Je me vois un peu dans ce qu'à écrit GuitaristeX. Lorsque ma tendre m'a lâché, j'ai eu très mal.
Ma réaction l'a étonné (elle m'a trompé). Parce que je ne l'ai pas traitée de tous les noms, je n'en avais pas envie et je n'en voyais pas l'utilité (je persiste d'ailleurs dans ce sens). Parce que je ne l'avais menacée de quoi que ce soit. Parce que je me suis assis à côté d'elle et que je lui ai dit qu'elle était comme ça, que c'était humain, qu'elle n'y pouvait rien, qu'elle était faite ainsi, et que voilà, on s'arrête là. Elle a été plus que surprise que j'encaisse aussi bien la chose. Il faut dire que je l'avais senti tellement fort que j'avais été malade pendant trois jours (impossible de bouffer, du mal à dormir, les tripes en vrac...).
C'est en rentrant chez moi, quelques jours après la rupture. J'ai pleuré, parce que je ne voulais pas y croire. Parce que dans ces cas-là, tu veux jamais y croire. Tu te dis que c'est pas possible, que c'est une erreur, que tu t'es planté, que le calendrier a merdé, que c'était pas le bon jour, que tu te fais un film, etc etc... mais non. La réalité te pète à la gueule : terminé le grand amour avec celle que tu aimes tant. Fini. Alles. Forcément, ça te colle le scarabée, des idées noires, et le reste.
Je suis retourné garder le chat pour noël (en s'est séparés début décembre 2006). Je l'ai revue, on s'est pas tapés dessus, on est restés en bons termes. Je la vois plus passer sur MSN. J'ai eu du mal pendant un moment, je ne voulais plus reprendre contact avec elle, même si on avait dit "on reste copains". Et puis, il y a 2 mois environs, je l'ai chopée sur MSN et on a discuté un peu. Bah j'ai rien ressenti, juste de l'amitié pour une personne avec qui j'avais fait un bout de chemin (super agréable d'ailleurs).
Et vous voulez que je vous dise ? Je l'aime toujours. Pas de la même manière que lorsque j'étais avec elle, mais elle compte toujours beaucoup pour moi. Je lui souhaite plein de bonheur avec ses enfants, son nouveau mec, sa vie...
J'ai pas de rancune. Parce que ce que j'ai vécu avec elle était sublime. Je ne retiens rien de mauvais, même pas nos petites engueulades qui n'allaient pas bien loin.
Comme j'étais pas bien après la rupture (quand tu passes quasiment 2 ans avec une femme que tu adores...), j'en ai parlé à ma toubib qui m'a dirigé vers un centre psycho de jour. J'ai d'avord eu une écoute avec une infirmière psy, puis depuis avril-mai, je suis en suivi psy. Je peux dire, me concernant, que ça me fait du bien. J'ai également rencontré des gens, j'ai évolué (forcément, deux ans avec une personne, une vie de famille, tu évolues, puisque tu passes d'un stade de solitaire à celui de personne avec des responsabilités)...
Je ne regrette rien. Absolument rien. Si, une seule chose : ne pas avoir été là lorsqu'elle a eu les résultats de son examen pour entrer en école d'aide-soignante. Elle avait été refusée, j'ai été le premier qu'elle a appelé, elle était en pleurs, j'aurais donné ma vie à ce moment-là pour être à côté d'elle...
Je pense que les artistes que nous sommes (je revendique mon statut d'artiste (dégagé)), sommes plus sensibles que la moyenne. On ressent les choses plus profondément. C'est mon point de vue (et celui d'un pote qui est également artiste, mais qui ne veut plus aimer).
J'ai été un poil long. Oui, je sais. Et puis je n'ai fait que de parler que de mon expérience.
metalmonster : gars, tu sais, c'est pas simple, je compatis. Mais METAL NEVER DIES. C'est vrai que c'est une musique qui ne nous quitte pas...
Le mental, c'est quand ça vous arrange.
La conscience, c'est ce qu'il faut faire.