BiZ a écrit :
JHEX: j'ai été un peu provoc, désolé
Pas de soucis
.
Je suis plutôt d'accord avec vous.
Après sans rentrer dans le technique, il ne faut pas oublier le rôle des parents dans tout ça. Un gosse curieux qui a entendu parler d'un nouveau truc à l'école et qui ne peut pas en discuter chez lui ça ne l'encouragera pas (pas besoin d'être un puit de science pour essayer de parler avec ses enfants, par exemple quelques thèmes basiques d'histoire, des mots marrants en français quand il apprend à lire, des petits exemples de la vie de tous les jours où on a besoin des "maths", etc), bien plus utile selon moi que de faire faire sctrictement les devoirs aux enfants (ce qui est déja assez rare en plus). Même si on ne maitrise pas le sujet, lui vient d'apprendre une vérité absolue, il se sent plus fort, la moindre des choses est de l'écouter, ça l'encouragera à penser que la connaissance est une force. Si un gosse, une fois rentré de l'école n'a que le choix entre la console, la télé ou aller sur facebook ça ne le rendra pas plus patient en cours.
Pour moi l'école est là pour instruire et non pour éduquer (grave erreur que d'avoir appelé ça l'éducation nationale d'ailleurs). Malheureusement c'est de plus en plus le cas. On dirait une garderie ou on parle d'un peu de tout. J'ai été un vrai p'tit con à l'école. Je me suis fait virer plusieurs fois, je suis parti en pension un an (de laquelle j'ai été viré). Toutes ces expériences et cette discipline ainsi que la "camaraderie" sont le meilleur souvenir que je garde de l'école, toutes ces obligations, le fait de faire partie d'une bande, d'un groupe, de grandir bien souvent avec les mêmes camarades c'est DE FAIT une part d'éducation, on se construit aussi comme ça. Pas besoin que les profs deviennent des nounous ou des éducs.
Il y a un autre truc aussi, on dit que l'école telle qu'elle est aujourd'hui est faite pour les bons élèves et laisse les autres derrière. Il faut arrêter, on remarque tous que le niveau baisse de plus en plus et que les connaissances et la rigueur sont revues à la baisse. Ce n'est pas une question d'intelligence ou de capacités, c'est plus en rapport avec ce que j'ai dit avant. Personnellement en tout cas, l'école d'un point de vue connaissances est très très vite devenue ennuyeuse et très très lente. AU CONTRAIRE parce que le niveau était globalisé, celui qui comprenait vite était obligé d'attendre que tout le monde ait compris (bien sûr il en reste toujours un ou deux qui ont d'énormes difficultés mais bon) et qu'est-ce qu'il fait pendant ce temps? C'est aussi très décourageant pour lui, bien souvent lui aussi va décrocher. Passer des mois et des mois sur les mêmes thèmes en étant obligé de rester là c'est très frustrant (et ce que je dis va du primaire aux premières années d'université). Bref, je ne dis pas que c'est mal, dans l'absolu le mieux serait évidemment de pouvoir s'occuper de tout le monde, mais en l'absence de cet idéal c'est normal de se concentrer sur la majorité, malheureusement certains décrocheront d'au "dessus" et d'autres d'au "dessous". Non, simplement qu'on arrête avec cet idée que des élèves sont laissés derrière et qu'on ne s'occupe que des meilleurs. Ceux qui réussissent le mieux sont les plus rigoureux (et je n'en fait pas partie) mais c'est un peu comme partout.
Il y aussi l'idée que tout le monde peut tout avoir. Tout le monde a le droit d'essayer, d'avoir sa chance de décrocher un diplome, de poursuivre ses études tant qu'il veut, tout le monde a le droit d'y prétendre. Mais il ne faut pas tomber dans cette démagogie de considérer que les diplomes universitaires (ou autres) sont dûs. Il faut donner à tous les meilleures armes pour y arriver et ensuite chacun doit donner le meilleur de lui-même plutôt que de trainer tout le monde vers un diplome (bac) qu'on leur donnera (je ne dis pas que c'est le cas, mais je crois qu'en tend vers ça).
Voilà. Tout ça + le fait qu'aujourd'hui on demande seulement d'avoir n'importe quel master pour prétendre être instit et être balancé comme ça au milieu des mômes. Adieu les expériences et les vocations.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"