Azazello a écrit :
Redstein a écrit :
Eh oui... Ratage initial, emplâtre sur jambe de bois ensuite...
Parlons brutalement pour changer, comment l'État aurait-il pu plus aider ces populations?
A partir du moment où l'on a décidé de les garder alors que l'on n'avait plus de travail à leur proposer (MO non qualifié), disons début 70's, on a donné le droit à leur familles de les rejoindre, ils ont eu accès au mirifique système social français (éducation ,santé, allocations familiales etc...), ils ont eu droit à des logements neufs (à l'époque, et multi-ethnique à l'époque aussi) à loyer modéré, leur enfants ont eu droit à la nationalité française etc etc...
Qu'aurait-il fallu faire de plus, j'aimerais le savoir.
C'est simple je pense qu'aucune génération d'immigrés n'a reçu autant d'aide de l'État, in fine c'est peut-être bien ça le problème d'ailleurs.
On aurait pu les faire venir sous contrat à durée déterminée - ça aurait pu marcher... à condition de les payer correctement, de les traiter avec égards - et de n'avoir pas commencé par saboter le développement normal de leurs pays d'origine.
À partir du moment où ils passaient le plus clair de leur temps en France, la moindre des choses était de les naturaliser eux-mêmes - et de leur permettre de retrouver leur famille. Quant à leurs enfants - rien de plus français que le droit du sol !
À partir du moment où ils étaient Français, fallait bien les traiter comme tels... Ou bien fallait-il les dénaturaliser pour plus de commodité, comme se le proposent actuellement les
hommes d'honneur qui nous gouvernent ?
Bref, précisons quand même d'abord que « le problème » n'est pas celui des immigrés maghrébins dans leur ensemble : il y en a beaucoup qui se sont intégrés/assimilés, et c'est aussi dû au « mirifique système social français ».
Ceux qui retombent dans l'Islam sont les plus défavorisés, et on a vu que l'obscurantisme propre au ghetto ne gagne pas seulement les beurs...
...parce que le problème dans son ensemble, il est bien là, et nous rejoignons la question des GDV/Roms : le seul mode de vie accepté chez nous est celui de la majorité, soit riche privilégié ou wage slave/télézombie. Les autres modes de vie (nomadisme ou chômage, même combat) sont suspects, les populations concernées par conséquent acculées à la marginalité - et bien sûr, en période pré-électorale, le bouc émissaire rêvé.
En d'autres termes, « la lie de la société » va par définition être la plus mal en point des catégories de population - mais elle n'est pas un facteur exogène dont on peut se débarrasser indépendamment de toute autre considération : comme les autres catégories, elle est le produit inévitable du mécanisme global, qui assure une grande liberté à une minorité au prix du maintien de la majorité dans une médiocrité de plus en plus crasse.
Red, idéaliste à ses heures