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Rennes 2 vote contre le blocage mais le mouvement pourrait se poursuivre
Les étudiants de Rennes 2 se sont prononcés lundi lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage de leur faculté dans le cadre du mouvement anti-loi Pécresse, mais la confusion régnait quant à une éventuelle reprise des cours, selon l'Unef et la présidence de l'université.
Sur les quelque 18.000 étudiants de l'université de Rennes 2, bloquée depuis mardi, 3.290 ont participé à ce vote à bulletins secrets, dont le dépouillement s'est achevé peu avant 21H00. 61,82% des votants se sont prononcés contre la poursuite du blocage, 36,9% pour, selon l'Unef qui considère ce vote comme "légitime".
"On est dans l'optique que le blocage soit levé demain matin, mais il faut prendre en compte ce qui s'est dit durant l'AG tenue avant le vote. La situation est compliquée", a indiqué à l'AFP Aude Lemoussu, présidente de l'Unef-Rennes.
L'AG en question, à laquelle ont particité quelque 2.000 étudiants, a voté à la fois contre l'annulation du vote à bulletins secrets et pour le blocage de l'université les jours de mobilisation.
Pour le gréviste Hugo Melchior (Sud), le vote à bulletins secrets n'avait au contraire aucune légitimité, ayant été "organisé" selon lui par la présidence de l'université. "La seule légitimité, c'est le vote des AG", a-t-il indiqué à un correspondant de l'AFP à l'issue du dépouillement. Il s'est donc prononcé pour une poursuite du blocage.
"500 étudiants du comité de grève élargi sont réunis en ce moment-même dans un amphi de Rennes 2 pour continuer le blocage demain matin. Nous avons donc eu le résultat d'un vote, mais il ne sera sans doute pas respecté", a déploré le président de l'université Marc Gontard, interrogé par l'AFP. "C'est la preuve que ce mouvement est totalement antidémocratique", a-t-il poursuivi, estimant que le recours à une fermeture administrative était "une des hypothèses envisagées".