Les faits d'actualité.

Rappel du dernier message de la page précédente :
Biosmog
  • Biosmog
  • Vintage Méga utilisateur
Mr Park a écrit :
On en est à cas en Belgique et d'après les medias c'est déjà la fin du monde. Hier j'étais dans un magasin et pour rigoler j'ai toussé à la caisse. C'est fou les regards que j'ai pris


Ouais, enfin pour la caissière obligée de rester en première ligne toute la journée, ou la personne qui sait que son système immunitaire est déficient, ce genre de petit gag peut paraître très crétin.
Vous battez pas, je vous aime tous
fifdefif
c'est marrant ,je la trouve pas toujours inspirée Despentes surtout après Charlie dans les Inrocks (toujours aussi courageux ceux la aussi)

J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Leur façon de dire – vous ne voulez pas de moi, vous ne voulez pas me voir, vous pensez que je vais vivre ma vie accroupi dans un ghetto en supportant votre hostilité sans venir gêner votre semaine de shopping soldes ou votre partie de golf – je vais faire irruption dans vos putains de réalités que je hais parce que non seulement elles m’excluent mais en plus elles me mettent en taule et condamnent tous les miens au déshonneur d’une précarité de plomb », écrivait-elle alors.

Et d'ajouter : « Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le Prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Du mauvais film d’action, du mauvais gangsta-rap. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas. Il y a eu deux jours comme ça de choc tellement intense que j’ai plané dans un amour de tous – dans un rayon puissant.»
damonp
  • Special Méga utilisateur
le courage de gerber par le stylo sans rien proposer et d'adorer le terroriste
Saddakoh
J'ai eu l'occasion d'entendre une partie du point presse du ministère de la santé concernant le coronavirus, j'ai sincèrement du mal à comprendre la différence faite entre les courses annulées et les matchs de foot...

A la limite l'origine des intervenants, mais l'histoire de la proximité mise en avant, on sait tous en effet que dans un stade chaque personne est séparée de son voisin par 20 mètres minimum

Bon sinon j'ai un stock de masques FFP3 chez moi (ouais c'est mieux que 2!), je mets dans la rubrique vente?
fifdefif
Saddakoh a écrit :
J'ai eu l'occasion d'entendre une partie du point presse du ministère de la santé concernant le coronavirus, j'ai sincèrement du mal à comprendre la différence faite entre les courses annulées et les matchs de foot...

A la limite l'origine des intervenants, mais l'histoire de la proximité mise en avant, on sait tous en effet que dans un stade chaque personne est séparée de son voisin par 20 mètres minimum

Bon sinon j'ai un stock de masques FFP3 chez moi (ouais c'est mieux que 2!), je mets dans la rubrique vente?


Pour le foot ,on peut nuancer en fonction des affluences
Par exemple si tu viens voir un match du Tef à Toulouse ,tu risques même de n'avoir aucun voisins proches .
bjeje
  • Vintage Top utilisateur
Et à Monaco ils doivent être 15 supps à Louis II
De retour !
Redstein
fifdefif a écrit :
c'est marrant ,je la trouve pas toujours inspirée Despentes surtout après Charlie dans les Inrocks (toujours aussi courageux ceux la aussi)

J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Leur façon de dire – vous ne voulez pas de moi, vous ne voulez pas me voir, vous pensez que je vais vivre ma vie accroupi dans un ghetto en supportant votre hostilité sans venir gêner votre semaine de shopping soldes ou votre partie de golf – je vais faire irruption dans vos putains de réalités que je hais parce que non seulement elles m’excluent mais en plus elles me mettent en taule et condamnent tous les miens au déshonneur d’une précarité de plomb », écrivait-elle alors.

Et d'ajouter : « Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le Prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Du mauvais film d’action, du mauvais gangsta-rap. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas. Il y a eu deux jours comme ça de choc tellement intense que j’ai plané dans un amour de tous – dans un rayon puissant.»





Virginie Despentes, les César et le retour de bâton

Elisabeth Philippe a écrit :
C’est évidemment malhonnête et ne rien avoir compris à son texte post-attentats, dans lequel elle explique que pendant 48h, sous l’effet de sidération, elle a aimé tout le monde : les victimes, les dessinateurs de Charlie, « les crétins qui commençaient à radoter que les Arabes ceci ou cela », et les terroristes. Oui, c’est dérangeant, choquant. Encore une fois, Despentes n’écrit pas pour dorloter et lénifier. Ses mots sont comme les claques que l’on donne pour réveiller une personne inanimée.

Et surtout, son texte ne s’arrête pas là. Il n’est en rien une déclaration d’amour aux frères Kouachi. Il est, en revanche, une déclaration de guerre à la masculinité – eh oui, encore une fois – dans ce qu’elle a de plus toxique :
"« Parce que c’est ça, au final, ce que nous vivons depuis une semaine : les hommes nous rappellent qui commande, et comment. Avec la force, dans la terreur, et la souveraineté qui leur serait essentiellement conférée. Puisqu’ils n’enfantent pas, ils tuent. »"

On ne pourra pas reprocher à Despentes de manquer de suite dans les idées. En revanche, ses détracteurs, trop heureux de ressortir un vieux dossier qui n’en est pas un, n’hésitent pas à l’assimiler à aux terroristes.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
MIA WALLACE
ou comment tout accepter par idéologie
Salut G.COM, ça roule ?

SUPERBUS , STRAY CATS , BRMC

"regarde-le moi ce communiste, je t'enverrais tout ça à Moscou"
Redstein
Tout accepter ?

Développe ta pensée, STP


PP a écrit :
« Puisqu’ils n’enfantent pas, ils tuent. »
Ah, c’est pour ça...


C'est une interprétation vieille comme le monde. Qu'elle soit juste ou non, on s'en fiche : le fait est que les zhoms ( ) tuent.

Ou dit autrement : tuer, c'est le propre de l'homme
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
fifdefif
Redstein a écrit :
fifdefif a écrit :
c'est marrant ,je la trouve pas toujours inspirée Despentes surtout après Charlie dans les Inrocks (toujours aussi courageux ceux la aussi)

J’ai été aussi les gars qui entrent avec leurs armes. Ceux qui venaient de s’acheter une kalachnikov au marché noir et avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux. J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. J’ai aimé aussi leur désespoir. Leur façon de dire – vous ne voulez pas de moi, vous ne voulez pas me voir, vous pensez que je vais vivre ma vie accroupi dans un ghetto en supportant votre hostilité sans venir gêner votre semaine de shopping soldes ou votre partie de golf – je vais faire irruption dans vos putains de réalités que je hais parce que non seulement elles m’excluent mais en plus elles me mettent en taule et condamnent tous les miens au déshonneur d’une précarité de plomb », écrivait-elle alors.

Et d'ajouter : « Je les ai aimés dans leur maladresse – quand je les ai vus armes à la main semer la terreur en hurlant “on a vengé le Prophète” et ne pas trouver le ton juste pour le dire. Du mauvais film d’action, du mauvais gangsta-rap. Jusque dans leur acte héroïque, quelque chose qui ne réussissait pas. Il y a eu deux jours comme ça de choc tellement intense que j’ai plané dans un amour de tous – dans un rayon puissant.»





Virginie Despentes, les César et le retour de bâton

Elisabeth Philippe a écrit :
C’est évidemment malhonnête et ne rien avoir compris à son texte post-attentats, dans lequel elle explique que pendant 48h, sous l’effet de sidération, elle a aimé tout le monde : les victimes, les dessinateurs de Charlie, « les crétins qui commençaient à radoter que les Arabes ceci ou cela », et les terroristes. Oui, c’est dérangeant, choquant. Encore une fois, Despentes n’écrit pas pour dorloter et lénifier. Ses mots sont comme les claques que l’on donne pour réveiller une personne inanimée.

Et surtout, son texte ne s’arrête pas là. Il n’est en rien une déclaration d’amour aux frères Kouachi. Il est, en revanche, une déclaration de guerre à la masculinité – eh oui, encore une fois – dans ce qu’elle a de plus toxique :
"« Parce que c’est ça, au final, ce que nous vivons depuis une semaine : les hommes nous rappellent qui commande, et comment. Avec la force, dans la terreur, et la souveraineté qui leur serait essentiellement conférée. Puisqu’ils n’enfantent pas, ils tuent. »"

On ne pourra pas reprocher à Despentes de manquer de suite dans les idées. En revanche, ses détracteurs, trop heureux de ressortir un vieux dossier qui n’en est pas un, n’hésitent pas à l’assimiler à aux terroristes.


Je n'assimile pas Descentes à une terroriste ,bien entendu Red .Je connais son oeuvre ,je l'ai déjà écouté plusieurs fois à la Radio .C'est quelqu'un que j'aime bien mais le soit disant effet de sidération a toujours bon dos .Énormément de gens ont été sidérés et ne sont pas senti obligé d’écrire ce genre texte . Je ne parle même pas de l'excuse à deux balles sur la masculinité pour sauver Despentes de son moment d'egarement !!
Redstein
Pas un hasard que le texte soit soigneusement tronqué par les Nulleau et autres... Ou alors ils ne sont pas abonnés aux Inrocks ? (Un bon point pour eux.)

Citation:
Et surtout, son texte ne s’arrête pas là. Il n’est en rien une déclaration d’amour aux frères Kouachi. Il est, en revanche, une déclaration de guerre à la masculinité – eh oui, encore une fois – dans ce qu’elle a de plus toxique :
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


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- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
fifdefif
Redstein a écrit :
Tout accepter ?

Développe ta pensée, STP


PP a écrit :
« Puisqu’ils n’enfantent pas, ils tuent. »
Ah, c’est pour ça...


C'est une interprétation vieille comme le monde. Qu'elle soit juste ou non, on s'en fiche : le fait est que les zhoms ( ) tuent.

Ou dit autrement : tuer, c'est le propre de l'homme


Tu sais le :'Ouais on est tous des salauds ,tout ça c'est de notre faute ,flagellez nous etc etc ..." ça va pas marcher longtemps .
J'entends qu'il y'a un lourd grief qui se doit d’être expurgé et que ça nous arrive dans la gueule comme ça vient sans filtre .Mais à un moment donné ,il va falloir passer à la bienveillance et à l'apaisement parce que tout peut s'inverser rapidement !!!
son texte a demi halluciné ,elle tente de le justifier à la fin avec a masculinité et patati et patata mais il n’empêche qu'il est malvenu pour pas dire plus
Redstein
On est bien d'accord, l'autoflagellation, ça ne sert à rien.

Ce qui est fait est fait, et les anciennes générations sont le produit du monde dégueulasse que l'on sait... Perso je mets beaucoup d'espoir dans les nouvelles (sur lesquelles les anciennes prennent soin de dégueuler copieusement, bien sûr).

Concernant le texte que Despentes a sorti après les attentats, oui, il était dérangeant, oui, il a fait grincer des dents (y compris les miennes), mais c'était le but. C'était le cri de rage d'une femme qui a vu au plus près de sa chair cette masculinité toxique qui venait de s'exprimer de si belle manière dix jours auparavant, mais qui en vérité s'exprime en permanence, partout dans le monde, à des degrés de violence divers mais réels.

Elle ne tente pas de « justifier » quoi que ce soit à la fin du texte : tout dans ce texte est tendu vers cette imprécation que le réel justifie jour après jour.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


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- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)

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