Dommage qu'il ait attendu la percée de JLM pour l'ouvrir sur le sujet, mais c'est l'évidence même...
Macron, c'est du « neuf » avec du vieux, et ça passe uniquement grâce à l'effet jeune premier : aux retraités le bandit Fillon, et aux ménagères de moins de 50 la baudruche gattopardesque Macron :
fab38 a écrit :
David Watts a écrit :
Plus sérieusement, ce dont j'ai peur, c'est qu'on ne puisse changer le système sans passer par le sang et les larmes.
Je suis exactement du même avis que toi, Mr Ricky (et oui, toujours trouver ce qui nous rapproche plutôt que ce qui nous divise
).
Mais je vois les choses différemment : je ne pense pas que Mélenchon change profondément le système, plutôt qu'il mette une impulsion pour l'infléchir un peu, pour créer une réflexion nouvelle, pour le tordre légèrement. Il ne faut pas se leurrer, même si (dans le cas très improbable quand même, hein) il était élu, il devrait composer avec la grande complexité du monde actuel, et avec des forces de résistance assez importantes. Mais je pense justement qu'il a l'intelligence de le savoir, et qu'il n'imagine pas une seule seconde aller au front la fleur au fusil dézinguer tout ce que le monde occidental compte d'économistes libéraux. Juste secouer un peu le bordel et infléchir la politique intérieure française sur des sujets jouables. Je le pense vraiment, ce n'est pas un va-t-en-guerre sans cervelle.
Je ne fais pas de prosélytisme, hein, je donne juste ma vision des choses.
Donc justement, j'ai la même peur que toi, mais c'est justement ça qui me fait pencher vers Mélenchon : je choisis (a priori) de voter pour quelqu'un qui propose un programme que j'estime travaillé et étayé, même si, je l'air toujours dit, il ne pourra certainement pas en appliquer les points les plus extrêmes du fait de la nature même de l'exercice du pouvoir dans un monde complexe dominé par une idéologie économique qui ne va pas nécessairement dans son sens sur tous les points.
Je préfère ça plutôt que me dire que je laisse la situation actuelle perdurer avec quelqu'un de "tiède" qui continue à creuser le même sillon que ce qui est fait depuis des décennies. Avec le vrai danger qu'à un moment une partie du peuple ait envie de changer le système par le sang et les larmes, mais sans aucun accompagnement. Le vrai, celui créé par ceux qui ont faim, pas par ceux qui ont peur de voir partir leurs capitaux à l'étranger.
C'est, en quelque sorte, un pari sur l'avenir, dans lequel je ne vois aucun danger.
L'hystérie collective autant que soudaine des médias de droite est quand même assez parlante : aucune caricature n'est trop extravagante pour attiser la peur de l'inconnu chez ces