Monsieur M a écrit :
Oui on peut toujours parler de l'avenir de l'université. Disons que la loi Pécresse ne le peint pas en rose. Je trouve assez simpliste l'image que tu donnes de ce mouvement, notamment de l'interprétation de la loi Pécresse par une seule bande de connards hurleurs alors que nombre de professeurs s'étaient mobilisés, que des chercheurs du CNRS avaient publié des études critiques (et pas positives pour le coup).
Je parlais de la manière dont ça a été conduit, sur le terrain dans ma fac je n'ai rien vu d'autre, dans le cadre de la fac et des actions liées au blocage il n'y avait pas de temps de débat.
Après effectivement à grande échelle l'opposition n'était pas composée uniquement de "connards hurleurs" comme mon post aurait pu le faire penser. Sauf que dans la pratique j'ai vite abandonné l'idée d'exprimer MA critique et j'ai du choisir entre la diabolisation absolue de la réforme ou fermer ma gueule. Et j'ai choisi de pas participer...
On venait à des "tu te rends compte, maintenant y'a des masters qui destinent les étudiants au marché du travail, c'est un scandale !".
Et dans ce contexte d'agitation on ne te laisse pas dire :
"je suis contre la vision de l'université de Pécresse, mais en revanche je trouve plutôt bien que la fac propose AUSSI des formations destinées à apprendre à bosser en entreprise et pas seulement des doctorats pour l'élégance du savoir." J'envisage sérieusement de faire de la recherche, mais je pense que se soucier des débouchés des formations c'est important.
Bref, passer d'un extrême à l'autre et laisser les discussions de fond nous passer au dessus (intéressante image) pendant qu'on est trop occupé à afficher des banderoles et à ses trouver des raisons d'être en colère, c'est une activité dont je préfère me tenir éloigné.
Monsieur M a écrit :
Patchuko a écrit :
Le bon côté des choses : je pense qu'on a une des population les plus encline à faire grève, bloquer et faire chier le monde de toute la planète ! Le jour où y'aura vraiment besoin d'une mobilisation globale on sera prêts !
C'est ironique ? Le nombre de jours de grèves est en chute libre depuis plus de 20 ans il me semble. Puis présenter comme une espèce de pathologie le "travail du négatif" d'une population (que ce soit de la poudre aux yeux ou que cette contestation soit réellement importante), c'est discréditer par avance toute revendication n'allant pas dans le sens des décisions étatiques.
C'était ironique et maladroit, c'était pour signifier que les grèves rituelles ça me gonfle.