de son argent détenu par la Suisse.

Encore un dictateur qui s'en sort bien


Baby Doc et les macoutes étaient des anges à côté d’Aristide.

sinon quelque chose qui m'a vraiment choqué c'est ça:
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je pense bien que France 2 a aussi diffusé ce reportage
Modifié le 24/05/2007 à 22:16

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