Kunde a écrit :
je pense qu'il n'y a pas a discuter de certain fait tel les blessures qu'a recu la victime, énoncé en page precedente par Vincentvince,
Vincentvince parle d'UNE blessure profonde au coeur. Et de ça on peut discuter.
Citation:
je ne vois pas comment de pareil blessure aurait pu etre infligé sans intention.
Un coup de couteau dans une rixe ?
En faisant un effort d'imagination, j'arrive pour ma part à le concevoir.
MAIS je suis sûr que le jury n'a pas eu besoin d'imagination, en ce qui le concerne. Je suis sûr qu'ils ont eu tous les éléments en main, et qu'ils ont jugé en leur âme et conscience. Et que s'ils ont décidé de mettre 20 ans au type, plutôt que perpet, c'est qu'ils avaient une intime conviction bien plus documentée que la notre.
Moi, ce qui m'épate, c'est qu'à chaque fait divers un peu sanglant, la décision de justice est discutée. Et bien souvent dans le sens où elle aurait été trop laxiste.
Il y a peu en France, on ne pouvait pas faire appel d'une décision de justice rendue aux Assises. Car la condamnation était prononcée par un jury populaire et l'on considérait le jugement du peuple comme souverain.
Depuis quelques années, il est possible de faire appel, même aux Assises. (je ne sais pas ce qu'il en est en Belgique, toutefois)
On peut pinailler autant qu'on veut sur des détails dont on ne sait rien, il faut quand même rappeler une évidence : les jurés ont eu l'affaire sous les yeux pendant deux semaines. L'avocat de la défense n'était pas seul en face d'eux, à tenter de les attendrir. Le procureur et l'avocat de la partie civile (si la Belgique nous ressemble sur ces points) ont eu l'occasion, eux aussi, de faire savoir leur point de vue.
Dès lors, on peut commencer à estimer que la décision a été rendue de façon plus éclairée que nos élucubrations forumiales sans fin...
Je le redis : si l'on s'attend à ce que la justice procède à une quelconque réparation du mal causé par le condamné, on n'a strictement rien compris à l'esprit de la justice.
D'ailleurs, les esprits qui s'enflamment sont souvent bien plus virulents que les victimes elles-mêmes. J'en ai entendu un certain nombre affirmer qu'à partir du moment où les faits étaient reconnus comme ayant existé, où leur statut de victime étant affirmé, elles se foutaient totalement de la condamnation de leur agresseur qui, quelle qu'elle soit, ne comblerait en rien leur douleur.