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jules_albert
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Répétition du dernier message de la page précédente :
Miguel Amoros : La pensée molle, qui englobe le poststructuralisme, le déconstructivisme, la French theory, surgit en réaction contre Mai 68. L'objectif était de dynamiter la pensée révolutionnaire en la présentant comme porteuse de totalitarisme. La génération technophile des Indignés s'est nourrie des postulats de cette pensée molle, de ses idées reçues, de son pseudo-radicalisme. Ce n'est pas une génération qui souhaite démanteler l'Etat, qui dresse des barricades et qui déserte les institutions, bien au contraire. C'est une génération de vieux prématurés.

Ruta 66 : Tu es très sévère envers Podemos. Tu considères que ces nouveaux politiciens ne font que renforcer le système en renouvelant la caste partitocratique et en confortant sa légitimité.

M.A.. : Les communistes ont toujours été à l'avant-garde de la contre-révolution. Il y a quarante ans, alors que le mouvement ouvrier en Espagne était encore fort, l'avant-garde récupératrice prenait la forme d'un parti ouvriériste. Aujourd'hui qu'il n'y a pas de perspectives révolutionnaires, cette avant-garde prend la forme d'une social-démocratie renouvelée. La vieille ambition de la prise du pouvoir ne s'appuie plus sur la canalisation de la violence qui émane de la lutte des classes, elle s'appuie sur la frustration des classes moyennes embourgeoisées que Podemos appelle les "citoyens". Ce que ce parti appelle "l'assaut aux institutions" n'est rien d'autre que l'exploitation électorale du désenchantement "citoyen". Il suffit d'observer un peu la conduite institutionnelle de Podemos et consorts pour se rendre compte qu'ils ne sont pas venus pour régénérer quoi que ce soit, mais pour renforcer le système existant.

https://libcom.org/library/interview-ruta-66-miguel-amorós

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À la mémoire de Francis Pagnon (En évoquant Wagner) : http://www.lesamisdenemesis.com/?p=1311

Masses, partitocratie et fascisme : http://parolesdesjours.free.fr/amorospartitocratie.pdf
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jules_albert
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voici le chapitre du livre de tadié sur les oklahoma outlaws (livre estimable malgré quelques tics de langage propres à l'exercice universitaire) :



















































benoît tadié - front criminel


Citation:
Deux forces expliquent le polar américain : d’un côté, une poussée littéraire populaire et démocratique, qui s’affirme dans les magazines pulp et les paperbacks du XXe siècle ; de l’autre, une réaction hostile qui entrave la démocratie et criminalise la revendication émancipatrice. Si le polar incarne la démocratisation de et par la culture, l’accès des masses à l’expression, l’élargissement de leur représentation littéraire et l’affirmation de leur parole égalitaire, il raconte en même temps la résistance sociale à ce mouvement, dans un monde où les hommes ne se révèlent pas les uns aux autres comme frères mais comme ennemis – où, comme l’écrit David Goodis, « il n’y a que deux sortes de gens : ceux qui prennent des coups et ceux qui donnent les coups ». De là, la vigueur paradoxale d’un genre qui a su, mieux qu’aucun autre, capter et exprimer les énergies contradictoires du monde contemporain.Telle est l’idée directrice de cet ouvrage qui retrace l’histoire du polar américain non seulement comme une succession de textes et d’auteurs, mais surtout comme une aventure culturelle et politique aux prises avec le monde réel.

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Lao
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Inscrit le: 07 Mar 05
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Un record !

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"Je trouve que les gens ont une capacité dingue à s'occuper de ce qui ne les regarde pas." Alexandre Astier.
"L'homme est un éternel enfant qui, pendant la partie médiane de sa vie, a la puérilité de jouer à l'adulte." Tristan Bernard
"Ne suis pas aveuglément les us et coutumes du monde." David Kirk - L'honneur du samouraï.
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jules_albert
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Inscrit le: 16 Jan 10
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je crois que mon record c'est le livre complet sur l'histoire sociale du rock de miguel amorós ("rock pour débutants"), une soixantaine de pages en un seul post. là, avec tadié, il n'y a que vingt pages.


une nouveauté lumineuse d'annie le brun :



ce qui n'a pas de prix. beauté, laideur et politique

C’est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s’intensifie depuis qu’elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d’extraire de la valeur. S’ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d’éblouissement et qui, pas plus que l’éclair, ne se laisse assujettir.

Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d’un certain art contemporain, à l’origine d’une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d’un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.

Jusqu’à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l’argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l’essentiel, la quête éperdue de ce qui n’a pas de prix ?

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Blow Up
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Inscrit le: 13 Dec 04
Localisation: Montreuil

Tu devrais envoyer directement des liens PDF ou Epub

Le bouquin d'Annie Le Brun fait du bien dans le cynisme mortifère actuel du mercantilisme omniprésent, et dans l'entre-soi fric/pouvoir sans précédant qui est aussi partout et qui nous même à la catastrophe.
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shaolintao
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Inscrit le: 14 Apr 09
Localisation: Bugey libre

jules_albert a écrit :
voici le chapitre du livre de tadié sur les oklahoma outlaws (livre estimable malgré quelques tics de langage propres à l'exercice universitaire) :



















































benoît tadié - front criminel


Citation:
Deux forces expliquent le polar américain : d’un côté, une poussée littéraire populaire et démocratique, qui s’affirme dans les magazines pulp et les paperbacks du XXe siècle ; de l’autre, une réaction hostile qui entrave la démocratie et criminalise la revendication émancipatrice. Si le polar incarne la démocratisation de et par la culture, l’accès des masses à l’expression, l’élargissement de leur représentation littéraire et l’affirmation de leur parole égalitaire, il raconte en même temps la résistance sociale à ce mouvement, dans un monde où les hommes ne se révèlent pas les uns aux autres comme frères mais comme ennemis – où, comme l’écrit David Goodis, « il n’y a que deux sortes de gens : ceux qui prennent des coups et ceux qui donnent les coups ». De là, la vigueur paradoxale d’un genre qui a su, mieux qu’aucun autre, capter et exprimer les énergies contradictoires du monde contemporain.Telle est l’idée directrice de cet ouvrage qui retrace l’histoire du polar américain non seulement comme une succession de textes et d’auteurs, mais surtout comme une aventure culturelle et politique aux prises avec le monde réel.



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"Luke, quand je ne serai plus, le dernier des jedi tu seras."
"If it’s too loud, you’re too old !"Bill bokey

Fabrication de mon 4x12 marshall 1982B :
https://www.guitariste.com/forums/amplification,fabrication-4x12-marsh[...]html
Fabrication de mon JMP2204 :
https://www.guitariste.com/forums/amplification,marshall-jmp-2204-diy,[...]html
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Ben.oît
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Localisation: Toulouse

Daniel Kahneman : Système 1 / système 2, ou comment fonctionne notre cerveau avec une sorte de mémoire visuelle qui nous pousse à agir par réflexe plutôt qu’à travers le système 2, plus lent mais plus sûr pour éviter les divers biais cognitifs auxquels nous succombons trop facilement

https://www.ombres-blanches.fr/boutique/index.php/checkout/cart/


Édit : et merde mon lien direct vers le bouquin ne fonctionne pas. Je vous soumets le résumé


Résumé

Comment pensons-nous ? Qu'est-ce qui guide nos préférences, nos jugements, nos décisions ? Quand faut-il ou non faire confiance à notre intuition ? Pourquoi agissons-nous souvent contre notre intérêt ? Telles sont quelques-unes des questions qui servent de fil rouge à cet ouvrage, dans lequel Daniel Kahneman nous emmène à la rencontre des deux « personnages » qui se partagent notre esprit.
Le « Système 1 » est rapide, intuitif et émotionnel ; le « Système 2 » est plus lent, plus réfléchi, plus contrôlé et plus logique. Via de multiples expériences auxquelles le lecteur est invité à s'essayer lui-même, sont exposés les facultés extraordinaires de la pensée rapide, le rôle de l'émotion dans nos choix et nos jugements, mais aussi les ravages des partis pris et autres biais cognitifs dont nous sommes les jouets : illusion de familiarité, effet de halo, biais optimiste, illusion de causalité, effet d'ancrage, illusion rétrospective... ? autant d'exemples de notre tendance à interpréter les événements en fonction de ce que nous connaissons déjà, du sens que nous souhaitons qu'ils aient, et de notre incapacité, inversement, à raisonner statistiquement, en acceptant l'idée de hasard.
Fruit de toute une vie de recherche aux confins de la psychologie et de l'économie, Système 1 / Système 2 dessine une théorie brillante, qui offre des prolongements pratiques immédiats dans la vie quotidienne et professionnelle.

Création Studio Flammarion
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Kandide
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Prenez soin des autres comme de vous-même.
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Faites l'Amour le plus souvent possible, (pas la guerre) ! Sponsorisé par le lobby du préservatif...
(je touche ainsi 1 centime par préservatif vendu)

Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance. (Karl Popper)

L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est. (Albert Camus)

Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait.
(Marcel Pagnol inspiré par Mark Twain....)
Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait.
(Mark Twain)

"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.
Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça"
(Michel Collucci, alias Coluche)

"skynet": Bon, t'es un gentil: je t'efface pas!

Citoyen d'honneur de la Savoie Libre décerné par SharkFood himself !

Jules_albert: je ne sais pas sur quelle planète tu vis, kandide, mais sur la terre...
bjeje: Tu vis dans un monde parallèle Kandide, non ?
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manulonch
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shaolintao a écrit :
jules_albert a écrit :
voici le chapitre du livre de tadié sur les oklahoma outlaws (livre estimable malgré quelques tics de langage propres à l'exercice universitaire) :





















































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Deux forces expliquent le polar américain : d’un côté, une poussée littéraire populaire et démocratique, qui s’affirme dans les magazines pulp et les paperbacks du XXe siècle ; de l’autre, une réaction hostile qui entrave la démocratie et criminalise la revendication émancipatrice. Si le polar incarne la démocratisation de et par la culture, l’accès des masses à l’expression, l’élargissement de leur représentation littéraire et l’affirmation de leur parole égalitaire, il raconte en même temps la résistance sociale à ce mouvement, dans un monde où les hommes ne se révèlent pas les uns aux autres comme frères mais comme ennemis – où, comme l’écrit David Goodis, « il n’y a que deux sortes de gens : ceux qui prennent des coups et ceux qui donnent les coups ». De là, la vigueur paradoxale d’un genre qui a su, mieux qu’aucun autre, capter et exprimer les énergies contradictoires du monde contemporain.Telle est l’idée directrice de cet ouvrage qui retrace l’histoire du polar américain non seulement comme une succession de textes et d’auteurs, mais surtout comme une aventure culturelle et politique aux prises avec le monde réel.





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Photos de filles aux très gros attributs mammaires (sans moustaches comme Noël)

Hahahahaha putain...

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"Viande, ça veut dire vitalité. Et quand quelqu'un est dans le coma, on dit que c'est un légume." CQFD !
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jules_albert
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michel ragon, "histoire de la littérature prolétarienne de langue française"


extrait de l'introduction :

Bon, eh bien, nous allons écrire une Histoire de la littérature de Seconde Zone. Pourquoi pas ? Ne nous vexons pas. Nous n'avons jamais prétendu être de Première Zone. La Première Zone depuis toujours est reservée à la classe dominante. Certains s'étonneront peut-être de remarquer que les réfutateurs de la littérature prolétarienne que nous venons de citer sont tous (à part Benda) des écrivains dits "de gauche". Mais nous verrons dans la suite de cet ouvrage que la gauche n'a, pas plus que la droite, jamais bien digéré la littérature prolétarienne. Pour la gauche aussi, la littérature prolétarienne a toujours été une incongruité.

Il faut bien dire que, telle que se présente la littérature française, l'apparition du prolétariat dans ce cénacle ne peut être qu'une inconvenance. Lorsque la voix du peuple passe par le tamis de ceux qui disent "représenter" le peuple, tout va bien. Mais si la voix du peuple apparaît, authentique, nue, elle scandalise. Il suffit de se souvenir du sort que les Encyclopédistes firent à Jean-Jacques Rousseau, que l'Université fit à Péguy, que les intellectuels du Front populaire firent à Poulaille. Et encore, dans ces trois cas, s'agissait-il d'intellectuels d'origine populaire, et non d'écrivains ouvriers demeurés prolétaires.

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jules_albert
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jules_albert a écrit :

michel ragon, "histoire de la littérature prolétarienne de langue française"


extrait de l'introduction :

Bon, eh bien, nous allons écrire une Histoire de la littérature de Seconde Zone. Pourquoi pas ? Ne nous vexons pas. Nous n'avons jamais prétendu être de Première Zone. La Première Zone depuis toujours est reservée à la classe dominante. Certains s'étonneront peut-être de remarquer que les réfutateurs de la littérature prolétarienne que nous venons de citer sont tous (à part Benda) des écrivains dits "de gauche". Mais nous verrons dans la suite de cet ouvrage que la gauche n'a, pas plus que la droite, jamais bien digéré la littérature prolétarienne. Pour la gauche aussi, la littérature prolétarienne a toujours été une incongruité.

Il faut bien dire que, telle que se présente la littérature française, l'apparition du prolétariat dans ce cénacle ne peut être qu'une inconvenance. Lorsque la voix du peuple passe par le tamis de ceux qui disent "représenter" le peuple, tout va bien. Mais si la voix du peuple apparaît, authentique, nue, elle scandalise. Il suffit de se souvenir du sort que les Encyclopédistes firent à Jean-Jacques Rousseau, que l'Université fit à Péguy, que les intellectuels du Front populaire firent à Poulaille. Et encore, dans ces trois cas, s'agissait-il d'intellectuels d'origine populaire, et non d'écrivains ouvriers demeurés prolétaires.



voici la table des matières :





quelques pages sont consacrées à gaston couté (p. 141-145) :



j'en profite pour mentionner ces deux livres publiés par l'échappée :



"C’est dans cette pratique et cet ailleurs que les surréalistes reconnurent en Rimbaud l’un des leurs. Il les accompagna, éclaira les enjeux poétiques et servit de catalyseur à la découverte de Marx. Et à son détournement. Au cœur du surréalisme se nouent le « transformer le monde » de Marx et le « changer la vie » de Rimbaud, le désenchantement de la magie bourgeoise et le désensorcellement de la modernité, le projet de « romantiser la révolution » et celui de disputer à la religion et à la fantasmagorie du Capital le pouvoir de leur enchantement."

https://www.lechappee.org/index.php/collections/hors-collection/rimbau[...]tion





"De ce véritable ethnocide, qui a empêché l’alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n’avons pas fini, tous, de payer le prix."

https://www.lechappee.org/index.php/collections/pour-en-finir-avec/le-[...]sans

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