Woodie a écrit :
Fozzie a écrit :
Woodie a écrit :
BiZ a écrit :
On peut détenir une arme, tirer sur quelqu'un dans le but de lui faire peur,
Et ça ne te gène pas de dire des trucs pareils ?
Ok.
C'est pas ce que sont sensés faire les flics ? Tirer de façon dissuasive ?
Pourquoi ça dévie sur les flics ? On parlait bien de cas d'aggression non ?
Non, ce que tu as souligné, c'est la possession d'arme et le sens que ça prend pour celui qui en détient une.
Citation:
Et même, parce que les flics font certaines choses ça justifie que n'importe qui se balade avec une arme et tire quand bon lui chante sous prétexte d'un "j'voulais lui faire peur" ?
C'est extrémement désagréable, cette manie de lire des choses que l'interlocuteur n'a jamais écrites. Carrément gonflant, même. Je n'appelle pas ça débattre. A la rigueur, tenter de caricaturer mon propos pour tenter d'avoir raison quels que soient mes arguments...
Je reprends : celui qui a un flingue ne l'a pas forcément dans l'idée de tuer avec. Celui qui tire ne le fait pas nécessairement pour tuer. Je suis bien d'accord sur le fait que ces saloperies ne devraient jamais se retrouver entre les mains de PERSONNE, ceci dit. Mais pas plus du père de famille qui veut protéger sa téloche que du mec qui a décidé de la lui piquer.
Citation:
Ça s'appelle pas "tirer sur quelqu'un pour lui faire peur" à ce qu'il me semble.
Nan, ça s'appelle "dégainer pour faire peur". ou "pointer un flingue sur la tempe d'un môme pour lui faire peur". J'ai un copain qui a pris une balle dans la tète, menotté dans le dos dans un commissariat, à ce jeu là (début des années 90, dans le 18è à Paris, si vous avez suivi cette affaire).
Citation:
Qui parle de ça ?
Moi. J'ai le droit ? Pourquoi est ce que j'ai souvent l'impression (ici clairement en tout cas) que tu t'ériges en arbitre de la discussion. J'ai le droit d'aborder des sujets périphériques au débat sans te demander l'autorisation ? Ou vais je devoir subir une avalanche de questions à chaque fois ? (ce qui me suggère que j'ai à me justifier de mes opinions et arguments). C'est fatigant, Woodie...
Ce qui est terrible, dans cette conversation, c'est que, parce qu'on trouve qu'une requalification de meurtre en "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" peut se justifier (le mec prend 20 ans, quand même, c'est pas comme si on lui tirait l'oreille), on est immédiatement assimilés à des défenseurs du délinquant en question. Personne ici n'a pris son parti. On discute juste de l'intention qui était la sienne.
On est bien d'accord que c'est un salopard qui braque. On est bien d'accord que la mort lui est imputable et qu'il ne s'aguit pas d'un accident : il y a bien violence.
Ce qui nous irrite (pour quelques uns d'entre nous), c'est la réaction épidermique qui consisterait presque à réclamer la tète du type (je caricature un peu, mais je suis sûr que certains n'en sont pas si loin) alors qu'il ne souhaitait certainement pas la mort de la victime.
La violence n'est pas un accident, mais le décès, oui.