Général de Gaulle a écrit :
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de la Fédération Française de Football, ont nommé un entraineur.
Cet entraineur, alléguant la défaite de notre équipe, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force d'attaque, stratégique et défensive, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les buteurs, les défenseurs, la tactique des Mexicains qui nous font reculer. Ce sont les buteurs, les défenseurs, la tactique des Mexicains qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.
Cette coupe n'est pas limitée aux performances malheureuses de notre équipe. Cette coupe n'est pas tranchée par le match d'hier. Cette coupe est une coupe du Monde. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force physique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement en Afrique du Sud, j'invite les journaliste et les commentateurs sportifs qui se trouvent en territoire sud-africain ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les entraineurs et les footballeurs, professionels ou non, amateur ou simples passionés à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme du Football Français ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai sur G.com.