reeves a écrit :
lifsebcbien a écrit :
Schneidermann n'est parfois guère mieux. Pour ceux que le sujet intéressent,
lisez Bourdieu.
Certes, je m'en méfie de Schneidermann, mais il apporte bien souvent des éléments intéressants, argumentés et inédits. Quant à la querelle avec Bourdieu, c'est symptomatique de ce qui peut se passer dans les milieux universitaires français, où les conflits et règlements de compte sont courants dans la recherche.
http://www.amazon.fr/journalis(...)03987
bourdieu... le stalinien recuit sosie de pierre bachelet ? celui qui jouait au révolté depuis sa chaire au collège de france ?
bof, mieux vaut relire debord
quant à schneidermann, sa critique de la télévision se base sur une sorte de moralisme supérieur à la noix au nom duquel il y aurait de bonnes et de mauvaises images, une bonne et une mauvaise représentation, une vérité et des mensonges.
mais à l'heure du faux intégral, les vérités de schneidermann valent autant que les mensonges avoués du spectacle. la télévision ne craint guère ni les bourdieu ni les schneidermann, elle ne craint que la main qui, d'un geste tellement simple, pourrait débrancher définitivement ses antennes.
on peut aussi lire piergiorgio bellocchio qui dit ça des journalistes dans "nous sommes des zéros satisfaits":
« Finir dans le journal » représentait pour nos vieillards l’un des pires malheurs, une véritable honte. L’indétermination de l’expression n’était pas due au hasard ; elle en étendait la signification bien au-delà de l’évidente référence aux faits divers sanglants, pour en faire quelque chose d’absolu. Le même sentiment de répulsion, à peine nuancé, frappait le criminel et la victime, le protagoniste d’un scandale et le personnage à succès, et plus que tout autre celui qui mettait volontairement son nom dans le journal : le journaliste. Le mot fama conservait encore l’acception négative qu’il avait en latin. Selon l’opinion commune, on ne pouvait pas être en même temps « comme il faut » et célèbre (famoso).
Le métier de journaliste était considéré comme à peine moins infamant que la prostitution. La rudesse de nos vieillards était parfois dotée d’un flair infaillible.
(merci à jeroveh pour la citation)