20th Century Boy a écrit :
kennydelarocha a écrit :
ils doivent être respectés
Je crois que tu confonds "tolérés" et "respectés". c'est vrai que la notion de respect est devenue de plus en plus floue. Le respect implique une notion de considération et d'estime. Il y a une légitimation dans le respect. Pour ma pars je n'ai aucune estime pour des tas de gens à qui je reconnais le droit à l'expression. En fait je considère que toutes les opinions peuvent s'exprimer, ça ne veut pas dire que je les respecte toutes.
Oui, c'est vrai que c'est un peu flou. Disons que je respecte le fait que les gens puissent avoir leurs opinions même s'ils ne sont que tolérables
Fozzie a écrit :
kennydelarocha a écrit :
Je pensais en effet à ce genre d'opinion borderline.
C'est vrai que la limite pensée/parole est délicate aussi.
Pour moi respectable est un terme fort et quelquechose qui n'est pas respectable devrait être interdit.
Par exemple, admettons que je pense que les opinions du FN sont radicaux, dangereux, racistes mais que néanmoins ils doivent être respectés en tant que liberté politique (c'est vrai que là c'est de la liberté d'expression), et que quoiqu'on en pense, ils représentent les idées d'une frange de la population.
C'est un sujet complexe et on peut se réjouir qu'il soit, jusqu'ici, abordé de façon sereine.
Je pense qu'on doit commencer par s'interroger sur ce qu'on entend par "respecter", ici.
Admettre qu'ils existent ? C'est fait d'office.
Les laisser s'exprimer sans contrainte ? C'est parfois difficile.
Ne pas les contredire ? Hors de question.
Admettre qu'ils sont justes parce 10, 25, 50 ou 75% de la population y adhère ? Aucune raison de le faire.
Je ne dis pas que si nos convictions sont opposées, on ne doit pas les contredire.
Admettre que c'est "juste", cela relève limite de Dieu
Je suis simplement attaché à la diversité politique de notre pays, et même s'ils n'auront jamais ma voix, j'aime savoir que même les parties extrémistes (des deux côtés) ont le droit de se présenter. Evidemment tant qu'ils ne parlent pas d'exécution en place public.
"J'ai dépensé tout mon argent en bière et en femmes. Le reste, je l'ai dilapidé" Georges, philosophe en Alaska