Merci «Xavier Vallat», ce fut très drôle. (je parie pour Débalmond).
Raphc a écrit :
Et cependant qu'on encule les mouches, on peut aussi preciser qu'islamophobe ca passe pas trop non plus sensus stricto, il a pas peur de l'Islam, il deteste ca, c'est pas pareil. Il y a la peur, dictee par l'ignorance, et la haine, dictee par le fait d'etre un gros con.
La peur n'est pas l'apanage de l'ignorance, elle peut être raisonnée.
La haine non plus.
Prenons un exemple simple :
Toi.
Que penses tu du racisme?
Je veux dire, du racisme dépassionné, théorie qui définit une hiérarchisation des races (ou plus simplement leur existence).
Le connais-tu?
Je pense que oui.
En as tu peur?
Je pense qu'il n'est pas déraisonnable d'en avoir peur.
Hais tu cette théorie?
C'est tout à fait concevable et peut-être même recommandé.
Cependant, ça ne fait de toi ni un ignorant, ni un gros con.
J'aurais pu prendre l'exemple d'une bombe atomique, ou de la pollution, ou de n'importe quoi.
J'aurais pu prendre aussi des idéologies qui se sont basées, entre autres choses, sur le racisme, mais à ce qu'on dit, ce n'est pas très fair-play.
A partir de là, on peut aisément concevoir que l'on puisse avoir une peur ou une haine raisonnée d'une idéologie ou d'une religion.
Rideau.
Ghilou a écrit :
J'ai tendance a être d'accord celà dit, je n'aime pas l'utilisation du mot 'raciste' indifféremment à la place de xenophobe, islamophobe et tuti quanti... Mais en l'occurrence c'est un raccourcis bien pratique.
(sic)
Oui, c'est un raccourci bien pratique pour qui ne souhaite pas trop bouleverser les préconçus de sa pensée et solliciter ses neurones.
C'est ce que je disais.
Fozzie a écrit :
Tant pis, je le dis.
A chaque fois que Satch balance une phrase comme ça, le cycle est le même.
Tout d'abord quelqu'un s'offusque d'un propos borderline.
Au diable Satch, les bêtises qu'il a pu dire sont au moins aussi choquantes que les raccourcis intellectuels que l'on se complait à utiliser ici.
Il n'est qu'une occasion pour moi de fustiger tout ça, j'aimerais dire «une bonne fois pour toutes», mais j'ai peur que ça tienne plus du mythe de Sisyphe.
Fozzie a écrit :
Ensuite, arrive pour expliquer que "ce n'est pas tout à fait du racisme".
Ce n'est pas ce que j'ai dit ou voulu dire.
Ce que j'ai voulu dire, c'est que «ce n'est pas du tout du racisme», ni de près ni de loin, ni larvé ni ouvert.
Je l'ai déjà démontré ou ai tenté de le faire, les arguments sont peut-être discutables, mais avouons le nous, ils n'ont pas été franchement discutés.
Tout au plus on aura jeté une espèce de déni dessus.
Fozzie a écrit :
Et j'utilise à dessein ici le terme "racisme" comme générique pour désigner toute forme de rejet de l'autre sous prétexte de différence ethnique, religieuse, ou autre.
Et c'est un tort, à ce moment là, on peut être raciste envers les épinards, bref, n'importe quoi, «raciste» ou «racisme» n'a plus de sens dans le langage courant, ces mots veulent tout ou rien dire à la fois.
Un communisme serait raciste envers un bourgeois, et vice versa, c'est du délire, à ce moment-là, n'importe quelle haine, aversion, inimitié devient du racisme.
Je suis raciste vis à vis de mon voisin parce que son chien n'arrête pas de hurler la nuit, etc.