Faits d'actualité graves/choquants/...

Rappel du dernier message de la page précédente :
Kreuzberg
Petite video où le patron de Goldman Sachs Europe est interrogé par le parrain du journalisme de complaisance sur Europe 1. Comme le fait remarquer les journaliste de Marianne, il lit ses fiches dans l´interview. Il trouve même la bonne fiche avant que la question ne soit posée en entier (à 1:36 par exemple).

Conclusion: il a eu les questions longtemps avant et les réponses ont été préparées par ses collaborateurs. Je ne pense pas qu´Elkabach avec, au hasard, MG Buffet, JL Mélenchon, des syndicalistes grévistes...

http://www.marianne2.fr/Pour-l(...).html
Seth Rotten
Moi Didier Porte je m'en fiche un peu, je ne le trouve pas souvent drôle (à part son sketch sur je sais plus quel ministre qui connait rien en histoire mais qui fait une roue arrière sur 500 mètres, là j'ai demandé à mon père s'il avait bien mis france inter) et il est bien lourdingue par moment.

Ceci dit je n'ai aucune sympathie pour la clique des lèche pompe d'inter.
20th Century Boy
Dans la chronique du matin, il n'y a que François Morel qui soit vraiment drôle à mon goût mais Porte peut être assez marrant ailleurs. C'est vrai qu'il ne fait pas spécialement dans la finesse, c'est son style. L'affaire ici c'était plutôt l'équipe de journalistes qui se liquéfient dès que ça gronde en haut lieu que Porte lui même.
well I’m a mess / hell, I know that it’s a crappy excuse
Bobba
  • Vintage Méga utilisateur
Porte a un style pompeux mais c'est voulu. Perso j'adore quand il prend à parti les beaux salops comme ici : http://www.wikio.fr/video/prou(...)82160
A écouter en entier pour le décalage impressionnant entre le ton humoristique du début et la chute qui fait mal.
"En fait on peut se demander si le mot 'télévision' est celui qui correspond à cette circulation extraordinaire, nouvelle, libre des images et des sons que l'on peut imaginer pour l'avenir. Tout ce que vous voyez arriver par le canal de ce câble, implique une participation active de chacun. Au fond, on ne trouve pas de mot. J'attend que des professionnels de la langue trouvent un mot nouveau qui définira très bien cette possibilité extraordinaire de circulation des informations."
Jean D'Arcy, 1969
Lutinvolant
Bobba a écrit :
Porte a un style pompeux mais c'est voulu. Perso j'adore quand il prend à parti les beaux salops comme ici : http://www.wikio.fr/video/prou(...)82160
A écouter en entier pour le décalage impressionnant entre le ton humoristique du début et la chute qui fait mal.

Je l'avais entendu pendant l'émission et la reprise a été difficile. Le général a correctement répondu (il s'est pas emporté, il a pas bafouillé, après on peu trouvé facile l'excuse militaire mais c'est une autre affaire...) mais ça avait plombé l'ambiance.

Moi je suis aussi un inconditionnel de Daniel Morin. Mais ça dure depuis des années... Ah Helmut Perchu et Zouzou...

Le Lutin "bordel de scheize !"
Disparu le 01/7/2010

«Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n’existe pas. L’amour est impossible. Rien n’est grave.»
"Tu peux toujours mettre une étiquette "modèle unique" sur un étron, ça sera toujours un étron !"
BiZ
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Effectivement la fin calme!
If you think life's a vending machine, where you put in virtue
And you get out happiness, then you're probably gonna be disappointed.

marseillet: ben,oui.j'assume complètement mon status de parasite de la société.
et comme les français ont choisi de faire dans le social,c'est pas demain que je vais prendre le chemin de la boite!!!!!
Kreuzberg
Un autre article sur l'affaire Porte qui rappelle quelques faits amusants.
http://www.acrimed.org/article3392.html
Citation:
A la suite de sa chronique du 20 mai, Didier Porte a été convoqué par Philippe Val, celui-ci n’admettant pas la « vulgarité » sur France Inter. Il estime que le mot « enculer », cette « obscénité sexiste », n’a pas sa place sur une radio publique [8]. « On ne peut se cacher derrière l’habit d’humoriste pour prononcer des insanités. La liberté d’expression, ce n’est pas transformer l’antenne en poubelle » a même expliqué au Point une source « au sommet de Radio France ». Faut-il comprendre qu’il s’agit de Jean-Luc Hess ? Ce dernier n’ayant jamais caché son aversion à l’égard des textes de Porte.
Val et Hess ont la mémoire courte. Mais pas Acrimed.
Alors qu’il était chroniqueur sur la radio publique, l’actuel patron de France Inter ne dédaignait pas la langue peu châtiée dont il fait aujourd’hui reproche à Didier Porte. Par exemple, Val avait utilisé un procédé similaire avec Patrick Sébastien. Il lui faisait ainsi tenir ces propos ni « obscènes » ni « sexistes », à propos de Marlène, une proche de l’animateur : elle « n’est qu’une gourde avec un trou poilu et des nichons » (Sébastien n’ayant jamais prononcé cette phrase), puis il avait ajouté : « la femelle est une reproductrice qui vide les burnes du mâle. »
Autre exemple, lors du Mondial de 1998, Val, parlant des marchands de merguez, avait déclaré, sans la moindre « vulgarité » : « Et quand la Coupe du Monde sera finie, ils pourront se les foutre au cul, les merguez, hein ? » [10] Ça ressemble à ça, la « radio que veut faire » Nicolas Demorand ? Il suffit d’embaucher son patron.
...
Nota Bene. La dernière vilenie de Philippe Val est de taille : dans une note interne à France Inter, il souligne qu’ « à plusieurs reprises, au cours de ces dernières semaines, l’antenne a été instrumentalisée à des fins personnelles, au mépris de l’intérêt général. » Puis, visant Didier Porte, sans le nommer, la note enchaîne : « Récemment encore, un chroniqueur a répondu sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Cette phrase hypocrite oublie simplement de préciser que le principal concerné – ici, Didier Porte – répondait à des collègues qui l’avaient médiatiquement lynché sur Canal Plus. Pis, la mauvaise foi du patron de France Inter n’a pas de limite : « Ce n’est, hélas, pas la première fois que le micro est utilisé au service d’intérêts qui n’ont rien à voir ni avec ceux de l’antenne, ni avec le thème de l’émission . Ceci est intolérable et sera désormais sanctionné comme il se doit. C’est dans l’intérêt de tous, de l’image du service public et de notre radio. »

En effet, ce n’est pas la première fois qu’un chroniqueur de France Inter « répond sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Ainsi, le 29 décembre 2003, un certain Philippe Val – mais il ne doit pas s’agir du même… – avait utilisé pendant plus de cinq minutes l’antenne de France Inter pour répondre à un journal de critique des médias, PLPL (Pour Lire Pas Lu) malheureusement disparu, dont il était « une des cibles principales ». Il avait même utilisé cette tribune pour sommer Daniel Mermet – animateur de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter – de se désolidariser de ce journal [14]. Quand la mémoire flanche, Acrimed veille.
Redstein
Si vous vous êtes demandé pourquoi la plupart des gens perdent tout sens critique dès lors que ça cause fouteuh, voici un début de réponse...

Citation:
La Coupe du monde, une aliénation planétaire

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".

Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?

Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.

Pourtant, les Français sont plutôt critiques avec leur équipe nationale.

On assiste plutôt à la réduction de chaque citoyen en analyste de café des sports par un processus d'identification. C'est un supportérisme obligatoire déguisé en "pensée critique", dans les bons comme dans les pires moments. Il existe en réalité une propension du plus grand nombre à réclamer sa part d'opium sportif. Mais pour que le désamour des Français à l'égard des équipes de mercenaires millionnaires évolue en véritable prise de conscience, je souhaite que l'équipe de France ne passe pas le premier tour. Leur manière de jouer si mal tout en étalant de manière indécente un rythme de vie particulièrement nauséabond est la preuve d'une morgue terrible vis-à-vis de quelques principes éthiques et moraux élémentaires. Malheureusement, chaque victoire de l'équipe de France fait reculer de plusieurs centimètres la pensée critique dans ce pays. Je n'apprécie pas le développement du totalitarisme sportif. Nous venons d'en finir avec Roland-Garros, le Mondial prend place et nous aurons ensuite le Tour de France. Le système des retraites peut être pulvérisé en silence.

Comment appréhendez-vous alors le succès français en 1998 analysé et célébré par de nombreux intellectuels comme un événement positif dépassant le simple cadre sportif ?

La victoire de l'équipe de France a généré une défaite de la pensée. De nombreux intellectuels ont choisi de descendre dans les vestiaires au lieu de s'emparer de domaines sociopolitiques d'importance. Ils mettent en œuvre une pensée caricaturale qui consiste à constater amèrement les dérives du sport mais à noyer le tout dans un discours idéaliste sur les "valeurs positives" du sport : "Oui, le sport entraîne parfois des comportements limites mais je ne peux pas faire autrement que de m'y laisser prendre". Trop d'intellectuels ont succombé aux "passions vibratoires" et aux "extases" sportives ; ce sont eux qui légitiment à présent l'horreur sportive généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters, etc.

Votre thèse réfute l'idée du football ou du sport en général comme simple reflet de la société avec son lot de violences.

En effet, une grande partie de ceux qui défendent le sport et le football les dédouanent en leur conférant un simple effet miroir d'une société violente. "On ne peut pas demander au football d'être moins violent que la société". A mon sens, il n'est pas seulement le reflet, le football est également producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles. Il impose un modèle de darwinisme social. Cela tient à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d'affrontement. Jouer ce spectacle par des acteurs surpayés devant des smicards et des chômeurs est aussi une forme de violence. Une logique contradictoire se fait d'ailleurs jour. D'un côté, les supporters ont conscience du fait que les sportifs gagnent des sommes folles par rapport au néant qu'ils produisent mais de l'autre côté, dans une soif d'identification liée à leur propre misère, il y a une impossibilité à ne pas "rêver" devant cette marchandise vivante qui démontre que l'on peut se hisser au sommet de l'échelle.

Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.

La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée.

Vous regrettez le ralliement de la gauche aux valeurs de droite léguées par le sport de pointe. En quoi consiste-il ?

Le sport est indéniablement politique. A ce titre, il génère des valeurs politiques. Il est intéressant d'essayer de savoir si ces valeurs sont de droite ou de gauche. Il me semble que la gauche a rompu avec ses valeurs pour se rallier au modèle de droite fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie et de compétition. Voir Marie-George Buffet dénoncer le foot-spectacle et se retrouver en finale de la Coupe du monde 98 vêtue du maillot et criant ses encouragements à l'équipe de France, c'est assez schizophrénique. Il y a une défaite politique de la gauche vis-à-vis de la stratégie de développement capitalistique effectuée par le sport de pointe à travers les multinationales privées qui l'organisent tels que la FIFA, l'UEFA et le CIO. L'exemple de l'attribution de l'Euro 2016 à la France est frappant. A gauche, les Verts, le PCF ont signé une lettre de soutien à la FFF. Par cet acte, ils ont fourni un blanc-seing à toute forme de dilapidation de l'argent public. En période de crise, comment la gauche peut-elle ne pas être sensible à l'attribution d'une enveloppe d'1,7 milliard d'euros à la rénovation des stades ? Il paraît incroyable que cela soit des multinationales privées qui décident de ce qu'un Etat doit mettre en œuvre en matière de politique économique.

Propos recueillis par Anthony Hernandez
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
Le saint
Mauvaises notes en sport au collège ?
"Ceux qui interviennent sur ton TALC sont pour beaucoup des philosophes pas forcément des écrivains, mais dans l'esprit. Ils ont [...] la plume facile [...], le goût du "choc" et les lectures qui correspondent."

"les gens n'aiment pas trop qu'on leur mette le nez dans leur caca...)"
Redstein
Le saint a écrit :
Mauvaises notes en sport au collège ?


Non, pas particulièrement - pourquoi ?
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


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- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
caribou71
c'est qd même fort poussé mais le premier paragraphe est hurlant de vérité.
Le saint
caribou71 a écrit :
c'est qd même fort poussé mais le premier paragraphe est hurlant de vérité.


Disons qu'au lieu de condamner un sport vérolé par des pratiques capitalistes, ils considèrent ce - enfin LE sport en général comme abject et fondamentalement porteur de tous les vices humains imaginables.

C'est pas comme ça qu'ils gagneront des lecteurs !
"Ceux qui interviennent sur ton TALC sont pour beaucoup des philosophes pas forcément des écrivains, mais dans l'esprit. Ils ont [...] la plume facile [...], le goût du "choc" et les lectures qui correspondent."

"les gens n'aiment pas trop qu'on leur mette le nez dans leur caca...)"
Redstein
Le saint a écrit :
caribou71 a écrit :
c'est qd même fort poussé mais le premier paragraphe est hurlant de vérité.


Disons qu'au lieu de condamner un sport vérolé par des pratiques capitalistes, ils considèrent ce - enfin LE sport en général comme abject et fondamentalement porteur de tous les vices humains imaginables.

C'est pas comme ça qu'ils gagneront des lecteurs !


Heu, t'es sûr que t'as bien lu ?
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


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- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
caribou71
ce qui est certain, c'est qu'il existe une levée de boucliers quasi unanime dès qu'on critique le foot.

Passer dans une émission tv et oser critiquer le foot, son système, sa violence, sa vulgarité etc etc , est tout simplement suicidaire.

En ce moment sur backstage...