Le Con du Jour

Rappel du dernier message de la page précédente :
Seth Rotten a écrit :
Si ces modèles là existent ils sont structuré sur le registre symbolique. Ce sont plus des façon de représenter des grandes fonctions symboliques comme l'autorité, la loi, le désir, etc... que de vrais modèles sexués dans le réel. D'ailleurs, par exemple le père incarne de moins en moins l'autorité comme il le faisait il y a cinquante ou soixante ans dans le modèle familial contemporain. Ce qui fait un peu relativiser l'importance et surtout l'universalité de ces "modèles" dont tu parles. Ce sont des constructions sociales et historicisées, qui évoluent avec le temps.

Je ne pourrais pas être plus d'accord. Sur toute la ligne.

AnGeL_Of_SiN a écrit :
redstein a écrit :
On trouve des pédophiles partout, aucun doute là-dessus.
Néanmoins, peut-on s'accorder sur le fait que le cureton étant censé diffuser, sinon incarner, une morale non négociable, cette tendance lourde contribue bel et bien à définir la pieuvre ecclésiale ?

Je pense surtout qu'il faut se faire à l'idée qu'une part non négligeable de la population a des penchants pédophiles, et que ceux qui passent à l'acte sont ceux qui ont des contacts prolongés (oui je sais) avec des enfants - curés et instits en tête ... y vois l'influence inverse, que l'église forme les pédophiles, c'est aller un peu vite en besogne...

C'est un point de vue intéressant.
En fait, il y a deux grands types d'actes pédophiliques :
- ceux commis par des mecs qui ont une attirance pour des enfants et qui vont se démerder pour s'en rapprocher dans leur quotidien (de façon consciente ou non).
- ceux commis par des mecs sans penchant réel, mais qui vont se retrouver dans une situation ambigüe qu'ils ne vont pas savoir gérer.

Dans les deux cas, tu as raison : ce n'est certainement pas l'église qui "fabrique" des pédophiles.
Il reste deux questions qui m'intéressent :
- le célibat des prêtres favorise-t-il les dérapages chez des hommes fragiles ?
- la "mission" des éducateurs, curés, enseignants ne devient-elle pas, à terme, une partie congrue d'un job comme les autres qui permet auxdits gens "fragiles" d'en oublier la teneur et de passer à l'acte ?

N'omettons pas les personnalités les plus perverses qui affirment sans vergogne qu'avoir des relations sexuelles avec un enfant est une étape éducative et que leurs actes ne sont punis que parce que notre société est régie par une morale absurde...
skynet
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Seth Rotten a écrit :
skynet a écrit :

Plus avant, j'ai évoqué l'importance (pour moi) des modèles masculins et féminins en général mais donc plus précisément dans l'éducation.


Si ces modèles là existent ils sont structuré sur le registre symbolique. Ce sont plus des façon de représenter des grandes fonctions symboliques comme l'autorité, la loi, le désir, etc... que de vrais modèles sexués dans le réel. D'ailleurs, par exemple le père incarne de moins en moins l'autorité comme il le faisait il y a cinquante ou soixante ans dans le modèle familial contemporain. Ce qui fait un peu relativiser l'importance et surtout l'universalité de ces "modèles" dont tu parles. Ce sont des constructions sociales et historicisées, qui évoluent avec le temps.


J'observe et pense connaître des qualités plus ou moins féminines ou masculines (ne parlons pas de défauts lol). Si je suis le seul..Ah ben zut alors..

Le père a "perdu" beaucoup de son.."autorité", c'est normal: on cherche beaucoup à se rebeller contre lui et, vu le nombre de familles un peu disparates, son rapport avec les enfants n'est plus le même. Mais un homme, rien qu'avec le son de sa voix peut amener d'excellentes choses. Bref..c'est un vaste sujet, plein de contradictions, sans aucun doute.

Enfin, pour le mariage gay et l'adoption, ça me semble un combat perdu d'avance. Va t'on vers quelque chose de mieux? j'en sais rien. De toute façons, on a déjà perdu beaucoup de ces valeurs: les femmes ont voulu leur indépendance et c'est normal puisqu'on était dans un excès inverse. On a maintenant des situations familiales...différentes, on peut donc dire qu'on n'est plus à ça près.
Redstein
Fozzie a écrit :
AnGeL_Of_SiN a écrit :
redstein a écrit :
On trouve des pédophiles partout, aucun doute là-dessus.
Néanmoins, peut-on s'accorder sur le fait que le cureton étant censé diffuser, sinon incarner, une morale non négociable, cette tendance lourde contribue bel et bien à définir la pieuvre ecclésiale ?

Je pense surtout qu'il faut se faire à l'idée qu'une part non négligeable de la population a des penchants pédophiles, et que ceux qui passent à l'acte sont ceux qui ont des contacts prolongés (oui je sais) avec des enfants - curés et instits en tête ... y vois l'influence inverse, que l'église forme les pédophiles, c'est aller un peu vite en besogne...

C'est un point de vue intéressant.
En fait, il y a deux grands types d'actes pédophiliques :
- ceux commis par des mecs qui ont une attirance pour des enfants et qui vont se démerder pour s'en rapprocher dans leur quotidien (de façon consciente ou non).
- ceux commis par des mecs sans penchant réel, mais qui vont se retrouver dans une situation ambigüe qu'ils ne vont pas savoir gérer.

Dans les deux cas, tu as raison : ce n'est certainement pas l'église qui "fabrique" des pédophiles.
Il reste deux questions qui m'intéressent :
- le célibat des prêtres favorise-t-il les dérapages chez des hommes fragiles ?
- la "mission" des éducateurs, curés, enseignants ne devient-elle pas, à terme, une partie congrue d'un job comme les autres qui permet auxdits gens "fragiles" d'en oublier la teneur et de passer à l'acte ?

N'omettons pas les personnalités les plus perverses qui affirment sans vergogne qu'avoir des relations sexuelles avec un enfant est une étape éducative et que leurs actes ne sont punis que parce que notre société est régie par une morale absurde...


L'Église ne fabrique pas de pédophiles véritables, on est d'accord. Par contre, on peut se demander si elle ne fabrique pas des violeurs d'enfants.

On a tendance à oublier que dans cureton il n'y a pas célibat assumé mais célibat forcé, célibat dont les effets sur des esprits faibles appelés à exercer une autorité morale*** sur de jeunes enfants doivent s'apparenter à l'enfer sexuel des prisons, où le choix d'un partenaire/d'un objet sexuel se limite à des personnes de même sexe. En d'autre termes, et dans un cas comme dans l'autre, la frustration et l'occasion poussent le larron à l'action.


***L'emprise psychologique du cureton sur ses ouailles est sans commune mesure avec celle de l'éducateur, qui n'a aucune prétention salvatrice au niveau beuark... spirituel.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
Redstein a écrit :


L'Église ne fabrique pas de pédophiles véritables, on est d'accord. Par contre, on peut se demander si elle ne fabrique pas des violeurs d'enfants.

On a tendance à oublier que dans cureton il n'y a pas célibat assumé mais célibat forcé, célibat dont les effets sur des esprits faibles appelés à exercer une autorité morale*** sur de jeunes enfants doivent s'apparenter à l'enfer sexuel des prisons, où le choix d'un partenaire/d'un objet sexuel se limite à des personnes de même sexe. En d'autre termes, et dans un cas comme dans l'autre, la frustration et l'occasion poussent le larron à l'action.


***L'emprise psychologique du cureton sur ses ouailles est sans commune mesure avec celle de l'éducateur, qui n'a aucune prétention salvatrice au niveau beuark... spirituel.

Ta verve anti-cléricale, que je partage en partie, semble troubler ta vision des choses : je suis sûr qu'il y a plus de prêtres qui couchent avec des ouailles adultes que de prêtres pédophiles.
Bonne chance pour trouver des sources sur ce sujet mais n'oublions pas : tous les curés ne sont pas pédophiles. Les affaires concernant ce phénomène sont très mises en avant, ce qui nous conduit à y voir une occurrence bien plus importante que ce qu'elle est probablement (en termes de chiffres, hein... ).
Redstein
Ah, mais que le cureton couche avec un(e) adulte, c'est son droit le plus strict !

On parle de pédophilie/viol d'enfants, rien de plus (si j'ose dire), pour lesquels les conditions sont (ou étaient, vu l'évolution des choses) plus favorables chez le maître à penser (qui souvent a été et reste aussi l'éducateur, faut dire).

EDIT : en d'autres termes, l'accès aux ptits nenfants a bien pu être plus facile qu'aux adultes pour bon nombre de pr*tres.
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AnGeL_Of_SiN
Fozzie a écrit :

N'omettons pas les personnalités les plus perverses qui affirment sans vergogne qu'avoir des relations sexuelles avec un enfant est une étape éducative et que leurs actes ne sont punis que parce que notre société est régie par une morale absurde...

Tu penses à Platon, par exemple?
« En conclusion, Backstage est un préservatif assez ouvert, mais ça ne permet pas d'y raconter n'importe quoi. On peut faire dans la petite culotte, mais avec finesse et sans exagération sur des sons gutturaux intéressants. Tout le voltmètre vous en sera reconnaissant. »

« En réalité, je le répète, ceci est un forum de guitaristes. Qui plus est, un forum de guitaristes dits comiques. Ou au moins, qui tentent de l'être... »
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« l'esthétisme c'est pour les fans de Pink Floyd. Le metal c'est la mort et la bestialité extrême jusqu'à la destruction éternelle ! Satan commande mon âme jusqu'au désastre total !!!
Fuck off until death » © Seth Rotten
AnGeL_Of_SiN a écrit :
Fozzie a écrit :

N'omettons pas les personnalités les plus perverses qui affirment sans vergogne qu'avoir des relations sexuelles avec un enfant est une étape éducative et que leurs actes ne sont punis que parce que notre société est régie par une morale absurde...

Tu penses à Platon, par exemple?

Pas du tout. C'était à l'époque admis comme normal et tout à fait courant.
Qu'on me comprenne bien : qu'une coutume ait lieu en un autre endroit, ou ait eu lieu en un autre temps, je n'y ai rien à redire.
ce qui est sûr c'est qu'ici et maintenant, il est culturellement admis que des relations sexuelles entre enfant et adulte sont prohibées. Si elles se produisent, elles se font donc en enfreignant les codes moraux occidentaux actuels et à l'encontre de ce qu'on inculque à l'enfant, ce qui le réduit à l'état d'objet et le déglingue.

Qu'il y ait d'autres cultures où ça puisse avoir lieu sans enfreindre les codes de ladite culture, c'est un tout autre débat.
Seth Rotten
skynet a écrit :

J'observe et pense connaître des qualités plus ou moins féminines ou masculines (ne parlons pas de défauts lol). Si je suis le seul..Ah ben zut alors..


Le fait qu'elles soient "masculines" ou "féminines" est radicalement lié au contexte historique et social (ce qui est un peu la même chose) : par exemple on a encore tendance à prêter au père (et donc au masculin) les attributs symboliques de l'autorité et de la loi comme régulatrice de jouissance. Mais c'est une construction historicisée.
Ce qui est important c'est que s'inscrive ces fonctions symboliques, lorsqu'on parle de "noms-du-père" (pour ceux qui sont un peu familiers de l'oedipe reformulé par Lacan), on parle bien des fonctions symboliques que supporte le père en tant que figure, pas forcément dans son existence réelle (ou plutot : dans la réalité). Mais c'est une construction historique, une façon de décrire les choses en fonction du contexte.
Derrière ça y'a la question sous-tendue de l'Oedipe que certains intervenants dans le sujet "le mariage homosexuel" ont abordé de façon un peu maladroite puisque cette idée que l'enfant a besoin d'un "père" et d'une "mère" pour construire ses repères, c'est bien l'Oedipe, or l'Oedipe freudien classique, ce n'est pas quelque chose d'universel, c'est une façon de décrire ce qui se passe, et cette façon de décrire les choses, cette modélisation, elle est fonction aussi de la société dans laquelle vit celui qui l'énonce. C'est toute la question de l'historicité du sujet.
C'est d'ailleurs amusant que la psychanalyse ait été tout à la fois à ce point décriée et paradoxalement érigée en dogme.

Ceci dit, beaucoup de psychanalystes (dont Freud lui-même) ont allégué de l'universalité de la théorie psychanalytique. Sans avoir jamais été pris très au sérieux sur ce sujet, il faut le dire...
Redstein
mabuto a écrit :
Redstein a écrit :
Pour en revenir à notre con télévisuel d'avant-hier et à ses sectateurs, on sait bien que chez l'homophobe, une part de répulsion est liée à l'équivoque frétillement des muqueuses ressenti à l'évocation de ces pratiques qui honorent l'inventivité humaine face à la nécessité.

Tes musqueuses ont goûtées à la chose pour en faire l'apologie de la sorte!! Ensuite tu fais ce que tu veux! La question n'est pas là pour moi, même si je trouve la chose dégueulasse.

Posons donc l'hypothèse d'une famille dont les adultes seraient des sodomites, pour reprendre la terminologie de nos fanatiques religieux maison, lesquels oublient comme d'hab que l'Humanité se compose aussi de femmes.
certes! il y'a les broutes ninettes godeuses

Fallait-il s'attendre à ce que le premier mouvement de l'homophobe (et les suivants... question d'élan) soit autre chose que : « ces pôv gosses vont se faire récurer la tuyauterie du soir au matin » ?

tu as l'esprit mal tourné


Bien entendu, pas question de taxer automatiquement d'homophobie quiconque se pose des questions sur le bien-fondé de l'adoption par des encouplés de même sexe.

Il y'a 2 questions : le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants.

Après tout, l'idée est dérangeante de prime abord, ne serait-ce que parce que dans le règne animal, rien n'est possible sans un mâle et une femelle.

L'homosexualité n'est pas une découverte. Et oui, il faut un homme et une femme pour qu'apparaissent la vie, nos poupons, nos bébés, notre chair, notre sang...

Je voudrais simplement signaler aux uns et aux autres deux faits qui semblent en préoccuper fort peu :

1. la procréation et l'esclavage qui s'ensuit sont un droit plus ou moins imprescriptible pour les premiers cons hétéros venus depuis la nuit des temps, et

Il n y'a aucune peur de perdre ce droit. Encore heureux. Et n'insulte pas tes ancêtre comme ca.

2. de fait, depuis la nuit des temps, tout ce que l'Humanité a produit de plus ignoble, de plus « déviant » (dont l'immense majorité des zhomos zactuels), de plus malheureux a peu ou prou grandi dans un foyer hétérosexuel ou monoparental.

Clairement, tu n'aimes pas les hétérosexuel ou l'homme et la femme qui s'aiment.

Et il se trouve encore des gens pour craindre le pire pour les mouflets élevés par des gays ?


Tu vois, ce galimatias infantile et néanmoins verdâtre n'appelle que des réponses également vertes. Je m'abstiendrai donc.


mabuto a écrit :
Craindre le pire non. C'est abjecte d'imaginer cela. Des problèmes identitaires et des ecueils oui. Espérer le meilleur surtout. Mais c'est globalement une question de société importante. Faire ca, c'est demain:
-devoir discuter les droits d'autres minorités, peut-etre les plus farfelues qui soient. Ce sera sans fin. Certains appellent ca l'evolution ou le progrès. Mais jusqu'ou?
-la question de société : demain, des homos auront le droit d'accueillir un enfants adoptif plus facilement que des hétéros n'ayant pas les moyens d'accueillir un enfant naturel.
-avoir des enfants ne sera pas la même chose pour un couple d'hommes ou un couple de femmes. Les femmes ont l'insémination. Les hommes seront dépendant de la mère porteuse.
-Les frais seront-ils pris en charge par la sécurité sociale? Auto financées? Contrôlés? Que dit-on aux travailleurs pauvres? Aux "mis a ban"?
etc....


Tu passes complètement à côté de ce que je disais, et j'ai bien peur d'y voir plus de duplicité que d'aveuglement, puisque le message central du fatras global me semble bien être : merdre alors, il va falloir « discuter les droits d'autres minorités ».

C'était tellement plus simple quant les minorités fermaient leur clapet, pas vrai ?
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Seth Rotten
Je pense que beaucoup de psychanalystes sont des cons. Ce qui ne retire rien à la validité de la démarche.

Le truc c'est que la psychanalyse a été érigée en dogme par des gens qui sans doute croyaient avoir trouvé une théorie "clé en mains" pour reprendre un des intervenants du topic que j'ai mentionné dans mon message. Ce qu'elle n'est pas.
En revanche je pense qu'elle est décriée pour de "bonnes raisons" en tant que démarche subversive.

Après quant à son universalité, je pense que l'oeuvre freudienne se comprend dans son contexte. Mais que l'oeuvre lacanienne, elle, est à la fois inscrite dans son contexte (le structuralisme d'abord, puis la clinique borroméenne des années 70) avec une vraie lucidité là dessus, mais aussi une certaine volonté de ne pas s'enfermer dans le contexte (d'où les mathèmes et les schéma topologiques comme anti-verbiage). Je parle là uniquement de Lacan, et non de ses disciples dont beaucoup se sont laissés prendre au piège du discours du maître.
Au point paradoxal que les lacaniens les plus orthodoxes se prennent les pieds dans le tapis de l'historicité du sujet et tentent d'universaliser le propos lacanien "au pied de la lettre" et ce malgré l'avertissement dès l'introduction du premier séminaire, alors que le bouquin le plus "lacanien" dans sa démarche s'appelle "l'anti-oedipe"...
Ce n'est pas un hasard si la "vulgate" lacanienne se concentre sur les séminaires les plus narratifs et surtout les plus focalisés sur une clinique psychopathologique et médicale.

C'est un autre sujet de toute manière que la façon qu'ont eu beaucoup de psychanalystes de dogmatiser une démarche subversive mais pour en revenir au sujet qui nous intéresse je pense qu'invoquer Oedipe pour sanctionner l'homoparentalité est une grande erreur et même plus : un contresens. On se souviendra à ce sujet que la démarche lacanienne a pour point de départ la volonté de contrer les post-freudiens anglais et américains de l'IPA qui utilisaient la psychanalyse comme gardienne de la morale sexuelle et familiale traditionnelle. Ce qui n'est certainement pas l'objectif de la démarche !
mabuto
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AnGeL_Of_SiN a écrit :
mabuto a écrit :


En moyenne, d'après les stats, les homosexuel font parti de catégories socio-professionnelles moyennes +, voir supérieures. Ils ont donc l'argent pour élever des enfants dans les meilleures conditions. A partir de là, aucuns problèmes. Et pourtant, je suis de ceux qui n'approuvent pas.

Ah, donc pour toi, la condition première pour élever un enfant, c'est d'avoir de l'argent ... intéressant ...

(je vois à la relecture que Fozzie a trouvé une formule plus adaptée: "absurde et rétrograde" - je n'aurais pas dit mieux)


Vous n'avez pas d'ambition pour vos enfants. Vous ne préferez pas leur preparer un environnement favorable? Avoir une attitude sérieuse et réponsable? Rétrograde? peut-être face à votre connerie mais absurde, certainement pas.

redstein a écrit :
On trouve des pédophiles partout, aucun doute là-dessus.

Néanmoins, peut-on s'accorder sur le fait que le cureton étant censé diffuser, sinon incarner, une morale non négociable, cette tendance lourde contribue bel et bien à définir la pieuvre ecclésiale ?

Je pense surtout qu'il faut se faire à l'idée qu'une part non négligeable de la population a des penchants pédophiles, et que ceux qui passent à l'acte sont ceux qui ont des contacts prolongés (oui je sais) avec des enfants - curés et instits en tête ... y vois l'influence inverse, que l'église forme les pédophiles, c'est aller un peu vite en besogne...


Les curés sont aussi des hommes. Ils sont également sujets à des humeurs et des tentations ce qui ne les pardonne en rien. Mais contruire votre argumentaire de rejet de l'eglise sur leur ton péremptoire et leur déviances sexuelles, c'est comme leur attribuer la notion de haine soit l'inverse de ce qu'il prônent. Vous transformez des cas particuliers, isolés en généralités.
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
Redstein
Mais dire qu'il se pourrait bien que l'Église fabrique des violeurs d'enfants, ce n'est pas la définir dans son ensemble : c'est en définir UNE caractéristique.

Après, il ne faut pas nous en vouloir à nous s'il se trouve qu'elle est rédhibitoire.
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skynet
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Seth Rotten a écrit :
skynet a écrit :

J'observe et pense connaître des qualités plus ou moins féminines ou masculines (ne parlons pas de défauts lol). Si je suis le seul..Ah ben zut alors..


Le fait qu'elles soient "masculines" ou "féminines" est radicalement lié au contexte historique et social (ce qui est un peu la même chose) : par exemple on a encore tendance à prêter au père (et donc au masculin) les attributs symboliques de l'autorité et de la loi comme régulatrice de jouissance. Mais c'est une construction historicisée.
Ce qui est important c'est que s'inscrive ces fonctions symboliques, lorsqu'on parle de "noms-du-père" (pour ceux qui sont un peu familiers de l'oedipe reformulé par Lacan), on parle bien des fonctions symboliques que supporte le père en tant que figure, pas forcément dans son existence réelle (ou plutot : dans la réalité). Mais c'est une construction historique, une façon de décrire les choses en fonction du contexte.
Derrière ça y'a la question sous-tendue de l'Oedipe que certains intervenants dans le sujet "le mariage homosexuel" ont abordé de façon un peu maladroite puisque cette idée que l'enfant a besoin d'un "père" et d'une "mère" pour construire ses repères, c'est bien l'Oedipe, or l'Oedipe freudien classique, ce n'est pas quelque chose d'universel, c'est une façon de décrire ce qui se passe, et cette façon de décrire les choses, cette modélisation, elle est fonction aussi de la société dans laquelle vit celui qui l'énonce. C'est toute la question de l'historicité du sujet.


Non, regarde autour de toi. Il n'y a pas que cette fameuse "autorité" qui n'est d'ailleurs pas réservée au sexe masculin.

Tu as déjà travaillé avec des musiciennes? Connais tu des femmes, tout simplement?
mabuto
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Redstein a écrit :
Fozzie a écrit :
AnGeL_Of_SiN a écrit :
redstein a écrit :
On trouve des pédophiles partout, aucun doute là-dessus.
Néanmoins, peut-on s'accorder sur le fait que le cureton étant censé diffuser, sinon incarner, une morale non négociable, cette tendance lourde contribue bel et bien à définir la pieuvre ecclésiale ?

Je pense surtout qu'il faut se faire à l'idée qu'une part non négligeable de la population a des penchants pédophiles, et que ceux qui passent à l'acte sont ceux qui ont des contacts prolongés (oui je sais) avec des enfants - curés et instits en tête ... y vois l'influence inverse, que l'église forme les pédophiles, c'est aller un peu vite en besogne...

C'est un point de vue intéressant.
En fait, il y a deux grands types d'actes pédophiliques :
- ceux commis par des mecs qui ont une attirance pour des enfants et qui vont se démerder pour s'en rapprocher dans leur quotidien (de façon consciente ou non).
- ceux commis par des mecs sans penchant réel, mais qui vont se retrouver dans une situation ambigüe qu'ils ne vont pas savoir gérer.

Dans les deux cas, tu as raison : ce n'est certainement pas l'église qui "fabrique" des pédophiles.
Il reste deux questions qui m'intéressent :
- le célibat des prêtres favorise-t-il les dérapages chez des hommes fragiles ?
- la "mission" des éducateurs, curés, enseignants ne devient-elle pas, à terme, une partie congrue d'un job comme les autres qui permet auxdits gens "fragiles" d'en oublier la teneur et de passer à l'acte ?

N'omettons pas les personnalités les plus perverses qui affirment sans vergogne qu'avoir des relations sexuelles avec un enfant est une étape éducative et que leurs actes ne sont punis que parce que notre société est régie par une morale absurde...


L'Église ne fabrique pas de pédophiles véritables, on est d'accord. Par contre, on peut se demander si elle ne fabrique pas des violeurs d'enfants.

On a tendance à oublier que dans cureton il n'y a pas célibat assumé mais célibat forcé, célibat dont les effets sur des esprits faibles appelés à exercer une autorité morale*** sur de jeunes enfants doivent s'apparenter à l'enfer sexuel des prisons, où le choix d'un partenaire/d'un objet sexuel se limite à des personnes de même sexe. En d'autre termes, et dans un cas comme dans l'autre, la frustration et l'occasion poussent le larron à l'action.


***L'emprise psychologique du cureton sur ses ouailles est sans commune mesure avec celle de l'éducateur, qui n'a aucune prétention salvatrice au niveau beuark... spirituel.


Le moine fait voeu de chasteté, pas le curé. Le curé fait juste voeu de célibat.
Comment discuter avec quelqu'un qui soupçonne tout homme d'eglise d'être un pédophile en puissance. Tu oublis les femmes offertes corps et âmes aux curés. C'est moins fréquent aujourd'hui . Tu réduis la vie d'un homme d'église au combat de ses travers sexuels. Personne n'a la même libido, ni la même capacité à se passer de sexualité. Peut-être ne peux-tu imaginer suporter ça mais d'autre le peuvent.
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
Seth Rotten
skynet a écrit :

Tu as déjà travaillé avec des musiciennes? Connais tu des femmes, tout simplement?


Oui.
Et je bosse dans un milieu composé à 90% de femmes à savoir l'hopital.

Citation:
Non, regarde autour de toi. Il n'y a pas que cette fameuse "autorité" qui n'est d'ailleurs pas réservée au sexe masculin.


Je comprend pas très bien à quoi tu réagis ni ce que tu veux dire, désolé...

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