Faits d'actualité graves/choquants/...

Rappel du dernier message de la page précédente :
shadow_gallery
Skelter a écrit :
Là où l'€uro fait office de "bouclier" si l'on peut dire c'est dans son côté rassurant(monnaie forte, crédibilité respectée par la BCE). Ceci dit le PIB US représente 25% du PIB mondial donc si la croissance US dévisse c'est tout le monde qui dévisse surtout si le dollar doit chuter fortement.


il faut se préparer à l'idée que d'ici quelques années les USA ne seront plus le baromètre économique du monde. Le jour ou la Chine dépassera les USA, toutes les règles qu'on a connues seront à réécrire. Et nous sommes la génération qui verra la fin des US comme première puissance mondiale.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
clarissep
shadow_gallery a écrit :
Kûndêwîtch a écrit :
Jme pose une question shadow !
Est ce que l'euro agit comme un mini bouclier face a cette crise ?

Et si tu pouvais me developpe ce point la
shadow_gallery a écrit :
faiblesse structurelle de grosses institutions financières (regardez les pertes enregistrées par Citygroup au dernier trimestre, c'est proprement hallucinant), produits structurés au contenu opaque et finalement mal maîtrisés


Ca serait pas de refus ! Merci par avance pour les eclaircissements

Bon on va prendre les questions 1 par 1

1) Je suis pas Nostradamus, mais je pense que l'immobilier, qui connaît déjà un tassement certain, va continuer sa stagnation, voire décroître (pas plus de 2 à 3%) cette année en attendant un signe fort pour repartir à la hausse (baisse des taux d'intérêts, augmentation du pouvoir d'achat ou des salaires). La baisse qu'on serait en droit d'attendre du fait de la hausse des taux est tempérée par la valeur refuge que constitue la pierre pour les investisseurs. Ce que je dis n'est pas valable pour Paris (biens plus rares, investisseurs plus variés, benchmark des autres capitales européennes).

2) l'euro n'est pas un bouclier face à la crise des subprimes, le bouclier c'est la forte structure financière des banques européennes (UK exclu mais ils ne sont pas dans l'euro) en particulier françaises et allemandes, et la diversification des actifs (les banques européennes ces 10 dernières années ont investi massivement dans les pays de l'Est et en Asie, où les prix sont moins chers qu'aux US et les rentabilités sans commune mesure) qui ont fait rempart (ce qui n'empêche pas la crise de confiance dans les institutions financières, d'autant que les expositions aux subprimes et aux sous jacents immobiliers sont encore mal connus)

3) pour expliciter ce que je disais, les institutions financières anglo saxonnes et etatsuniennes en particulier ont toujours eu une aproche plus "audacieuse" que les banques du vieux continent en matière de risque de crédit. En clair ils acceptaient de prêter à des contreparties plus risquées en échange d'une meilleure rémunération (les assurances anglo saxonnes, Lloyd's en tête, fonctionnent aussi comme ça). De plus les banques anglo saxonnes ont une politique de fonds propres beaucoup plus légère que les vieilles européennes, du fait de la jeunesse de leur existence pour certaines et surtout de croissance mal maîtrisée (trop peu de capitalisation, trop de réinvestissement en croissance externe). Encore que ce fonctionnement commence à polluer les banques européennes (Natixis par exemple).
Enfin comme le disait Skelter, les dettes liées aux subprimes ont fait l'objet de titrisation (la titrisation c'est une vente sur le marché d'une créance que l'on possède), et vu les taux pratiqués, des fonds d'investissements, SICAV, FCP se sont vus constitués par une partie de ces dettes, dans une méconnaissance grossière de la manière dont ces crédits étaient constitués (risque de crédit mal maîtrisés, taux variables non couverts ou "capés", revenus modestes, hypothèques surévaluées). Certaines banques européennes avaient même investi sur leurs fonds propres dans ces titrisations. Et quand les taux ont monté, les mensualités sont devenus trop élevées pour les ménages qui avaient contracté les crédits, les créances se sont dépréciées, les biens hypothéqués saisis remis sur le marché se sont dépréciés aussi. Les banques se sont donc retrouvées avec des créances irrecouvrables, avec en garantie des biens de valeur inférieure au montant du capital restant dû du crédit.

Je viens de voir le pavé que j'ai écrit, ça fait peur...


ben disons que comme l'a bien dit skelter, ils n'ont pas preté en tenant compte de la valeur des biens mais sur ce que cela devrait valoir ...ils ont fait de la spéculation et ont oublié les règles élémentaires de garanties. Je pense qu'on a plus de mal à imaginer cela chez nous où on ne prête qu'en se blindant et en appliquant une proportion revenus/charge du crédit et encore même dans nos pays on voit à quel point cela peut vite mal tourner. Alors imaginez un peu ce que cela peut donner quand on prête plus que la valeur remise en garantie et en ne s'inquiétant pas trop des revenus des emprunteurs, cela parait fou et pourtant.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
Skelter
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shadow_gallery a écrit :


les créances des banques françaises sont très peu titrisées, et le risque de crédit est un des mieux géré au monde (la contrepartie de la frilosité de nos banques). En plus en dernier recours, l'Etat est garant suprême des institutions financières (voir l'affaire Crédit Lyonnais, c'était la contrepartie des privatisations des années 80).
quant au blé prêté aux banques américaines, l'impact sera négligeable et dillué sur l'ensemble des institutions financières (assurances comprises). Le vrai risque c'est l'explosion de l'économie américaine.


hum! je ne crois pas trop au nuage de tchernobyl version subprimes. Mais bon admettons que les banques françaises soient mieux protégées il n'empêche indépendamment de la croissance US il y a un problème de liquidités ne serait que par la crise de confiance.

En revanche la BCE risque de remonter ses taux en raison de la forte inflation ce qui va accuenter cette crise de liquidités et ralentir la croissance européenne.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
shadow_gallery
les anglo-saxons ont une vision du risque totalement différente de nous. Pour eux un risque plus élevé est acceptable s'il est mieux rémunéré.
Sur le vieux continent c'est l'aversion du risque qui prime. D'ailleurs chez nous quand un PDG à gros revenu ou un jeune actif contracte son emprunt immobilier, le taux n'est guère différent entre les 2.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
shadow_gallery
Skelter a écrit :
shadow_gallery a écrit :


les créances des banques françaises sont très peu titrisées, et le risque de crédit est un des mieux géré au monde (la contrepartie de la frilosité de nos banques). En plus en dernier recours, l'Etat est garant suprême des institutions financières (voir l'affaire Crédit Lyonnais, c'était la contrepartie des privatisations des années 80).
quant au blé prêté aux banques américaines, l'impact sera négligeable et dillué sur l'ensemble des institutions financières (assurances comprises). Le vrai risque c'est l'explosion de l'économie américaine.


hum! je ne crois pas trop au nuage de tchernobyl version subprimes. Mais bon admettons que les banques françaises soient mieux protégées il n'empêche indépendamment de la croissance US il y a un problème de liquidités ne serait que par la crise de confiance.

En revanche la BCE risque de remonter ses taux en raison de la forte inflation ce qui va accuenter cette crise de liquidités et ralentir la croissance européenne.


Raté le problèmes des liquidités est un faux problème puisqu'il y a des institutions ancestrales structurellement placeuses sur le marché européen, qui se sont tournées vers le marché Euro dès que les US ont commencé à dévisser. Le marché des liquidités européen est auto-suffisant, il ne se refinance à l'étranger que pour des questions de coût.
Et si ça suffisait pas, la BCE a injecté des fonds à 4,20% en tout début d'année pour dégonfler les tensions sur les taux Court Terme (l'Euribor 3 mois était à 4,96% à ce moment là).
Le risque d'exposition aux subprimes existe (investissements pour compte propre dans les titrisations des banques américaines), mais le risque interne de crédit est très bien maîtrisé.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
clarissep
shadow_gallery a écrit :
les anglo-saxons ont une vision du risque totalement différente de nous. Pour eux un risque plus élevé est acceptable s'il est mieux rémunéré.
Sur le vieux continent c'est l'aversion du risque qui prime. D'ailleurs chez nous quand un PDG à gros revenu ou un jeune actif contracte son emprunt immobilier, le taux n'est guère différent entre les 2.


La vision du risque en matière de prêt est effectivement chez nous très différente que le système américain mais nous nous sommes foutus dedans en rachetant ces fichus titres et le gros problèmes c'est que l'on est plutôt sur un terrain miné où ne sait pas trop où on est en train de mettre les pieds.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister s'il n'y avait pas eu cette parenthèse....
Skelter
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shadow_gallery a écrit :
les anglo-saxons ont une vision du risque totalement différente de nous. Pour eux un risque plus élevé est acceptable s'il est mieux rémunéré.
Sur le vieux continent c'est l'aversion du risque qui prime. D'ailleurs chez nous quand un PDG à gros revenu ou un jeune actif contracte son emprunt immobilier, le taux n'est guère différent entre les 2.


Oui.
En revanche personne ne pointe la responsabilité de la fed dans l'histoire.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Skelter a écrit :
shadow_gallery a écrit :
les anglo-saxons ont une vision du risque totalement différente de nous. Pour eux un risque plus élevé est acceptable s'il est mieux rémunéré.
Sur le vieux continent c'est l'aversion du risque qui prime. D'ailleurs chez nous quand un PDG à gros revenu ou un jeune actif contracte son emprunt immobilier, le taux n'est guère différent entre les 2.


Oui.
En revanche personne ne pointe la responsabilité de la fed dans l'histoire.


La Fed n'a pas la responsabilité de la Banque de France, la commission bancaire ou de la BCE. Elle n'est pas responsable de la bonne gestion des banques américaines, et n'a même aucun droit de regard.
Par contre je connais une paire de cabinets d'audit qui doivent faire dans leur culotte.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
shadow_gallery a écrit :

La Fed n'a pas la responsabilité de la Banque de France, la commission bancaire ou de la BCE. Elle n'est pas responsable de la bonne gestion des banques américaines, et n'a même aucun droit de regard.
Par contre je connais une paire de cabinets d'audit qui doivent faire dans leur culotte.


Certes mais c'est la hausse de ses taux qui a provoqué la crise. Ca n'excuse pas les Banques mais bon...
En revanche ta vision idyllique du système bancaire européen ne me paraît pas supporter l'épreuve des faits car la BCE a injecté massivement des liquidités via des prêts comme tu l'as rappelé, certaines banques ont gelé des fonds, d'autres ont provisionné ou encore dû reconnaître des pertes dans leur compte d'exploitation. Pas de faillite à la Northern ni de prise de refinancement via des prises de participation comme Meryll et CityGroup mais bon il y a quand même des faits.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Lao
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    Lao
    le
clarissep a écrit :
Skelter a écrit :
Kûndêwîtch a écrit :
Jme pose une question shadow !
Est ce que l'euro agit comme un mini bouclier face a cette crise ?


Bah non.

Euros ou pas les banques françaises ont titrisé et prété du blé à des banques US donc elles sont aussi menacé.


Oui c'est tout à fait ça....Eux ont prêté en surévaluant les biens et s'en trop s'occuper de la capacité des emprunteurs a remboursé et se sont fait des liquidités chez nous.
J'ai été récemment à un forum financier sur ce thème et ce qui est dingue c'est qu'on est tous concerné. On leur a prêté du blé en effet mais on ne sait pas tout à fait contre quoi. Disons que l'on a acheté des sortes de paquets surprises mais quoi ....qui sera concerné ?
Aucune banque ne le sait et donc se prépare au pire et encore notre conférencier semblait dire que le pire que l'on prévoit ne serait encore qu'une bonne nouvelle si ça se limite là...
A l'heure actuelle personne ne peut prédire ce qui va se passer....mais essaye tant bien que mal de se protéger ou disons de limiter les dégâts.

Je suis complètement éffondré en lisant ça.
Et après, certains financiers se présentent en experts. Mais ils sont encore moins fiables que les prévisions météorologiques. Ce sont en fait des nullards habillés en pingouins pour la prestance (j'aime bien cette expression pour l'uniforme de l'homme d'affaires).

Quand je lis ça, cela me conforte dans mon opinion qui est
1- de ne jamais faire confiance au monde financier
2- de penser que les vraies (fiables) ressources économiques sont générées par les secteurs industriels (production, transformations). Les secteurs d'activité de service réels (hopital, commerce, hotelerie, école, administration........) servent ensuite à répartir ces gains.
3- que les activités capitalistiques (assurance, banque.....) devrait être soit nationalisées, soit mutualisées (dans le sens 1er du terme).

Bref vous aurez compris que je suis un dangereux révolutionnaire avec un couteau sanguignolant entre les dents.....

A part ça, la situation est assez savoureuse quand on se place d'un autre point de vue.
"The fate of all mankind I fear
Is in the hands of fools."
Epitpah - King Crimson -1969
shadow_gallery
Skelter a écrit :
shadow_gallery a écrit :

La Fed n'a pas la responsabilité de la Banque de France, la commission bancaire ou de la BCE. Elle n'est pas responsable de la bonne gestion des banques américaines, et n'a même aucun droit de regard.
Par contre je connais une paire de cabinets d'audit qui doivent faire dans leur culotte.


Certes mais c'est la hausse de ses taux qui a provoqué la crise. Ca n'excuse pas les Banques mais bon...
En revanche ta vision idyllique du système bancaire européen ne me paraît pas supporter l'épreuve des faits car la BCE a injecté massivement des liquidités via des prêts comme tu l'as rappelé, certaines banques ont gelé des fonds, d'autres ont provisionné ou encore dû reconnaître des pertes dans leur compte d'exploitation. Pas de faillite à la Northern ni de prise de refinancement via des prises de participation comme Meryll et CityGroup mais bon il y a quand même des faits.


je n'ai pas une vision idyllique des banques européennes, mais quand on regarde les différences de gestion, de fonds propres, on peut se sentir plus en sécurité. Bien sûr il y a des participations (croisées la plupart du temps), une part de titrisations américaines dans les actifs des banques européennes mais:
- Depuis l'affaire du crédit Lyonnais jamais une banque française n'a enregistré de pertes
- la politique d'investissement veut que le risque soit dillué, donc l'exposition est limitée
- Seulement 3 fonds ont été gelés, par une seule banque française (BNPP) pendant 3 jours
- la correction sur les valeurs bancaires qu'on enregistre est à mon sens bénéfique et normale, et ramène les titres à une valeur plus proche de la valeur intrinsèque (valeur réelle plutôt que spéculative).
- malgré les provisions, les banques françaises sont toujours très rentables et sécurisées.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
shadow_gallery
Lao a écrit :

3- que les activités capitalistiques (assurance, banque.....) devrait être soit nationalisées, soit mutualisées (dans le sens 1er du terme).

Bref vous aurez compris que je suis un dangereux révolutionnaire avec un couteau sanguignolant entre les dents.....

A part ça, la situation est assez savoureuse quand on se place d'un autre point de vue.


Depuis que je m'intéresse à la finance et à l'économie, je suis aterré par l'immoralité des banques et tout ça me fait plaisir à un point que tu n'imagines pas.
Par contre les banques et les assurances mutualistes, ça existe, et crois-moi, c'est pire qu'une banque privatisée. Il vaut mieux un actionnaire qu'un porteur de part, c'est moins exigeant.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Toujours est-il que le taux d'endettement en France est de 80% contre 140 aux USA résultat la consommation et l'investissement, et donc in fine la croissance, patinent en France.
Perso j'ai toujours été atterré par le taux d'épargne en France, sans parler des bas de laine qui atteignent des sommes à se pendre.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Raphc
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Skelter a écrit :
Toujours est-il que le taux d'endettement en France est de 80% contre 140 aux USA résultat la consommation et l'investissement, et donc in fine la croissance, patinent en France.
Perso j'ai toujours été atterré par le taux d'épargne en France, sans parler des bas de laine qui atteignent des sommes à se pendre.


Moi par le million de dossiers de surendettement
Lao
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  • Publié par
    Lao
    le
shadow_gallery a écrit :
Par contre les banques et les assurances mutualistes, ça existe, et crois-moi, c'est pire qu'une banque privatisée. Il vaut mieux un actionnaire qu'un porteur de part, c'est moins exigeant.
Mais quel serait alors le meilleur moyen que l'argent ne devienne pas virtuel.
La banque en tant que dépôt, et l'assurance en tant que réserve de garantie ne sont au départ que des services mais ils sont dévoyés par l'utilisation qu'en font les dépositaires (trop attirante comme situation sans doute).
"The fate of all mankind I fear
Is in the hands of fools."
Epitpah - King Crimson -1969
shadow_gallery
Lao a écrit :
shadow_gallery a écrit :
Par contre les banques et les assurances mutualistes, ça existe, et crois-moi, c'est pire qu'une banque privatisée. Il vaut mieux un actionnaire qu'un porteur de part, c'est moins exigeant.
Mais quel serait alors le meilleur moyen que l'argent ne devienne pas virtuel.
La banque en tant que dépôt, et l'assurance en tant que réserve de garantie ne sont au départ que des services mais ils sont dévoyés par l'utilisation qu'en font les dépositaires (trop attirante comme situation sans doute).


http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin avec un taux de taxation dissuasif.

c'est une solution qui n'engage que moi, même si elle n'est pas de moi.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.

En ce moment sur backstage...