Doc Loco a écrit :
JDSH a écrit :
Mais le film n’aborde à priori pas plus que ça cet aspect de l’histoire de Brian Jones mais plutôt le portrait de cet illuminé génial et de ce qu’il a initié, les Rolling Stones !
"Illuminé génial" certes, musicien curieux, éclectique et touche-à-tout de toute évidence mais aussi sale con narcissique et type pour le moins problématique dans sa relation au sexe opposé (4 ou 5 nanas mises enceintes et illico abandonnées avant ses 17 ans, violent ... ). Parfois j'en ai un peu marre de l'idéalisation de cette gueule d'ange qui était certes un musicien attachant, mais un être humain pas terrible du tout.
Oui il a fondé les Stones et a joué un rôle prépondérant dans les tous débuts mais si ça n'avait tenu qu'à lui, ce groupe serait mort après trois-quatre ans. Heureusement qu'il y'avait dans le groupe deux musiciens peut-être moins doués au départ (et encore, ça reste à prouver) mais capable de composer eux, et de conduire le groupe dans la junge du business.
Bref, d'accord pour qu'on lui rend hommage, mais j'espère qu'on aura pas droit à un panégyrique esquivant les très larges parts d'ombre du bonhomme.
Alors je ne suis pas psy (j'ai juste une licence de psycho) mais je subodore que Brian Jones devait être bipolaire (psychose maniaco-depressive comme on disait avant).
Il y a beaucoup de témoignages (dans ce documentaire notamment) qui montrent qu'il pouvait être autant charmant qu'odieux, bosseur ou glandeur, mais toujours dans l'excès.
Une supposition est pour moi qu'il avait une prédisposition a cette maladie mentale qui s'est catalysée avec la célébrité et la drogue, comme pour Syd Barrett et la schizophrénie, qui aurait pu se révéler avec le rock circus et les drogues a outrances.
Certains arrivent avec ça, d'autres non, certains se suicident ou meurent de manière tragique et d'autres non, mais si on a une fragilité a la base, ça peut expliquer le club des 27, dont Brian fait partie.
Voilà, c'est mon point de vue...
Sans certitudes, mais c'est pour ne pas occulter ses parts d'ombres...
Ce qui me paraît indéniable c'est que bizarrement, sa créativité n'a jamais trop souffert, a l'inverse de son comportement ou même de son aspect physique.
C'est lui qui a trouvé la slide guitare sur No Expectations, l'un des derniers morceaux sur lequel il a joué... touchant...
Être plutôt que paraître, brouter plutôt que paître...