Le plus amusant reste les commentaires en-dessous.
Son avis est caricatural et certainement provoc'. Ceci dit, je ne lui donne pas 100% tort, loin de là. Dans la pratique, déjà actuellement, 90% des médecins ont parfois recours à l'IA - les 10% restant étant les trop vieux, largués
.
Et parmi les jeunes médecins, ce n'est même plus un questionnement mais une habitude déjà bien ancrées (mais même les fossiles de mon genre l'ont intégré très naturellement, comme un outil en plus). J'ai l'avantage de travailler avec une équipe de médecins de tous âges, c'est intéressant de voir les modifications progressives de pratique (et non, les jeuens médecins ne sont pas moins bons que leurs aînés).
Et force est de constater que l'IA actuelle est déjà un outil plus que performant ... pour peu qu'on lui pose les questions adéquates et qu'on sache faire le tri dans ses réponses. Là est clairement encore la force du médecin à l'heure actuelle: dans le recueil de données auprès du patient, dans l'interprétation des informations qu'il transmet, dans son ressenti, et dans l'examen du patient. Celà, l'IA ne sait pas encore bien le faire. Or le diagnostic repose sur ces données - au plus elles sont complètes et détaillées, au plus le diagnostic est précis.
Mais dans dix ans? A la vitesse à laquelle l'IA évolue, je crains bien que ces tâches essentielles puisse devenir à sa portée. Et j'ai effectivement bien peur que mes jeunes collègues soient la dernière génération à réellement pratiquer - en tout cas "à l'ancienne".
On ferait mieux de se questionner sur l'avenir de toutes les professions "intellectuelles" d'ailleurs - et vu que les "manuelles" sont déjà en cours de remplacement, vaudrait mieux pas tarder
. On arrivera vite dans l'époque où on aura même plus besoin de concepteurs d'IA - ce seront des IA qui se chargeront de faire évoluer les IA.
On a devant nous les plus grands questionnement existentiels de l'histoire de l'humanité. Au sens propre.