Denis13 a écrit :
JHEX a écrit :
Pour ce qui est des blocages, etc je suis contre. Contre le fait qu'une minorité emmerde tout le reste par idéologie.
Mais, il y a certains cas, dans lesquels le pouvoir PROVOQUE et se FOUT en toute impunité des revendications et néglige toute négociation ou remise en question (par calcul politique et idéologie). Et là ça concerne TOUT LE MONDE. Ceux qui se plaignent d'être bloqués, génés, mis dans la merde et qui parfois même approuvent la réforme en question devraient se rendre compte qu'à un certain stade ce n'est plus une question de conviction, d'idéologie, de situation, d'intérêt personnel mais de liberté et de démocratie. Les braves gens qui continuent de travailler pour gagner leurs vies, sans se plaindre et qui comprennent qu'une réforme est nécessaire (bla bla bla) devraient aussi comprendre que le pouvoir se moque également d'eux et à ce train là ils se rendront vite compte que le jour où ils auront quelque chose à dire ce sera la même chose pour eux. A l'heure actuelle, le gouvernement ne fait pas la différence, il continue de diviser et de distinguer les bons travailleurs des autres de manière à donner de bonnes consciences aux premiers bien qu'on fasse tous partie du peuple et qu'on ait tous perdu le pouvoir.
C'est une question de point de vue.
Moi je dis à tous ceux qui manifestent et s'opposent ouvertement à cette réforme que les syndicats se moquent d'eux, et qu'ils ne font ça que pour leur pomme, que les beaux discours à propos des acquis de nos grands parents c'est du bla bla bla alors qu'ils savent très bien que cette réforme est nécessaire et passer par l'augmentation de la durée de cotisation est ineluctable. Idem pour la gauche qui ne pense qu'à 2012.
Qui a raison ?
Personne. Les syndicats, la gauche, la droite, le pouvoir, même combat. Toujours est-il que, même simplement dans la forme, ce gouvernement se fout ouvertement du peuple. Je crois que je le répète assez quand je parle de lui, mais une fois de plus le mot qui le caractérise le plus à mes yeux est "
IMPUNITE". Un mépris total. Alors, les fanatiques parleront de transparence, d'honneteté d'anti langue de bois mais pour moi ça restera de l'impunité, pour insulter certaines parties de la population, faire passer des réformes douteuses que le peuple rejette et que le président avait lui-même et plusieurs fois promis de ne pas faire, sans parler de tous les scandales à la Woerth/roms/burka (sérieusement, en trois ans quelle misère intelectuelle et quelle humiliation).
Gx, les grèves/manifs "classiques" ne servent en effet à rien depuis l'élection de Sarkozy.
Josh, c'est justement ce que je dis, ce gouvernement nargue le peuple, joue avec ses nerfs. Il ne faut pas s'étonner si les désaccords idéologiques, les oppositions politiques, et les désespoirs se tranforment en haine (provocations + culte de l'omni-président la rendent moins irrationnelle). C'est exactement ce qu'il veut, pour pouvoir le récupérer. J' espère pour lui (et sa meute) que ça fonctionnera.
JHEX a écrit :
Pour ce qui est des lycéens dans la rue. Ils doivent être 5% à comprendre ce dont ils parlent. Il n'y a qu'à les questionner (et on a tous eu leur age). Ca n'en rend pas moins légitimes leurs manifestations. En rapport avec ce que j'ai dit plus haut, ce n'est plus une question de technique sur la réforme elle-même mais un ras le bol. Ils ont peur, ils sont perdus et ont l'impression d'être pris pour des cons. Comme de plus en plus de monde. La faute au gouvernement et surtout à son attitude (à vouloir être en rupture, ils sont tout autant hypocrites et populistes mais finalement plus énervants). Le mouvement passe de l'anti réforme des retraites à l'anti sarkozysme. C'est assez dangereux mais pas étonnant et ça ne fera qu'enfler en ce sens. C'est assez dangereux parce ça peut laisser la place à toutes les passions, à tous les extrêmes et c'est pourquoi ce gouvernement et ce président sont irresponsables en jouant avec les nerfs d'une partie de la population (c'est pas la première fois, ça a toujours été comme ça: banlieux, fonctionnaires, minorités, allocataires, immigrés, etc). C'est du quitte ou double pour Sarkozy: soit on le reconnait comme étant ferme et solide pour mener à bien une réforme d'utilité publique , soit il se fera guillotiner. Le Pays par contre ne sera peut-être pas de cette même humeur joueuse avec le feu.
"Aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas"