Trois excellentes fuzz testées et comparées en même temps:
Walrus Audio Jupiter Fuzz
Pédale intéressante qui joue la carte de la précision en se situant avec un grain à mi-chemin entre distortion et Fuzz.
Le switch trois positions fonctionne quasi exactement comme celui de la Pharaoh Fuzz. Cependant, l'EQ ne fait pas penser à une Big Muff. Il y a plus de clarté au niveau des aigus/mids ce qui doit probablement mieux la faire sortir du mix dans un groupe avec deux gratteux.
Très bon matos et franchement, il y a vingt ans en arrière, j'aurai craqué direct. En plus le look est très sympa!
KMA Minos
D'après le fabricant, il s'agit d'une fuzz inspirée par la Tone Bender et la SuperFuzz. Curieusement, j'ai eu la sensation de jouer sur une Fuzz Face avec d'excellents mods. En effet, c'est tout au volume qu'elle se contrôle et on passe d'une Fuzz bien jouissive à une sorte d'overdrive très chaleureuse. On peut vraiment descendre jusqu'à un presque clean sans perdre en dynamique.
Les réglages sont très bien pensés et on trouve deux ou trois "sweet spots" en un rien de temps.
J'ai failli repartir avec car c'est probablement une des meilleures Fuzz testées à ce jour, mais.... mais il y a un mais que voici:
Warm Audio Warm Bender
Et là vous allez me dire "ben c'est encore une Tone Bender parmi tant d'autres". Et oui, mais j'ai eu un coup de cœur absolu de part les variations possibles tout en gardant le caractère propre à la Tone Bender (admirez comme je viens d'esquiver ce gros mot vulgaire qu'est "polyvalence").
Il y a trois modes et un switch deux positions pour simuler une batterie en fin de vie, ce qui nous fais 6 variantes au total.
Un petit retour après plusieurs jours de jeu, question de laisser passer la lune de miel et essayer d'être un peu objectif:
- Niveau construction, c’est du tout bon. Le boîtier est solide et, niveau dimensions, il est plus compact que les originales mais plus volumineux que, par exemple, des pédales Boss.
Les potentiomètres tournent « gras», c’est à dire avec ce qu’il faut de résistance.
- Niveau son, de manière générale, c’est une Fuzz qui délivre son potentiel sur un crunch léger ou stackée avec une overdrive. Je suis nettement moins convaincu sur du clean.
- Mode NOS76 : Si c’est pour sonner total vintage, vous êtres au bon endroit. Relativement peu de gain (donc on met le potard à fond) et excellente réactivité au volume sur la guitare. On peut passer d’un drive crasseux «garage» soutenu à un presque clean.
Avec le SAG enclenché, il y a un peu moins de basses et un je ne sais quoi qui change au niveau du grain. Couplée avec une reverbe à ressort (Surfybear dans mon cas) c’est la fête du slip pour tout ce qui est Surf et Western Al Dente. Rien besoin d’autre. On y est complètement.
- Mode NOS75 : De la Tone Bender on ne peut plus classique. On baisse un poil le volume sur la gratte pour enlever le surplus de graves et c’est tout. Le SAG ne varie que légèrement le résultat global. A relever également qu’elle est plutôt pataude avec le micro manche. A mon goût c’est la version la moins intéressante sur cette pédale.
- Mode Silicon : ...qui est une version de la Tone bender propre au constructeur. Ce mode efface tout ce que j’ai moins aimé sur le canal précédent. Le grain est plus riche, la réactivité au volume de la guitare est intéressant (facile trois «sweet spots» tous bien jouissifs) et elle passe parfaitement sur toutes les positions micros et dans le mix. J’adore.
Avec le SAG, la réactivité est totalement différente. On est sur un mode «Game Boy à l’agonie». C’est plutôt marrant à jouer. Reste à trouver avec quoi c’est exploitable.
Bref, pour revenir au mode normal, j’ai eu instantanément l’envie de jouer par dessus ce morceau :