Toumové a écrit :
Pour en revenir aux banques, je me suis mal ou pas assez exprimé.
Là, je parle pour ce que moi je vis au quotidien. Le problème de l'économie française aujourd'hui, cad, les PME (l'éco française n'est pas le CAC40), c'est le maintient de leur trésorerie; Le nerf de la guerre est là.
D'accord là dessus... (soi dit en passant j'avais cru remarquer, moi aussi, que l'économie française comptait plus de 40 entreprises)
Citation:
C'est de là que venait mon expression "sans les banques on fait comment", car ce sont elles qui t'ouvrent ou pas des lignes de crédit. Donc, si l'état ne refinançait pas, elles te fermeraient tout bonnement les robinets (car plus de mouvements de liquidités, plus de confiance (enfin, encore moins qu'avant quoi)...), et sans trésorerie, c'est fini (en gros hein).
Je t'invite à relire mes posts, parce que je crois avoir précisé à plusieurs reprises que je ne parlais pas de me priver de toutes les banques, mais d'en nationaliser (et/ou de conserver sous le giron public) 1 ou 2 (ou 5 si ça peut te faire plaisir, mais je vois pas non plus l'interet d'en avoir 50).
Je conviens aussi qu'il faudrait y ajouter les assureurs-crédit (et les assureurs tout cours, d'ailleurs). L'idée est d'attirer les capitaux (y compris ces des PME et des déposants "ordinaires" et les actifs/passifs des
particulier (les économies des francais, en somme ) en finançant des conditions de dépot et de crédit avantageuses. Quant aux autres banques, une fois privées de leurs dépots et de leurs actifs, elles n'ont qu'a se débrouiller, ce n'est pas le rôle de l'Etat que de les aider->elles feront inévitablement faillite mais on s'en fout, puisque ce ne seraient virtuellement plus que des "coffres vides". Et ça ne serait que justice
Par ailleurs, L'Etat pourrait alors apporter sa garantie aux entreprises en manque de tréso leur permettre d'envisager des dépenses d'investissement... je vois pas pourquoi une banque publique serait moins à même de "faire tourner l'économie" qu'une banque privée (en tout cas on peut difficilement faire pire, à en juger par le résultat) ...
De plus, la puissance publique (c'est à dire NOUS, j'insiste sur ce point parce que beaucoup de monde semble oublier cette évidence, ces temps ci) disposerait ainsi d'outils trés efficace pour financer le fameux "plan de relance" (on rejoins le disocurs de Sarko à Douais mais c'est un autre débat) . au délàde la crise proprement dite, ces outils nous permettraient d'orienter la croissance à venir vers des projets considérés comme "propres" socialement, écologiquement et économiquement parlant (develloppement durable etc). Tu dois avoir compris que ce que je décris n'est autre que l'ébauche d'un modèle socialiste. Je l'assume parfaitement
Citation:
Il faut savoir que, suite à l'interventionnisme étatique, les banques ont pris plusieurs engagements, notamment celui de ne pas supprimer les lignes de crédit (attention, elles distinguent toutefois le conjoncturel du structurel). Par contre, c'est sur que aujourd'hui, avoir des lignes supplémentaires, c'est pas gagné. Mais bon, c'est au moins une petite garantie pour les entrepreneurs qui n'était pas là il y a un mois de cela.
Les banques c'est comme les assureurs: elles te pretent un parapluie quand il fait beau, mais elles veulent que tu lui rende dés qu'il se met à pleuvoir. Les banques ne tiendront JAMAIS leurs engagements, pas plus qu'elles ne s'aquitteront de leur fameuse dette à 6%.Elles ne l'ont jamais fait. Je suis pret à mettre mes mains à couper que dans 10 ou 15 ans un gouvernement -de droite ou de gauche- effacera l'ardoise au nom de la protection de l'économie
Citation:
C'est un peu HS dans le sauvetage de l'éco, mais je crois que c'est Shadow qui a relevé un autre problème plus haut et qui n'est pas assez connu, celui des assureurs crédits. Ceux-la font beaucoup plus mal aux PME que toutes les banques réunies (et ils ne sont pas nombreux). En effet, c'est un peu eux qui font la pluie et le beau temps sur les montants de garantie dans les échanges commerciaux, qui vont influer directement sur les trésorerie (affacturage, délai de paiement...). Tout cela se base sur des calculs forts savants
de notation des entreprises, ce qui est assez compliqué, mais souvent très énervant.
Pour les assurances crédit j'en ai parlé plus haut
Pour les agencs de notations, c'est vrai qu'il y a un énorme problème (justement parce que ce domaine est totalement ... "dérèglementé", comme les autres. Je ne dis pas qu'il n'y a aucun controle, mais le système est basé sur la confiance et tout le monde sait que personne ne se fait confiance en affaire mais comme tu l'as dit c'est un autre sujet)
Citation:
Bien sur, toutes mesures alourdira la dette de l'Etat, mais à situation exceptionnelle...
Justement, quitte à engager l'argent de l'Etat, autant s'assurer que ca se fera pour le peuple, et pas pour les banques... parce que la c'est bien gentil mais c'est comme si tu pretais 10000 € à ton fils de 15 ans en lui disant "tiens, promet-moi de me le rendre à 6% et ne fais pas n'importe quoi avec sinon... je serais pas content !", Il y a 9 chance sur 10 que ça finisse mal, l'affaire....
Citation:
PS quant à mes sources, Directeur Banque de France.
Bha moi je connais ni le directeur de la banque de France, ni le ministre des finances ni son directeur de cabinet et pourtant je le savais... donc c'est bien que ça à du transpirer un peu dans les médias -de toute façon c'est totalement public comme info et ça va bien apparaitre dans les comptes de l'Etat)
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