Un autre article sur l'affaire Porte qui rappelle quelques faits amusants.
Citation:
A la suite de sa chronique du 20 mai, Didier Porte a été convoqué par Philippe Val, celui-ci n’admettant pas la « vulgarité » sur France Inter. Il estime que le mot « enculer », cette « obscénité sexiste », n’a pas sa place sur une radio publique [8]. « On ne peut se cacher derrière l’habit d’humoriste pour prononcer des insanités. La liberté d’expression, ce n’est pas transformer l’antenne en poubelle » a même expliqué au Point une source « au sommet de Radio France ». Faut-il comprendre qu’il s’agit de Jean-Luc Hess ? Ce dernier n’ayant jamais caché son aversion à l’égard des textes de Porte.
Val et Hess ont la mémoire courte. Mais pas Acrimed.
Alors qu’il était chroniqueur sur la radio publique, l’actuel patron de France Inter ne dédaignait pas la langue peu châtiée dont il fait aujourd’hui reproche à Didier Porte. Par exemple, Val avait utilisé un procédé similaire avec Patrick Sébastien. Il lui faisait ainsi tenir ces propos ni « obscènes » ni « sexistes », à propos de Marlène, une proche de l’animateur : elle « n’est qu’une gourde avec un trou poilu et des nichons » (Sébastien n’ayant jamais prononcé cette phrase), puis il avait ajouté : « la femelle est une reproductrice qui vide les burnes du mâle. »
Autre exemple, lors du Mondial de 1998, Val, parlant des marchands de merguez, avait déclaré, sans la moindre « vulgarité » : « Et quand la Coupe du Monde sera finie, ils pourront se les foutre au cul, les merguez, hein ? » [10] Ça ressemble à ça, la « radio que veut faire » Nicolas Demorand ? Il suffit d’embaucher son patron.
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Nota Bene. La dernière vilenie de Philippe Val est de taille : dans une note interne à France Inter, il souligne qu’ « à plusieurs reprises, au cours de ces dernières semaines, l’antenne a été instrumentalisée à des fins personnelles, au mépris de l’intérêt général. » Puis, visant Didier Porte, sans le nommer, la note enchaîne : « Récemment encore, un chroniqueur a répondu sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Cette phrase hypocrite oublie simplement de préciser que le principal concerné – ici, Didier Porte – répondait à des collègues qui l’avaient médiatiquement lynché sur Canal Plus. Pis, la mauvaise foi du patron de France Inter n’a pas de limite : « Ce n’est, hélas, pas la première fois que le micro est utilisé au service d’intérêts qui n’ont rien à voir ni avec ceux de l’antenne, ni avec le thème de l’émission . Ceci est intolérable et sera désormais sanctionné comme il se doit. C’est dans l’intérêt de tous, de l’image du service public et de notre radio. »
En effet, ce n’est pas la première fois qu’un chroniqueur de France Inter « répond sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Ainsi, le 29 décembre 2003, un certain Philippe Val – mais il ne doit pas s’agir du même… – avait utilisé pendant plus de cinq minutes l’antenne de France Inter pour répondre à un journal de critique des médias, PLPL (Pour Lire Pas Lu) malheureusement disparu, dont il était « une des cibles principales ». Il avait même utilisé cette tribune pour sommer Daniel Mermet – animateur de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter – de se désolidariser de ce journal [14]. Quand la mémoire flanche, Acrimed veille.