Enfin là dans le cas présent personne n'a jamais parlé de toucher à aucune option, que ça soit SES, latin ou grec...
Justement, ça laisse la possibilité d'essayer plus de choses, et moi vraiment ça m'aurait été utile en seconde de pouvoir choisir différents modules et pas me taper une "option obligatoire" que je ne trouvais ni utile ni intéressante (et qui au final ne m'a servi à rien).
Monsieur M a écrit :
C'est aussi simple que de rapprocher des lycéens qui forcent le trait pour faire émerger une tendance générale (qu'ils ne sont pas les seuls à pointer du doigt) avec un bourreau sanguinaire. Joli.
C'est une variante un peu plus exotique du point Godwin...
Par contre c'est un euphémisme de dire que les lycéens "forcent le trait" !
Je pense qu'il y a assez de raison de se battre en général sans qu'on ait besoin d'inventer des chimères. Là pour un certain nombre de revendications on est plus dans l'interprétation ou dans le forçage de trait, on est dans l'invention pure et simple. Il y a assez matière à se battre (et selon moi avec raison) sur des points qui ne sont pas imaginaires...
La dernière fois que j'ai fait une manif c'était contre la réforme Fillon, encore une fois y'avait beaucoup de choses dans le paquet, et il se trouve que moi personnellement j'étais pas contre l'idée qu'il y ait une part de contrôle continu dans le bac (jouer sa scolarité sur un coup de dé d'une semaine ça me faisait flipper). C'était un point que je trouvais intéressant dans tout un tas de propositions que je rejetais. Tout le monde était évidement contre, sans être capable d'expliquer pourquoi (très important, quand on est contre une réforme il faut être contre tous les points et ne pas s'abaisser à expliquer pourquoi, parce que ça doit être une évidence).
Pendant les semaines d'agitation qui ont suivi je n'ai JAMAIS eu l'occasion de débattre de ça avec qui que ce soit. Profs comme élèves d'ailleurs.
Entre temps y'a eu le CPE, là j'étais d'accord avec tout ce qui se disait mais j'aimais pas l'idée d'être d'accord avec des cons alors je suis pas allé manifester. Et l'état d'esprit d'une foule qui croit avec trouvé une cible m'effraie quelque peu...
L'an dernier la loi Pécresse, super, une bande de connards bloque la fac et ose nous faire croire que ça a été voté (j'étais là au milieu du dépouillement quand le comité de blocage a voté à l'unanimité que les voix de ceux qui ne sont pas venus compteraient POUR le blocage) et encore une fois, impossible de discuter. Pourtant là y'avait vraiment matière à débat sur l'avenir des universités, mais c'est trop facile d'hurler à la privatisation et de se persuader que les dirigeants veulent tout copier sur les États-Unis pour ruiner notre beau système... L'énergie qu'on met à gueuler n'importe comment on la mettait à réfléchir, ou simplement à gueuler intelligemment, il se passerait peut être des choses...