bann a écrit :
Je me demande si le lynchage médiatique de cet article n'est pas dû encore davantage à cet hommage envers Jésus qu'à sa critique de l'Islam.
Le paradoxal fond anti-chrétien d'une partie de la gauche, paradoxal puisqu'une partie de ses valeurs provient justement de cet héritage religieux, est une thématique constante depuis plus d'un siècle.
Mais le plus étonnant, c'est de retrouver au sein de cette haine de soi (faites le test et prononcez devant témoins les mots "tradition", "héritage", "racines", "nation"...) un héritage justement judéo-chrétien.
Le questionnement théologique sans fin des Juifs sur leur livre sacré et l'insistance chrétienne sur le péché originel et sur la notion de culpabilité ont façonné la structure de la pensée occidentale, en bien (à votre avis d'où vient en partie la mentalité scientifique sinon de ce constant doute sur soi?) comme en mal (le post-modernisme et le relativisme culturel par exemple).
sarssipius a écrit :
Sincèrement, et de toute part, la haine n'est jamais bien loin (et il faudrait être aveugle pour ne pas le voir) parfois étalée au nez de tous et parfois prenant des atours plus subtils...
J'ai du mal à saisir cet argument.
Au nom d'une lutte contre cette haine implicite (j'ai moi-même été accusé ici de racisme caché et autres déviances délirantes par des forumeurs en mal d'arguments) on devrait limiter la critique d'un texte dont la lettre même est un appel à la haine? Ce n'est pas sérieux.
On n'a pas le droit de sacrifier la défense de la vérité parce que des personnes peu fréquentables s'en servent pour distiller une idéologie raciste indéfendable.
Je rappelle le proçès du professeur d'histoire Louis Chagnon pour avoir évoqué des faits historiques sur un certain prophète...
sarssipius a écrit :
L'évolution de l'islam est (sera) par conséquent plus brutale et difficile... Si on prend en plus en compte le mythe chez les musulmans que le texte sacré est intouchable et immuable son evolution est donc rendue encore plus difficile... Mais pas impossible, j'en suis persuadé... Du moins je l'espère pour eux...
Ça c'est le problème des musulmans modérés, ce n'est plus le notre.
Mais honnêtement, si on enlève l'exemplarité sacrée du prophète (je suis gentil, je vous fais grâce des anecdotes horribles de sa biographie) et le caractère révélé du livre sacré, que reste-t-il de cette religion?