Kunde a écrit :
Et bien moi tu vois c'est de se revendiquer d'un courant politique que je trouve illusoire, donc la posture disant qu'on crée une 3eme voie en empruntant au 2 a ma preference.
C'est une position que je respecte totalement. Il se trouve que l'on est pas d'accord, mais ma conception de l'opposition gauche/droite repose plus sur un ensemble de convictions personnelles et un certain "empirisme historique" que sur un raisonnement basé sur des faits objectifs... (D'ailleurs l'histoire politique peut-elle seulement être objective? Quand on réfléchis sur des sujets politiques, il y a toujours un moment ou le raisonnement logique ne suffit plus, et ou on est obligé de se reposer sur ce qu’on appelle des « convictions » : je n’espère donc pas te convaincre que mon idée est la bonne, mais te faire comprendre pourquoi je l’ai eue… Bon. Je pense que ça va être tendu à expliquer donc accroche toi et prends un tube d’aspirine (moi j’en suis à ma 3e ) lol
D’abord je te rassure : je ne résume pas l’opposition «Gauche/Droite » à un « bête » rapport de force Riches/Pauvres, Révolutionnaires/Conservateurs, Peuple/Aristocrates, Smith/Marx
même si il est indéniable qu’elle s’est illustrée en ces termes à différents moments de l’Histoire… Il se trouve que si je pense qu’il n’y a "que" deux voies, c’est qu’historiquement la troisième, à laquelle tu t’identifie, n’a jamais réellement pu émerger sans éclater en centre gauche et centre droit… parce que
à mon sens le terreau idéologique sur lequel il repose n’est pas stable : il bascule inévitablement d’un coté ou de l’autre dés qu’on le perturbe. C’est probablement regrettable, mais c’est ainsi. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Bayrou depuis les présidentielles, où il à joué un coup magistral d’un strict point de vue électoral, mais je pense qu’il n’aurait jamais réussi à mener de politique réellement« volontariste », ni même à tenir un gouvernement –ce qui n’enlève rien aux qualités du personnage, que je crois sincère.
Cela dis tu as raison de souligner que la gauche à souvent mené, ou soutenu, des politiques « de droite » et inversement (ces deux termes sont d’ailleurs beaucoup trop connotés). De même, très difficile de classer « A gauche » ou « A droite » les Démocrates et les Républicains américains… Et pourtant on y arrive, en « trichant » un peu… J’utilise le terme « tricher » volontairement pour illustrer le fait que les termes « droite/gauche » sont plus des qualificatifs empiriques que des attributions de propriétés « positives » à l’une ou à l’autre… Elles n’en sont pas pas moins d’une certaine valeurs pour « comprendre » notre monde, je pense…
Citation:
Comme tu le dis si bien ces 2 voies relevent de l'utopies
Justement on touche là le point essentiel qui fait la différence entre nos deux visions : je pense que l’utopie est nécessaire, même si par définition elle est inaccessible. Elle doit représenter un idéal vers lequel on tend, et cela influence notre manière d’appréhender le monde présent .
Ta vision est, je pense, plus pragmatique (mais pas plus idiote que la mienne, je le répète) : tu est partisans de régler les problèmes tels qu’ils se présentent, et de « refaire le monde » après (à l’apéro lol). Moi je crois que la façon dont on « refait le monde » influe sur notre façon de régler problèmes concrets. Nos positions respectives pourraient se résumer ainsi: Tu es un réaliste, je suis un utopiste.
Citation:
et généralement celui qui ne se revendique ni de gauche ni de droite, ce rattache a un truc beaucoup plus federateur que beaucoup semble avoir oublié, que sont les lumieres qui a mon sens envoi un message politique beaucoup plus puissant, plus humains, et au final plus pragmatique que Smith ou Marx, et qui ont trop longtemps mise en retrait par le dialogue de sourd proposé par les 2 et ce depuis la fin du 19eme siecle ou on a convaincu l'humanité qu'il y avait que 2 voies, et on a vue comment ca c'est reglé on aurait presque dit une guerre de religion. Tout ca a crée ce mauvais reflexe de qualifier certaines decisions de "gauche" ou de "droite" (qui de plus ne veut pas dire grand chose comme je l'avais deja precisé dans un post du fait de la variété des courants de ces familles politique)
De plus dans la réalité désolé mais les regles de gestion etant ce qu'elles sont, le PS a dû privatiser, et les USA nationalise, meme sarkozy qui se revendique d'une droite decomplexé prend des mesures de gauches quand il vient en aide au pecheur, c'est bien beau les textes mais vient un momment ou les gouvernants se rappelle qu'ils ont une responsabilité politique allant au dela du cadre idéologique proposé par les
Pas la peine de revenir là dessus si tu as capté ce que j’ai dis plus haut
Citation:
La encore tu tapes a coté sinon tu saurais aussi que les banques sont aussi appellé le poumon de l'économie, et que leur impact sur l'économie est fondamental du fait que ce sont elles qui crée l'argent, si tu veux controller l'économie il faut avant tout controller les banques.
Justement ! elles ne jouent plus leur rôle de « poumon » car elles ne se font plus confiance entre elles et ne se prêtent plus d’argent… dés lors qu’elles n’ont plus de déposants et d’emprunteurs, ramenés vers une ou deux banques publiques, elles ne peuvent plus tenir les Etats en « otage » en menaçant les « petits » de faillite personnelle, et donc on n’a pas besoin de leur avancer l’équivalent de 5 ans de PIB pour les sauver, parce que précisément on aura sauvé ceux qu’on voulait sauver (les déposants) et par là même on les aura privé de leurs moyens de pression (et de survie, mais elles n'avaient qu'a pas jouer avec le feu)
Quant au rôle de poumon économique, ben qu’est ce qui empêcherait lesdites banques publiques de le jouer ? Elles en auraient d’autant plus la capacité que l’afflux des déposants des autres banques s’accompagnerait inévitablement d’un afflux de liquidités. Je reconnais que la solution est quelque peu extrémiste mais… quand je vois les comportements qui nous ont amené là je suis parfois partisan du nettoyage par le vide.
Citation:
Si tu laisses les banques ce crasher tu provoques en meme temps la destruction des structures économique du pays, donc de la misere en sommes toute
pas si elles sont vides
Citation:
Puis pour quelqu'un qui se revendique de "gauche" ta solution relative au banque est de "droite"
Pas forcément (et quand bien même…) : c’est vrai qu’elle peut se voir comme une application jusqu’auboutiste du libéralisme… Sauf que le libéralisme ne prévois aucune place à la nationalisation et à ce que j’appellerais de « l’anti dumping social positif » (le terme est de moi… lol) . Et puis elle à le mérite de "l’élégance" idéologique : on achève ceux qui nous ont mis dans la m**de avec leurs propres armes, avant de les jeter pour construire quelque chose de plus juste...
PS : je réagirais bien aux infos –terribles- de bann et Silk mais j’ai pas le courage, là
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