Bon, j'arrive un peu tard pour découvrir cette vidéo édifiante!
Pour moi le journaliste - s'il ne l'est pas - joue au con.
Il me rappelle mon humble personne lorsqu'elle avait 17ans. J'avais pris des coups aussi pour être allé chanter, guitare à la main, Hécatombe de Brassens et Où c'est que j'ai mis mon flingue de Renaud devant le commissariat du coin. J'ai évidemment trouvé ça injuste et illégitime de s'en prendre de la sorte à un pauvre petit jeune sans défense qui n'excerçait que son droit à la liberté d'expression et qui, de plus, faisait marrer les passants.
Quelle violence, quel mépris. Pourtant ma démarche n'était en rien agressive, en rien insultante, en rien déplacée et je n'ai pas vu venir la chose.
Plus sérieusement, il a eu ce qu'il cherchait, un "scoop", un scandale. Rien de plus. Certes, il a apparement reçu un ou plusieurs coups avant. En voyant la vidéo tout porte à croire qu'il ne les a pas déclenchés (...). Rien ne nous dit qu'il n'était pas déjà en train de faire le mariole devant eux. Ce n'est que mon imagination mais je les vois bien, lui et ses collègues, sortir du rang et se diriger vers les CRS qui les ont repoussés croyant qu'ils étaient des manifestants (ils ne travaillaient pas après tout). Quand on voit leur attitude au début de la vidéo, ça ne m'étonnerait qu'à moitié qu'ils y soient allés comme une bande d'amis rentrant chez eux. Selon cette même logique, il ne m'étonnerait pas qu'une fois repoussés (non cognés) ils aient adopté la même attitude que dans la vidéo, à savoir de rester là en gueulant et en voulant forcer en mode "de toute façon vous allez pas me taper, vz'avez pas l'droit!" tout en utilisant leur botte secrète, celle dite du "on est de la presse, qu'est-ce que tu dis d'ça?!". Ce qui a entrainé les premiers "coups" (n'exagérons pas, dans la vidéo ils lui explosent pas non plus la gueule, peut-être ont-ils juste été bousculés au départ) puis la protestation de nos martyrs et ainsi de suite.
Tout ça c'est une supposition. Le but ici n'est pas de trouver des excuses à la violence exercée par certains mandataires de l'Etat. Je n'aime pas les CRS, ni la police d'ailleurs. J'ai passé l'age des "CRS S.S." et autres. Pour moi ce sont des hommes (ou femmes bien entendu) comme les autres qui font un job. Dans le cas des CRS, il font essentiellement ça pour le pognon. Beaucoup de flics disent qu'ils vont faire ça quelques années tant qu'ils sont jeunes histoire de se mettre un peu de fric de côté puis qu'ils se poseront après (un peu pareil pour la BAC d'ailleurs). Non moi c'est leur fonction que je n'aime pas et leur existence (non pas indispensable mais légitime). La comparaison avec le pitbull est juste je trouve. Si je m'approche d'un pitbull et qu'il montre les crocs, je ne sais pas vous mais je ferai pas le guignol devant sous prétexte qu'il ne doit pas me mordre (je ne lui veux pas de mal), ou bien qu'il doit être muselé (en invocant la loi), etc. Et s'il me mordait je l'aurai cherché. Il serait autant stupide de s'en prendre au chien, l'engageant sur sa responsabilité qu'au CRS dans le genre du cas qui nous interesse. Les responsables se sont d'une part le maitre du clébard et de l'autre le(s) supérieur(s) du CRS.
De même que pour le clebs, on sait ce que font ou savent/peuvent faire les CRS. Jouer les naifs après les avoir titillés c'est être soit immensément con, soit de très mauvaise foi.
Bref, plutôt que la réaction passionnée qui me vient de prime abord, je préfère tenter d'être objectif ou du moins compréhensif. Et tout ce que je dis est juste en rapport avec cette affaire, ou très vaguement avec le statut de flic ou CRS. Il n'y a aucun rapport avec le fait de trouver normal/légitime ou pas que les choses soient ainsi (autre débat déjà engagé plus haut), c'est simplement un constat de la réalité pour aider ceux qui jouent les vierges éffarouchées devant ce genre de situations (le journaliste en premier d'ailleurs).
p.s.: J'aime bien le "j'vous montre ma carte on est d'la presse bon sang, nous tapez pas d'ssus on est pas comme les autres merde!" ou bien "la presse la presse" quand les CRS décident d'avancer et que cet abruti reste dans leurs pattes juste pour se faire bousculer. C'est donc ça la presse. *Voir la vidéo à cet instant*. Je ne peux m'empecher d'imaginer ce journaliste émérite et investigateur réalisant un sujet sur les partouzes; le pauvre se retrouverait une fois de plus contraint de rentrer chez lui en boitant.
p.p.s.: Raphc, le "nous" dont parle fozzie est celui dans lequel tu t'inclus:
Raphc a écrit :
Serieusement, vous
nous prenez vraiment pour des barbares demeures ou pas ?
Vous foutez un peu la trouille des fois.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"