Citation:
La décision de l'UEFA d'engager une procédure disciplinaire à l'encontre d'Eduardo, suspecté d'avoir simulé une faute face au Celtic, mercredi (3-1), n'est pas du tout du goût d'Arsène Wenger. Pour le manager d'Arsenal, cette décision est « une véritable honte ». « Sur les images, il n'y a rien qui puisse permettre de tirer une conclusion, estime Wenger. On désigne un joueur en Europe comme étant un tricheur, et ce n'est pas acceptable. Pour moi, c'est une chasse aux sorcières. Il n'y a pas de jugement objectif sur ce cas. Eduardo a été touché par le gardien de but, et nous pouvons le prouver. »
« L'UEFA a ouvert une porte très dangereuse »
L'entraîneur des Gunners fait évidemment le parallèle avec le tacle qu'avait subi Eduardo en février 2008, le privant de compétition pendant quasiment un an, sans que son agresseur Martin Taylor ne soit sanctionné outre mesure (deux matches de suspension) : « Ce qui est amusant dans le football, c'est que vous pouvez casser les jambes des joueurs sans que cela ne provoque le moindre débat, mais cette histoire a fait le tour du monde, et c'est comme si Eduardo avait tué quelqu'un. »
Mais le plus grave, pour Arsène Wenger, est que l'UEFA ait « ouvert la porte » à toutes les contestations possibles et imaginables après des décisions arbitrales controversées. « Les règles existantes du football ont été modifiées juste pour ce cas, donc à partir de maintenant, nous contesterons chaque décision qui sera prise en Europe par les arbitres, prévient le technicien alsacien. C'est la première fois que le jugement d'un arbitre n'est pas accepté... L'UEFA a ouvert une porte très dangereuse. » Eduardo saura mardi s'il écopera d'une suspension après son geste.