Citation:
Reas K., ressortissant camerounais habitant la capitale, était entré dans son magasin pour lui acheter du matériel d’entretien de jardin pour la coquette somme de 200 000 €.
À la demande de son interlocuteur, le commerçant naïf se rend le lendemain à l’Hôtel Président, où loge son nouvel ami. Il apprend que le paiement ne pourra se réaliser que s’il accepte de collaborer à une opération de « révélation des billets ».
Véritable tour de magie bien rôdé , ce type d’opération est une arnaque bien connue des services de police. Mais José n’y voit que du feu et assiste ébahi à la multiplication des billets de 50 € qu’il a apportés, à partir de morceaux de papiers blancs que son « ami » saupoudre d’un liquide miraculeux, et extrêmement coûteux évidemment… Si coûteux que José est prêt à y aller de sa poche pour l’acquérir. Il apporte 25 000 € et procède lui-même, chez lui, à l’opération de « révélation des billets » quelques jours plus tard, avec des résultats, on s’en serait douté, nettement moins convaincant que ceux obtenus par le David Copperfield camerounais. Il faut encore plus d’argent, et encore plus. On connaît la suite…