Faits d'actualité graves/choquants/...

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oliolo
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shadow_gallery a écrit :
le retirer du rectum
Et c'est toi qui souhaitait causer du fond du problème il y a quelques pages...
Je vois que l'actualité pakistanaise et le "mini-traité" t'importent moins que d'essayer de me vanner.
Chacun ses priorités.
Lao a écrit :
erick.b a écrit :
Disons au depart d'un point de vue economique, une entreprise c'est fait pour créer des richesses ou tout au moins un revenu, des dividendes à ses createurs et ce n'est pas de ce fait ,specialement conçu pour creer des emplois. Toutefois si l'entreprise crée des richesses , elles pourra eventuelment engendrer des emplois, mais pas le contraire.

Ca à l'air compliqué de comprendre , ça, pour beaucoup de gens, même les plus éduqués visiblement, et tout specialement les pilotes .

1400% d'augmentation. Ce n'est plus un "si".
- Les entreprises actuellement créent des richesses.
- Elles ne créent pas d'emploi.
d'autres constats
- Les salaires augmentent peu
- le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente

Cela a l'air compliqué à comprendre. dans le milieu des trucs et des machins et des bidules.

A mon avis, la pauvreté, le chomage et l'insécurité sociale sont de bonnes conditions pour les industriels/possédants car chacun sait que c'est la loi de l'offre et de la demande qui fait les prix. Donc, pauvreté + peu d'emploi => salaires bas => part du profit maximum pour les actionnaires.

Je n'attend qu'une chose. Promesse révolutionnaire d'un candidat à la présidence française : réhabilitation et revalorisation du travail (au sens strict des termes, pas à celui du MEDEF).

@ erick.b - Quant à parler des créateurs, on en est plus vraiment là au niveau du CAC40. Le terme juste serait actionnaires au sens de possédants des parts sociales de l'entreprise. Ce ne sont plus des entrepreneurs mais plutôt des financiers/spéculateurs.

@ Biz - Je sais bien, comme mes raisonnements doivent avoir un rapport avec les idées de Mai 68, je vais être bientôt atomisé........


J'aime bien te lire, ça me rassure... le bon sens est encore de mise. Les prévisions à venir: les bas salaires vont engendrer une baisse de la consommation, et donc moins de profit, et donc encore moins de travail... le serpent qui se mord la queue. Le libéralisme sauvage n'est qu'une vision à court terme je trouve. Et le plus triste, c'est que nous serons les premiers à pâtir des manques de ce système.
Pour le candidat révolutionnaire, on le cherche encore... résolution de la gauche pour 2008: exister?
"ce ne sont pas les mots d'amour qui détournent les tragédies
ce ne sont pas les mots qu'on dit qui changent la face des jours" Aragon
Lao
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    Lao
    le
Nausica a écrit :
J'aime bien te lire, ça me rassure... le bon sens est encore de mise. ...........
Merci, c'est trop d'honneur.
"The fate of all mankind I fear
Is in the hands of fools."
Epitpah - King Crimson -1969
666nightmare666
Joyeux Noël !

Citation:
Noël sur terre pour tous les opprimés…

En cette période de fêtes de fin d'année, alors que les luttes des mal-logés témoignent de l'explosion de la précarité, jamais il n'y a eu autant de millionnaires et de milliardaires, signe que les riches sont de plus en plus riches et l'affichent avec de plus en plus d'arrogance. Leur luxe tapageur, présenté comme le signe extérieur de la réussite sociale et auquel ils voudraient faire rêver les plus pauvres, n'est que le reflet de l'étroitesse des aspirations sociales de cette classe de parasites et de ses valeurs réactionnaires, mélange d'individualisme, d'esprit de concurrence et d'indifférence aux autres… Sarkozy s'en fait le champion.

Cet étalage de richesses n'est qu'indignité et cynisme alors que la réalité pour le plus grand nombre ce sont les difficultés quotidiennes devant la hausse des prix, des salaires insuffisants, la précarité et le chômage, les difficultés pour se loger et tout simplement pour finir le mois.

L'inflation officielle en France tourne autour de 2,4 à 2,6% pour l'année 2007, mais les chiffres de l'INSEE minimisent la situation. La presse a publié un listing retraçant l'évolution des prix de 250 produits parmi les plus vendus en grandes surfaces qui révèle une hausse moyenne sur trois ans de 11,5% en moyenne. La hausse du prix du pétrole et des matières premières alimentaires a entraîné une forte augmentation du prix des produits courants que les statistiques masquent de moins en moins derrière la baisse des prix de certains produits de haute technologie. Certains économistes parlent même d'un véritable " choc des tarifs alimentaires " qui ne fait que commencer et qui frappe l'ensemble des économies, pays industrialisés en tête. Ainsi la hausse des prix aux Etats-Unis atteint pour l'année 4,3%, et pour l'ensemble des pays européens, elle est de 3,1% sur les 12 derniers mois, ce qui était inégalé depuis 2001.

Sous le fouet de la concurrence et de la course au profit, l'économie mondiale est en surchauffe.

Pour accumuler toujours plus de profits, une poignée de groupes financiers spéculent sur les marchés boursiers internationaux sur des biens aussi vitaux que le pétrole ou les matières premières alimentaires, entraînant la valse des prix dont sont victimes les populations.

C'est cette même folie spéculative qui a conduit à la crise des crédits immobiliers à risques qui, partie des Etats-Unis, est en train de se généraliser en paralysant l'ensemble du système financier mondial. L'inflation, la crise financière remettent en cause toutes les prévisions de croissance des économistes et fait même naître la crainte d'une récession généralisée. Cette crainte deviendra à plus ou moins long terme une réalité car l'avidité des groupes financiers ne connaît aucun ralentissement, bien au contraire la crise ne fait qu'accentuer la concurrence acharnée à laquelle ils se livrent.

C'est la contradiction même du capitalisme qui s'exprime à l'échelle mondiale, produire comme si le marché était illimité alors que, dans le même temps, la pression sur les salaires, la hausse des prix diminuent la consommation et la demande solvable.

Les gouvernements gèrent cette contradiction. Ils ne jurent que par la croissance économique qui devrait permettre d'améliorer le pouvoir d'achat de la population. Mais en réalité toute leur politique sape la possibilité même d'une réelle croissance économique, car elle ne vise qu'à aider les plus riches en multipliant pour eux les cadeaux, tout en diminuant la part du monde du travail, ce qui ne fait qu'aggraver les inégalités sociales et ruiner le pouvoir d'achat du plus grand nombre. Leur politique ne fait que poursuivre l'offensive que mènent les classes dirigeantes depuis plusieurs décennies pour réduire la part des salaires dans la répartition de la richesse produite.

C'est une situation sans issue, conséquence des contradictions d'un système dont le but n'est pas d'atteindre un développement économique profitant à tous, mais seulement de créer les meilleures conditions possibles pour la réalisation du profit à travers toutes sortes de spéculations et quel qu'en soit le prix à payer par l'ensemble de la population.

C'est cette logique de classe que défendent gouvernements et patronat, c'est une logique qui au nom des intérêts d'une minorité de parasites, conduit toute la société à la catastrophe. Cette catastrophe est même annoncée par les économistes les plus lucides de la bourgeoisie qui sont bien conscients que le système est bien trop dominé par l'avidité et la concurrence des rentiers pour être capable de résoudre ses propres contradictions.

C'est dans cette logique que s'inscrit, derrière l'esbroufe et la démagogie de Sarkozy, la politique du gouvernement. Ce n'est qu'une fuite en avant devant les contradictions du système. Sarkozy qui s'est présenté comme le candidat du " pouvoir d'achat ", n'a d'autre politique que de poursuivre en les intensifiant les attaques contre le monde du travail menées par les gouvernements qui l'ont précédé. Au nom de la défense du pouvoir d'achat, il cherche à faire passer de bien réelles attaques sur les salaires, les retraites, les minima sociaux, contre le code du travail et toutes formes de protections sociales.

Après sa réforme sur les heures supplémentaires, le gouvernement prévoit maintenant d'ajouter la possibilité de négocier, entreprise par entreprise, la durée du travail, et la possibilité de " monétiser " les RTT. Autrement dit, il veut en finir avec la loi sur les 35 heures, avec l'idée même d'une réduction du temps de travail, sans pour autant augmenter les salaires.
Ces mesures, si elles s'appliquent, ne feront qu'aggraver la situation en accentuant encore d'avantage les inégalités sociales, et finalement en accumulant encore plus les éléments qui conduisent à la catastrophe.

La seule issue face au danger de la crise qui se prépare, ce sera d'imposer le respect des intérêts de l'ensemble de la société par la lutte collective.

C'est ce qu'à leur niveau ont commencé à faire les salariés entrés en lutte en cette période de fin d'années. Malgré la passivité des directions des confédérations syndicales, les grèves se sont multipliées ces dernières semaines pour réclamer des augmentations de salaire dans le privé comme dans le public. Il y a les salariés des grands magasins comme Carrefour, Géant Casino, Conforama, particulièrement sollicités en ces périodes de fêtes qui se mettent en grève magasins après magasins sur les salaires, contre le travail du dimanche et les heures sup imposés.

Il y eu la grève des médecins urgentistes, des personnels au sol d'Air France-Orly, comme celle des transports urbains à Bordeaux, et bien d'autres qui restent pour le moment encore isolées les unes des autres mais qui posent la question concrète d'une convergence privé-public notamment pour obtenir de réelles augmentations de salaires.

Alors, face à la folie égoïste d'une classe qui mène le monde à la catastrophe, l'avenir est du côté de tous ceux qui, salariés, mal logés, sans-papiers entrent en lutte collectivement pour exiger leur dû. A travers ces luttes qui se développent, s'expriment de toutes autres aspirations, une tout autre ambition que celle de cette accumulation de profit dans les mains d'une minorité de plus en plus ouvertement parasite. Les luttes de la classe des salariés sont porteuses d'une autre perspective, celle d'une société solidaire reposant sur la répartition des richesses produites pour satisfaire les besoins réels de la société. Au luxe tapageur, parasite, dispendieux de cette classe de riches et de rentiers, le monde du travail a un tout autre luxe à opposer, celui de la solidarité qui naît de la lutte collective pour la défense de ses droits, pour la transformation de la société par delà les frontières.

Ce n'est pas un conte de Noël pour faire rêver d'un monde illusoire de fraternité mais bien l'anticipation d'un monde nouveau, la fête sur cette terre de tous les opprimés…

Charles Meno
«L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre.» Walter Benjamin
Kunde
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Lao a écrit :
erick.b a écrit :
Disons au depart d'un point de vue economique, une entreprise c'est fait pour créer des richesses ou tout au moins un revenu, des dividendes à ses createurs et ce n'est pas de ce fait ,specialement conçu pour creer des emplois. Toutefois si l'entreprise crée des richesses , elles pourra eventuelment engendrer des emplois, mais pas le contraire.

Ca à l'air compliqué de comprendre , ça, pour beaucoup de gens, même les plus éduqués visiblement, et tout specialement les pilotes .

1400% d'augmentation. Ce n'est plus un "si".
- Les entreprises actuellement créent des richesses.
- Elles ne créent pas d'emploi.
d'autres constats
- Les salaires augmentent peu
- le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente

Cela a l'air compliqué à comprendre. dans le milieu des trucs et des machins et des bidules.

A mon avis, la pauvreté, le chomage et l'insécurité sociale sont de bonnes conditions pour les industriels/possédants car chacun sait que c'est la loi de l'offre et de la demande qui fait les prix. Donc, pauvreté + peu d'emploi => salaires bas => part du profit maximum pour les actionnaires.


Alors pour ton constat rien a dire.
Par contre pour le 2eme jsuis pas d'accord avec ses conceptions du marché tel que l'entendent les liberaux ( jsuis pas liberal jle jure ! Mais jsuis pas non plus opposé a ce concept ), en effet ce n'est pas une bonne chose que les prix soit bas quand la demande est basse, ca induit de facto une crise des debouchés, et ca c'est pas bons du tout, ca veut dire que c'est en train de ce cassé la gueule.
Bon sinon je dise rien sur les profits maximum, vue que c'est vrai aussi et que c'est un probleme, etant donné que la sphere financiere ne peut se suffire a elle meme, etant donne que cette sphere depend du marché des biens et des services, qui ne va pas bien comme on le sait.
Par contre le candidat a la candidature francaise, il aura beaucoup de mal a regle tout ces problemes tout seul, vue qu'ils sont mondiaux.
J'irai cracher sur vos tongs !
20th Century Boy
erick.b a écrit :
Toutefois si l'entreprise crée des richesses , elles pourra eventuelment engendrer des emplois, mais pas le contraire. .


eventuellement oui, mais ce n'est pas une obligation (humour jean-pierre gaillard) elle peut aussi tout se mettre dans les fouilles et faire comme si elle n'avair rien vu.
well I’m a mess / hell, I know that it’s a crappy excuse
20 century boy a écrit :
erick.b a écrit :
Toutefois si l'entreprise crée des richesses , elles pourra eventuelment engendrer des emplois, mais pas le contraire. .


eventuellement oui, mais ce n'est pas une obligation (humour jean-pierre gaillard) elle peut aussi tout se mettre dans les fouilles et faire comme si elle n'avair rien vu.



Exact

Cela dit, c'est vrai et je suis entierement d'accord avec pas mal d'entre vous, l'entreprise doit avoir aussi un role social à partir du moment ou elle crée suffisament de richesses pour satisfaire ses createurs et à partir du moment ou le retour sur investissement est largement rempli.

Par contre la question est : Comment l'y obliger, sachant que nous sommes et nous serons pour longtemps dans un marché ouvert et que de ce fait nous devons tenir compte de cela sous peine d'aggaver la situation dans notre petit pays.?
20th Century Boy
Je crois que l'augmentation des salaires en chine (18% cette année!!) et l'explosion du prix des carburants va redistribuer pas mal de cartes. La délocalisation, au minimum, ça ne va plus être aussi rentable que par le passé au maximum, ça ne va plus être rentable du tout.
well I’m a mess / hell, I know that it’s a crappy excuse
Kunde
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20 century boy a écrit :
Je crois que l'augmentation des salaires en chine (18% cette année!!) et l'explosion du prix des carburants va redistribuer pas mal de cartes. La délocalisation, au minimum, ça ne va plus être aussi rentable que par le passé au maximum, ça ne va plus être rentable du tout.


Bah moi j'y crois pas, parce que meme avec une augmentation de 18% des salaires et une augmentation des prix de l'energie, il reste encore bien en dessous des cout europeens, et ont marchés potentielle absolument gigantesque. Et de toute facon si c'est pas les chinois ca sera un autre pays.
J'irai cracher sur vos tongs !
La chine délocalise ses propres usines en afrique.
Greham
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On étudie un cas pratique en cours, sur l'entreprise hazan en chine qui délocalise car sa main d'oeuvre flambe.
Skelter
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Cool ça parle éco.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
Greham
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T'es fan?
Bacchus-spirit
Grehäm a écrit :
T'es fan?


pour une fois que ça part pas en couille et que l'on parle calmement, serainement, sans ad hominem à tout va, je comprend l'euphorie de Skelter
shadow_gallery
Bacchus-spirit a écrit :

pour une fois que ça part pas en couille et que l'on parle calmement, serainement, sans ad hominem à tout va


Oui c'est clairement plus ce que c'était ce topic

(soupir nostalgique)
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
Bonne année à tous les gauchos, les socialos, les fachos, les écolos, les communistes, les sarkorzystes , les bayrouistes , les alters, les trotskistes, et j'en oublie surement , bref bonne année a tous et à de futures engueulades

En ce moment sur backstage...