Faits d'actualité graves/choquants/...

Rappel du dernier message de la page précédente :
Penmoch
Ça aurait l'avantage d'être plus ludique, on pourrait rajouter des notes du style
= Attention à l'orthographe !
BiZ
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Denis13 a écrit :
Mais pardi, on est tous convaincus que tu ne dépasses jamais (même inconsciemment) les 50 en ville. Saint biz priez pour nous

J'adore
Non seulement tu es de mauvaise foi (il est tout à fait possible de rouler à 50, il suffit de le vouloir...), mais en plus tu noteras que je n'ai *jamais* dit que je roulais tout le temps à 50. Comme tout le monde, quand je suis distrait, parfois je dépasse un peu. Ou quand je téléphone (ouuu c'est mal). Ou quand on me parle. Mais 1/ c'est rare, 2/ je sais que c'est mal, 3/ je ne vais pas aller clamer que c'est impossible parce que je ne l'ai pas fait sur le coup. Faut vraiment prendre les gens pour des c... pour croire qu'ils vont gober ça. Dis nous plutôt que tu trouves ça trop lent, que ça te fait chier, et que les limitations c'est pas pour toi parce que tu es assez prudent comme ça, ce sera à la fois plus cohérent et plus crédible.

Concernant la notation, c'est encore une fois un débat d'experts. Il y a des psychologues dont la performance scolaire et l'apprentissage sont les spécialités. Pourquoi on ne leur demande pas leur avis? Personnellement, sur ce sujet comme sur d'autres je me fiche de l'avis de madame michu ou de sarkozy (ou de aubry ou qui que ce soit d'autre qui n'est pas vraiment qualifié pour le donner).
If you think life's a vending machine, where you put in virtue
And you get out happiness, then you're probably gonna be disappointed.

marseillet: ben,oui.j'assume complètement mon status de parasite de la société.
et comme les français ont choisi de faire dans le social,c'est pas demain que je vais prendre le chemin de la boite!!!!!
JHEX
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Rien ne t'empêche de donner le tien ou d'étudier celui des autres, sinon plus de débat et plus d'intérêt pour un tel topic.
C'est comme invoquer la loi pour répondre à une question morale, physique, idéologique ou de ressenti.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"
Yazoo!
  • Vintage Cool utilisateur
En même temps c'est vrai que rouler à 50 pas plus sur la voie express, ça demande quand même un temps d'adaptation. Mais bon, 50 en ville c'est raisonnable, il faudrait juste qu'ils débaptisent "voie express" une artère qui n' plus rien d'express. Sur le périphérique parasien, ça s'est pas mal calmé aussi et c'est une bonne chose.

Dans l'ensemble j'étais furieux au début de me faire flasher de temps à autre mais bon, ça calme et au bout du compte on finit par s'habituer à rouler un peu plus pépère.

En revanche, sur l'autoroute, il faut parfois faire de gros efforts sur soi pour rester à 130. J'ai pas de limitateur de vitesse dans ma voiture, mais j'imagine que c'est plutôt pas mal comme solution.
(+1 !)
momog
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Sujet:
Mettre l'histoire en option facultative et la Philosophie dés la seconde en cour obligatoire, vous en pensez quoi?

selon mon point de vue:
1an de philo, ça ma calmé, et ça calme les 3/4 des éleves. Bien qu'interessant les cours sont terriblement barbants

je préfere connaitre l'histoire de mon pays que la philosophie de Pascal

vous me direz l'histoire est toujours en option, justement c'est une option, clairement tu t'y intéresse si tu veux
tant qu'on y est on met les maths en option, je trouve ça tout aussi inutile



concernant le retrait des churros et autres friture dans Strasbourg, je serais pour que l'on fasse de même sur bordeaux et qu'on l'on voit des stand de cassoulet de développer
http://www.myspace.com/ingaienji
pas encore d'enregistrement studio
Kunde
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Concernant la notation je ne suis pas un expert, mais j'aurais tendance a dire a la rigueur pour les petites classe pourquoi pas vue la fragilité de l'enfant.
Ca peut se défendre même si je ne vois pas bien par quoi le remplacer.

Mais du point de vue du stress, perso j'ai tendance a penser que c'est mineur a coté de celui des parents d'élèves qui impriment une pression bien plus forte sur leurs enfants.

Apres il y a aussi le manque de professeur qui est aussi un vrai problème.

De même que la réforme de la carte scolaire, qui au vue des résultats a l'air d'être une mesure anti républicaine, du fait qu'elle participe a la fragmentation de la communauté nationale.

Quand a la philo a la seconde je trouve aussi que c'est une connerie et qu'il serait bien mieux de rétablir les cours d'histoire qu'ils ont supprimé.

Bon les gars maintenant que j'ai ouvert quelques champs.
Ca vous dirait qu'on s'envoit un ptit débat sur l'éducation nationale pour la route ?
J'irai cracher sur vos tongs !
momog
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tien oui, il y a aussi le renouveau de l'épreuve de passage primaire/collège.

Si l’élève est conscient que c'est un test très important il va avoir la pression (personnellement à 10ans, je n'aurais même pas compris que c'était un test TRES important, j'étais trop insouciant)
Demander un niveau minimum au collège, je suis tout à fait d'accord, mais à cet âge il est très claire que le redoublement est considéré comme un échec par l'enfant. Donc ce n'est pas une solution
(Evidemment le ministre nous sort sa magnifique langue de bois en nous sortant "non mais en fait il ne redouble pas, il refait juste son année" )

il y à déjà des tests tout au long de l'année de cm2 pour vérifier le niveau des élèves et si les profs jugent que certains ne l'ont pas ils devraient s'y intéresser de plus près. SAUF ...... que l'on supprime des postes d'enseignant, merci l'état, tu fais en sorte qu'il y ai encore moins d'encadrant ce qui fait des classe + blindées en demandant toujours + de résultats.
Je ne sais pas si les élèves d'aujourd'hui sont plus intelligents que leurs ancêtres, mais le ministère semble le penser
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JHEX
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Disons que (pour faire dans les généralités/lieux communs) en France, on a un gros problème avec les faits et on aime plutôt bien les idées et ce, de plus en plus.
L'Histoire (bien qu'interprétable) n'échappe pas à cette règle. Sans histoire, sans vraie littérature, sans vraie philosophie à l'école, donc sans histoire, il ne restera plus beaucoup de voies à emprunter pour les jeunes. Ce sera grosso modo entre les sciences (dites) exactes et l'intellectualité maladroite.
Il y a vraiment un mépris pour l'histoire depuis quelques années. C'est pas la première fois qu'on s'en prend à elle. On ne parle plus que de la Seconde Guerre (et on commence à s'interesser de plus près à celle d'Algérie et je pense que ça va continuer dans ce sens) comme s'il n'y avait rien eu avant ou depuis (pour l'histoire de France s'entend).
J'ai l'impression que l'école est devenue un gigantesque laboratoire et terrain de jeu pour psychologues, pédopsychiatres, philosophes et politiques (certains diront que ça fait déjà quelques décénies). Elle est sans cesse modifiée au gré des courants idéologiques, théoriques, politiques. Les profs sont très rarement consultés (alors que ce sont EUX les spécialistes et principaux concernés) et en sont les premières victimes après les élèves.


Voilà, à vous.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
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BiZ
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On a une curieuse façon de hiérarchiser les problèmes en France (et dans le monde mais c'est un autre sujet. On a des classes de 30 ou 35 élèves parfois, dans des zones sensibles. Des profs qui ne sont plus respectés. 25% des enfants qui arrivent au collège sans maîtriser les savoirs fondamentaux. Plusieurs rapports (parlementaire, cour des comptes) qui pointent le fait que l'école ne sert plus d'ascenseur social (ou très peu) mais entérine les inégalités sociales. On dégringole dans les classements internationaux. Et on va s'attaquer au vrai problème du moment: la notation en primaire...
Pourquoi pas, mais ça ne me semble pas être la priorité.
D'autre part il faut savoir que l'enfant n'est pas seul avec sa note. Il est dans sa classe, au sein d'un groupe où chaque autre enfant est potentiellement un modèle, et même si une mauvaise note ne fait certainement jamais plaisir, il y a à l'école une dimension de comparaison sociale qui intervient dans la manière d'apprendre des élèves. Pour qu'il y ait comparaison et progrès, il faut une échelle de valeur. Il ne s'agit donc pas d'étudier isolément l'effet d'une mauvaise note sur un enfant, mais comment les notes affectent la dynamique de la classe. C'est un domaine assez complexe, et les valeurs ou principes des uns et des autres éludent souvent ces problèmes très précis en restant dans le vague... Faisons donc confiance à ceux qui ont étudié le problème et regardons ce qui se fait à l'étranger. Mais pour le moment l'urgence, c'est que ceux qui veuillent étudier le puissent, et que les profs aient les moyens de faire leur boulot.

JHEX: j'ai été un peu provoc, désolé
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Penmoch
Le problème de cette question sur la notation des élèves (en particulier dans les petites classes) c'est qu'il semble bien parti pour être traité isolément, alors qu'il n'est qu'une partie émergé du mode pédagogique qui prévaut en France depuis un paquet de temps qui il faut bien l'admettre ne fait pas de cadeaux à ceux qui sont en difficultés (quelles soient d'ordre cognitif ou d'adaptation au milieu scolaire). Il n'y a pas de solution miracle, quand on s'adresse à 25 ou 30 élèves en même temps on est bien forcé de faire des compromis sur la méthode, mais ça n'est toujours pas à l'ordre du jour de revoir le dispositif de fond en comble à commencer par les effectifs, on préfère (enfin les ministères et les médias préfèrent) ne se focaliser que sur des "points de détail", en ce moment la notation, il y a quelques années la méthode (globale ou syllabique), un peu plus récemment l'éducation civique, etc... Chacun de ces points est corrélé au reste et en modifier un sans rien changer ailleurs ou pire en n'allant pas dans le même sens (ça arrive...) c'est une perte de temps et d'énergie et rien d'autre.
On se désespère que les enfants de CM2 aient globalement tant de difficultés en lecture et fassent autant de fautes d'orthographe (et pour en connaitre quelques un c'est vrai que j'ai bien l'impression qu'on était meilleurs en orthographe il y a 25-30 ans, sans jouer les vieux cons), mais il y a 20 ou 30 ans le temps consacré aux "fondamentaux" était nettement plus important en primaire. Depuis n'ont cessé de se rajouter des "compétences à assimiler", utilisation d'un ordinateur, langue vivante (dans les faits, Anglais), plus de sport (merci Laporte ), etc...le temps d'étude restant le même par la force des chose il y a des matières qui en pâtissent.
BiZ
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Une bonne grosse grève éducation nationale + hôpital et je descends dans la rue. Il faut vraiment commencer à se demander à quoi ressembleront ces deux piliers de la république dans 10 ans. Ca urge.
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Penmoch
Le problème, pour ce qui est de l'éducation nationale, ça va être les syndicats et les enseignants. Ça n'est pas de la démagogie de ma part et je connais un peu la question pour fréquenter de près pas mal de gens dans ce milieu et je suis vraiment le premier à promouvoir un vrai service public d'éducation nationale mais pour les faire sortir dans la rue et faire grève reconductible pour autre chose que du corporatisme va falloir se lever tôt...
Je m'énerve souvent avec des instits en en discutant, ils sont les premiers à se plaindre de problèmes de fond mais quand on leur parle de grève reconductible plus personne, que des jérémiades. Je conçois très bien qu'il faille payer son loyer quoiqu'il arrive mais si eux ne font pas de grève reconductible qui le fera à leur place ? Faut se donner les moyens de ses revendications.
Par contre pour les journées de grève ici et là qui ne font qu'emmerder les parents sans avoir le moindre effet sur la politique tout en amenant de l'eau au moulin des tenants du "fonctionnaires privilegiés fainéants !" ça il y a du monde
JHEX
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BiZ a écrit :
JHEX: j'ai été un peu provoc, désolé

Pas de soucis .


Je suis plutôt d'accord avec vous.
Après sans rentrer dans le technique, il ne faut pas oublier le rôle des parents dans tout ça. Un gosse curieux qui a entendu parler d'un nouveau truc à l'école et qui ne peut pas en discuter chez lui ça ne l'encouragera pas (pas besoin d'être un puit de science pour essayer de parler avec ses enfants, par exemple quelques thèmes basiques d'histoire, des mots marrants en français quand il apprend à lire, des petits exemples de la vie de tous les jours où on a besoin des "maths", etc), bien plus utile selon moi que de faire faire sctrictement les devoirs aux enfants (ce qui est déja assez rare en plus). Même si on ne maitrise pas le sujet, lui vient d'apprendre une vérité absolue, il se sent plus fort, la moindre des choses est de l'écouter, ça l'encouragera à penser que la connaissance est une force. Si un gosse, une fois rentré de l'école n'a que le choix entre la console, la télé ou aller sur facebook ça ne le rendra pas plus patient en cours.
Pour moi l'école est là pour instruire et non pour éduquer (grave erreur que d'avoir appelé ça l'éducation nationale d'ailleurs). Malheureusement c'est de plus en plus le cas. On dirait une garderie ou on parle d'un peu de tout. J'ai été un vrai p'tit con à l'école. Je me suis fait virer plusieurs fois, je suis parti en pension un an (de laquelle j'ai été viré). Toutes ces expériences et cette discipline ainsi que la "camaraderie" sont le meilleur souvenir que je garde de l'école, toutes ces obligations, le fait de faire partie d'une bande, d'un groupe, de grandir bien souvent avec les mêmes camarades c'est DE FAIT une part d'éducation, on se construit aussi comme ça. Pas besoin que les profs deviennent des nounous ou des éducs.

Il y a un autre truc aussi, on dit que l'école telle qu'elle est aujourd'hui est faite pour les bons élèves et laisse les autres derrière. Il faut arrêter, on remarque tous que le niveau baisse de plus en plus et que les connaissances et la rigueur sont revues à la baisse. Ce n'est pas une question d'intelligence ou de capacités, c'est plus en rapport avec ce que j'ai dit avant. Personnellement en tout cas, l'école d'un point de vue connaissances est très très vite devenue ennuyeuse et très très lente. AU CONTRAIRE parce que le niveau était globalisé, celui qui comprenait vite était obligé d'attendre que tout le monde ait compris (bien sûr il en reste toujours un ou deux qui ont d'énormes difficultés mais bon) et qu'est-ce qu'il fait pendant ce temps? C'est aussi très décourageant pour lui, bien souvent lui aussi va décrocher. Passer des mois et des mois sur les mêmes thèmes en étant obligé de rester là c'est très frustrant (et ce que je dis va du primaire aux premières années d'université). Bref, je ne dis pas que c'est mal, dans l'absolu le mieux serait évidemment de pouvoir s'occuper de tout le monde, mais en l'absence de cet idéal c'est normal de se concentrer sur la majorité, malheureusement certains décrocheront d'au "dessus" et d'autres d'au "dessous". Non, simplement qu'on arrête avec cet idée que des élèves sont laissés derrière et qu'on ne s'occupe que des meilleurs. Ceux qui réussissent le mieux sont les plus rigoureux (et je n'en fait pas partie) mais c'est un peu comme partout.

Il y aussi l'idée que tout le monde peut tout avoir. Tout le monde a le droit d'essayer, d'avoir sa chance de décrocher un diplome, de poursuivre ses études tant qu'il veut, tout le monde a le droit d'y prétendre. Mais il ne faut pas tomber dans cette démagogie de considérer que les diplomes universitaires (ou autres) sont dûs. Il faut donner à tous les meilleures armes pour y arriver et ensuite chacun doit donner le meilleur de lui-même plutôt que de trainer tout le monde vers un diplome (bac) qu'on leur donnera (je ne dis pas que c'est le cas, mais je crois qu'en tend vers ça).



Voilà. Tout ça + le fait qu'aujourd'hui on demande seulement d'avoir n'importe quel master pour prétendre être instit et être balancé comme ça au milieu des mômes. Adieu les expériences et les vocations.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"
Penmoch
Citation:
Tout ça + le fait qu'aujourd'hui on demande seulement d'avoir n'importe quel master pour prétendre être instit et être balancé comme ça au milieu des mômes. Adieu les expériences et les vocations.

Ah oui, ça c'est une des plus belles conneries qui aient été pondu ces dernières années.

A propos du rôle des parents, on est bien d'accord mais je me demande quand même si il n'y aurait pas moyen de donner (redonner ?) à l'école une certaine capacité à "lisser" les différences socio-culturelles, qu'un gamin pas favorisé puisse y réussir autant qu'un autre dès lors qu'il fait preuve de sérieux et d'application sur le temps de l'école.
Je ne sais pas comment il faudrait faire, mais ça me semble un bel objectif; c'est assez déprimant de voir en maternelle des gamins très vifs prendre au fil des années le chemin d'une certaine fermeture d'esprit et pauvreté culturelle faute de vivre dans un environnement familial où le savoir, la culture et la réflexion ne sont pas valorisés et il n'est pas question de riche/pauvre ici.
Enfin c'est sans doutes plus une question de choix de société que d'éducation au sens strict.
JHEX
  • Special Méga utilisateur
Je pense que l'école doit être considérée de cette manière. Ca tient plus effectivement d'un choix de société que d'un modèle d'école. C'est encore la différence entre éducation et instruction/enseignement (on peut ne pas être d'accord avec ça).
L'école est un moyen, pas une fin, c'est un outil. La connaissance aide à l'émancipation, est un ascenseur social. L'école est là pour la dispenser.
Elle se doit d'être laïque, égalitaire et sans orientation politique.
C'est à la société et aux parents d'inciter les enfants à penser que l'école est le moyen d'accès, l'arme qui les conduira à la liberté. C'est à eux d'utiliser l'école pour s'émanciper, pas à l'école de les libérer.
L'école n'est pas là pour faire que chacun en sache autant mais que chacun ait l'opportunité d'en savoir un maximum (si on était tous égaux, on en saurait tous autant). C'est pour ça qu'elle s'adresse et avance au rythme de la majorité (c'est toujours pareil, la majorité c'est le mieux qu'on puisse faire). S'il y a des aménagements pour que ceux qui vont trop vite ou pas assez ne décrochent pas c'est encore mieux mais je pense que le plus gros du travail pour ces jeunes se fait en dehors de l'école.

Exemple farfelu: on dit aux jeunes que lire c'est bien. On ne modifie pas les livres pour que chacun y trouve un intérêt. Au contraire on cherche à ce que chacun s'y intéresse. C'est donc une question de considération et d'éducation. A quand les livres d'histoire sur secret story écrits en langage sms? Au moins tout le monde en saurait autant. Ce genre de démarche s'appelle du clientèlisme.


D'autre part, il ne faut pas confondre égalité des droits, égalité des chances et égalité fondamentale. Les deux premières sont là pour pallier à la troisième mais ne peuvent pas totalement l'éffacer. Prenons l'exemple de la guitare (je sais qu'il y en a beaucoup qui aiment ici ): indubitablement, certains sont plus doués que d'autres (par rapport à la conception générale de la musique et de son apprentissage, chose importante qui peut être la définition du don ou du talent), apprennent plus vite et créent. Avec du travail beaucoup (mais déja pas tous) peuvent égaler leur niveau. Mais quelle institution peut dispenser le nombre d'heures suffisantes à chacun et selon le meilleur mode d'apprentissage de chacun pour qu'ils sortent tous au même niveau? Certes, avec plus de travail et des cours personnalisés beaucoup y arriveront. Mais tout ça reste dans le privé. L'école n'a pas pour vocation de faire des cours particuliers mais des cours pour la majorité.

Mais, il y a aussi la pédagogie (différence entre l'école et un simple livre) qui consiste donc à faire passer les connaissances au mieux et à interpeller, intéresser le maximum d'élèves (on en revient cependant toujours à l'idée de majorité). En ça, la formation et la vocation des jeunes enseignants sont primordiales.

Bref, il faut arreter la démagogie qui consiste à dire que l'école est la seule responsable des échecs scolaires (voire de tous les échecs de la jeunesse). Des aménagements techniques sur les méthodes d'enseignement d'accord mais ce n'est pas ça qui changera fondamentalement la donne (et comparer avec d'autres pays n'a aucun sens puisqu'on ne compare pas les différents sytèmes dans leur globalité, tout comme pour les retraites).


C'est ma conception de la chose et le ton affirmatif de ce message n'engage que moi. Le débat le débat!
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ZePot
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Tu parles beaucoup.

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