Perfect Tömmy a écrit :
Citation:
comme quoi les filles sur lequel on accroche le plus , c'est celle qui nous font le plus mal , en freudien , je dirais que l'on répète incessamment le désir refoulé pour notre mère ( je sais pas s'il a dit ça , mais en tout cas il faudrait y penser)
çad , que l'on répète l'échec de l'amour déchue avec notre mère
En terme girardien, c'est plus simple ! ^^
Le désir est mimétique. On désire toujours de que l'autre a ou ce que l'autre est. Bref, le désir fonctionne non pas avec deux instances (le sujet et son objet) mais avec trois :
- le sujet
- l'objet
- le médiateur.
Or, et c'est souvent le cas dans les situations de drague et de passion amoureuse, l'objet et le médiateur peuvent être une seule et même personne. Ce caractère double se remarque très bien dans les cas de cristallisation, où l'objet du désir devient en fait une version fantasmatique du médiateur, qui est lui la personne réelle.
Dans ce genre de cas, le médiateur devient un
obstacleà la satisfaction du désir, puisqu'il ne correspond pas à ce qu'on s'imagine de lui sous la forme de l'
objet du désir. D'où les incompréhensions, frustrations, etc.
Le fait que l'on identifie pas le caractère mimétique du désir explique souvent le fait que l'on ne comprenne pas pourquoi on reproduit sans cesse les mêmes schémas déceptifs : on ne repère pas QUI nous pousse à désirer. Cas classique du type qui tombe constamment amoureux de gonzesses déjà en couple (c'était moi...), et qui en souffre : s'il comprenait que le prix qu'il accorde à ces filles tient surtout au fait qu'elles ont un mec qui les désire et les possède (le médiateur), il ferait un bon nettoyage mental...
Désirer par mimétisme n'est pas mal en soi, vu que c'est ainsi que fonctionne le désir. Ca devient douloureux dans certains cas...
Demander à n'importe quel publicitaire ou agent d'influence : l'important pour vendre un produit est de faire croire à l'acheteur que cette acquisition le fera ressembler à quelqu'un d'enviable. CQFD
Nul besoin de faire usage des schémas incestueux freudiens qui sont d'authentiques mythes (la manière dont Freud les a élaborés
sans avoir jamais observé d'enfants est assez révélatrice du sérieux qu'on doit leur accorder, nonobstant le grand respect que l'on peut avoir pour un homme qui a [mal] tenté de construire une psychologie du désir)
En un mot, lisez René Girard !
Mon frère me faisait du Girard alors , si je comprends bien , en me disant que , ce qu'on aime avant tout chez l'autre , c'est l'image qu'il nous renvoie de nous même , en l'occurrence la ça prend la forme d'un modèle ( le médiateur ) , mais je ne saisis pas toute la complexité du raisonnement (les implications) qui me parait somme toute assez logique mais pas transcendant
ça serait un peu du Cohen "On aime être ce qu'on n'est pas." , mélangé avec du Lacan "Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé." alors ?