Ouch, Travis... le plus dur dans ces situations là étant de continuer.
Je suis passé par là aussi, et je dirai que 10 mois parès ma rupture, je pense encore à elle, on se parle de temps en temps via nos blogs ou msn quand elle est connectée en même temps... enfin, la rupture ne s'est pas passée comme la tienne, j'avais pas trop le choix non plus, elle était tombée pour un autre, alors par amour, je l'ai quittée. Certains vont dire "de toute façon, t'avais pas trop le choix", je leur répondrai que j'aurais pu rester avec elle, du type ménage à trois, mais comme j'ai senti que quelque chose se brisait, et que surtout, ça ne pourrait plus être comme avant, j'ai décidé d'arrêter. On en a parlé ensemble, je ne me suis pas emporté contre son infidélité, je ne lui en veux pas (je peux le jurer sur la tête de mes parents), je ne regrette absolument rien, je ne garde que d'excellent souvenirs (en quasi 2 ans, on ne s'est pas frités franchement une seule fois).
Chacun étant différent, je veux pas donner d'exemple, je parle seulement de ce que j'ai vécu, ce qui me rapproche de toi par le fait que du jour au lendemain (dans mon cas ça s'est produit en un week-end, mais derrière tout cela, il y a deux personnes complexes, elle et moi, et accessoirement le gars avec qui elle est maintenant, que j'ai d'ailleurs croisé (dans un premier temps avec l'envie de lui casser la gueule, mais ça aurait servi à quoi ? A me rendre con auprès d'elle ?)), la relation a pris fin. Dans ton cas, tu n'as pas eu d'explications, ou des mots vagues (ce qui est le pire). Perso j'ai eu une explication avec elle, j'ai compris pourquoi elle avait agi ainsi, elle a été choquée par mon aplomb devant le fait. Je lui ai dit que je ne voyais pas l'utilité de la traiter de tous les noms, voire d'être violent avec elle d'un point de vue physique, ça ne changerait rien à la chose, au contraire, ça ne ferait qu'envenimer la situation.
Une amie m'a dit "il y a des femmes qui sont toujours à la recherche de ce qu'elles ne trouveront jamais, parce qu'elles ne sont pas bien dans leur peau, pour une raison ou une autre. Alors, elles ont ce besoin de changement, qui n'est qu'une illusion, parce qu'elles veulent quelque chose qu'elles ne trouveront pas."
Je ne dis pas que toutes les femmes sont comme ça. Chacun est différent.
Avant-hier, j'étais en ville avec un pote, on regardait les filles... une jolie brune habillée très sexy passe devant nous, on la lâche pas du regard, mon pote dit "elle est charmante". La fille nous regarde avec le sourire et continue sa route.
Quelque temps après, une blonde plutôt pas mal passe avec ses enfants. Elle me balance un sourire avec un "bonsoir". Je lui réponds avec le sourire. Faut dire que je la vois de temps en temps (accessoirement que je le trouve attirante), elle bosse dans une boutique de vêtements devant laquelle je passe réguilèrement...
Un peu plus tard, on rentre dans le magasin d'un pote et on discute avec lui. Coup de fil, bon, on se pose dans un coin. Un petite brune avec un visage magnifique et un regard envoûtant entre, nous dit bonjour, sourire aux lèvres. Je la quitte pas du regard tellement je l'ai trouvée charmante. J'avais envie de lui prendre la main et de l'emener boire un café, se ballader et discuter. Elle ressort du magasin, même sourire, même regard, même gentillesse.
Plus tard (ça a été la journée), deux nanas passent devant nous en sortant d'un magasin. Mon pote commence à leur parler (elles venaient de dire qu'elles parlaient un peu anglais) : "Yes, yes, beautiful !". Les nanas se sont retournées avec un sourire de dédain assez prononcé.
Résultat des courses : on est rentrés chacun chez nous seuls MAIS
1. ça fait toujours plaisir de voir des jolies filles vous sourire et échanger quelques mots (et surtout un regard)
2. j'ai raté le coche avec la petite brune, j'aurais dû "lui courir après", mais bon, c'est comme ça, on sait jamais, je la reverrai peut-être (le taux de probabilité de revoir une nana qui nous a tapé dans l'oeil frôle les 0.1%, mais bon).
3. mon pote m'a dit, quand on a parlé des compliments qu'on pouvait adresser à une femme 'oh, tu sais, des fois, elles le prennent mal, comme si je me foutais d'elles, ce qui est pas le cas". Ca prouve que tu peux pas établir de stratégie générale, que chaque femme réagit différemment. Encore heureux, t'imagine le bordel, sinon ?
J'ai été long ? Ah...
Le mental, c'est quand ça vous arrange.
La conscience, c'est ce qu'il faut faire.