Le Con du Jour

Rappel du dernier message de la page précédente :
Redstein
mabuto a écrit :
Redstein a écrit :
mabuto a écrit :
Redstein a écrit :
Pour en revenir à notre con télévisuel d'avant-hier et à ses sectateurs, on sait bien que chez l'homophobe, une part de répulsion est liée à l'équivoque frétillement des muqueuses ressenti à l'évocation de ces pratiques qui honorent l'inventivité humaine face à la nécessité.

Tes musqueuses ont goûtées à la chose pour en faire l'apologie de la sorte!! Ensuite tu fais ce que tu veux! La question n'est pas là pour moi, même si je trouve la chose dégueulasse.

Posons donc l'hypothèse d'une famille dont les adultes seraient des sodomites, pour reprendre la terminologie de nos fanatiques religieux maison, lesquels oublient comme d'hab que l'Humanité se compose aussi de femmes.
certes! il y'a les broutes ninettes godeuses

Fallait-il s'attendre à ce que le premier mouvement de l'homophobe (et les suivants... question d'élan) soit autre chose que : « ces pôv gosses vont se faire récurer la tuyauterie du soir au matin » ?

tu as l'esprit mal tourné


Bien entendu, pas question de taxer automatiquement d'homophobie quiconque se pose des questions sur le bien-fondé de l'adoption par des encouplés de même sexe.

Il y'a 2 questions : le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants.

Après tout, l'idée est dérangeante de prime abord, ne serait-ce que parce que dans le règne animal, rien n'est possible sans un mâle et une femelle.

L'homosexualité n'est pas une découverte. Et oui, il faut un homme et une femme pour qu'apparaissent la vie, nos poupons, nos bébés, notre chair, notre sang...

Je voudrais simplement signaler aux uns et aux autres deux faits qui semblent en préoccuper fort peu :

1. la procréation et l'esclavage qui s'ensuit sont un droit plus ou moins imprescriptible pour les premiers cons hétéros venus depuis la nuit des temps, et

Il n y'a aucune peur de perdre ce droit. Encore heureux. Et n'insulte pas tes ancêtre comme ca.

2. de fait, depuis la nuit des temps, tout ce que l'Humanité a produit de plus ignoble, de plus « déviant » (dont l'immense majorité des zhomos zactuels), de plus malheureux a peu ou prou grandi dans un foyer hétérosexuel ou monoparental.

Clairement, tu n'aimes pas les hétérosexuel ou l'homme et la femme qui s'aiment.

Et il se trouve encore des gens pour craindre le pire pour les mouflets élevés par des gays ?


Tu vois, ce galimatias infantile et néanmoins verdâtre n'appelle que des réponses également vertes. Je m'abstiendrai donc.

Pardonne mon discours vieil homme plein d'expérience. Et pour te plaire, j'en changerai la couleur.

mabuto a écrit :
Craindre le pire non. C'est abjecte d'imaginer cela. Des problèmes identitaires et des ecueils oui. Espérer le meilleur surtout. Mais c'est globalement une question de société importante. Faire ca, c'est demain:
-devoir discuter les droits d'autres minorités, peut-etre les plus farfelues qui soient. Ce sera sans fin. Certains appellent ca l'evolution ou le progrès. Mais jusqu'ou?
-la question de société : demain, des homos auront le droit d'accueillir un enfants adoptif plus facilement que des hétéros n'ayant pas les moyens d'accueillir un enfant naturel.
-avoir des enfants ne sera pas la même chose pour un couple d'hommes ou un couple de femmes. Les femmes ont l'insémination. Les hommes seront dépendant de la mère porteuse.
-Les frais seront-ils pris en charge par la sécurité sociale? Auto financées? Contrôlés? Que dit-on aux travailleurs pauvres? Aux "mis a ban"?
etc....


Tu passes complètement à côté de ce que je disais, et j'ai bien peur d'y voir plus de duplicité que d'aveuglement, puisque le message central du fatras global me semble bien être : merdre alors, il va falloir « discuter les droits d'autres minorités ».

C'était tellement plus simple quant les minorités fermaient leur clapet, pas vrai ?


Ok pour la duplicité. J'en rajoute et te retourne le compliment. Ou le débat est mesuré ou il suscite un vive réaction. Mais le questionnement est sincère. Et ce n'est pas tant le droits d'autres minorités qui m'inquète que l'unité d'une nation, d'un peuple, d'une culture et à plus forte raison d'une socièté. J'ai la plus grande méfiance envers le communautarisme. En voulant créer des libertés, il génèrera des inégalités absurdes et de la violence.


Je te rejoins sur le communautarisme, mais rien de ce qui s'est dit ici ne relevait de cette tare-là : pourquoi restreindre tel ou tel nouveau droit à une minorité ? Nous n'avons pas de raison d'en arriver là en France, et en tout cas si ça devait se produire, ça ne viendrait pas de ce côté-là (on se demande un peu comment serait reçu un membre d'une secte de constitution récente qui demanderait à son médecin de bien vouloir procéder à l'ablation du lobe de l'oreille gauche de sa progéniture pour des raisons spirituelles et traditionnelles (récente, ptêt, mais volontariste, hein, la tradition, heu heu heu...)



M'enfin bref, en le saucissonnant au gré de tes phantasmes, tu es complètement passé à côté de mon propos, qui était pourtant tout simple (ou bien tu as tenté de le diluer, d'où le soupçon de duplicité) : l'élevage de mouflets par des encouplés gays ne peut en aucun cas donner de plus mauvais résultats que l'élevage de mouflets par des encouplés non gays.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
mabuto
  • Special Méga utilisateur
Seth Rotten a écrit :
skynet a écrit :
Fozzie a écrit :
Je ne suis pas sûr que ce genre de questions hyper-sectorisées, isolées et subjectives puissent apporter quelque argument solide dans le débat...


Oui, mais à lire certains, la conclusion serait que les caractères hommes et femmes ne sont pas différents...


Il n'y a pas de caractère "homme" et de caractère "femme". Il y a peut être, en fonction des époques et des sociétés, des modalités différentes et socialement induites (par social j'entend les facteurs culturels, historiques, sociaux, etc...) de manifestation consciente et surtout inconsciente du désir.
Mais c'est pas lié au sexe biologique. C'est lié à la parole, à la parole au sein de la cellule familiale, c'est dépendant de chaque famille.


C'est bien ca!! J'ai bien compris.
Tout dépend si pour toi la masculinité ou la féminité impact le caractère de l'individu. Oui, il y'a des plus sensibles et moins sensibles, et des insensibles, et c'est indépendant du fait d'être homme ou femme. Mais notre masculinité et féminité influence notre comportement. Et je crois qu'il est différent de se sentir homme et d'être homme comme de se sentir femme et de d'être femme.
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
mabuto
  • Special Méga utilisateur
Fozzie a écrit :
mabuto a écrit :
Fozzie a écrit :
mabuto a écrit :

Ok, une femme peut donc par observation de son père, enseigner la vision masculine de l'existence à son fils. Inversement pour un homme est sa fille et la vision féminime des choses. Donc, en transcrivant les répères historiques de leurs un homme peut connaitre la féminité et une femme le masculinité. Donc mars peut devenir vénus et vénus peut devenir mars. Donc tout est interchangeable!! Magnifique!!!

Sincèrement, je pense la nature bien plus complexe que l'analyse freudienne!

Parce que la mère, dans ce qu'elle valorise ou ce qu'elle rejette chez un homme, n'est pas à même de transmettre à son fils ce que doit ou peut être un homme ? Pourquoi se réfèrerait-elle à l'image de son propre père plutôt qu'à sa vision de femme sur les hommes ?

Par ailleurs, ton argument ironique de l'interchangeabilité montre que tu n'as pas pigé ce que tu citais...


Je ne comprend pas ce que j'écris maintenant! J'ai corriger le texte mal editer. Tu m'expliques ton arguments? C'est pas clair!

Ce n'est pas ce que tu écris que tu ne comprends pas, c'est ce que dit Seth Rotten et que tu cites dans ton post.
Je n'ai pas d'argument, je fais un constat : tu cites Seth Rotten et tu fais semblant de déduire de ce qu'il écrit qu'il prétend qu'hommes et femmes sont interchangeables. Or, ce n'est pas du tout ce qu'il écrit.

Ce n'est pas en transformant le discours de l'interlocuteur pour en faire l'inverse de ce qu'on pense qu'on prouve qu'on a raison...


Laisses le répondre stp.
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
mabuto a écrit :

Laisses le répondre stp.

Ah non, désolé. Si tu veux un débat privé, n'hésite pas à solliciter Seth Rotten en privé.
Là, tu t'exprimes en public. Tout un chacun a le loisir de te répondre.
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
Seth Rotten a écrit :
Mais c'est pas lié au sexe biologique.


Comment imaginer que quelque chose d'aussi fondamental que le sexe, le corps et la sexualité n'oriente pas ton caractère dans un sens ou dans l'autre ? C'est vraiment s'acharner à croire ce qu'on a envie de croire...
Seth Rotten
Ben je sais pas quoi te dire d'autre moi.
J'ai déja un peu tout dit dans mon message : à savoir que ce qui compte n'est pas tant le sexe biologique que les fonctions symboliques qui sont supportées par l'un ou l'autre des parents. Il n'est ici pas question d'interchangeabilité ou de je ne sais quoi... Je dis juste que ce qu'il faut c'est que les fonctions traditionnellement supportées par le papa et qu'on appelle "père" soient nommées et introduites dans le discours au sujet. Que le père symbolique existe, si tu préfère.

Autrement je t'invite à lire Lacan, c'est un des grands axes de son enseignement.
mabuto
  • Special Méga utilisateur
Redstein a écrit :
mabuto a écrit :
Redstein a écrit :
mabuto a écrit :
Redstein a écrit :
Pour en revenir à notre con télévisuel d'avant-hier et à ses sectateurs, on sait bien que chez l'homophobe, une part de répulsion est liée à l'équivoque frétillement des muqueuses ressenti à l'évocation de ces pratiques qui honorent l'inventivité humaine face à la nécessité.

Tes musqueuses ont goûtées à la chose pour en faire l'apologie de la sorte!! Ensuite tu fais ce que tu veux! La question n'est pas là pour moi, même si je trouve la chose dégueulasse.

Posons donc l'hypothèse d'une famille dont les adultes seraient des sodomites, pour reprendre la terminologie de nos fanatiques religieux maison, lesquels oublient comme d'hab que l'Humanité se compose aussi de femmes.
certes! il y'a les broutes ninettes godeuses

Fallait-il s'attendre à ce que le premier mouvement de l'homophobe (et les suivants... question d'élan) soit autre chose que : « ces pôv gosses vont se faire récurer la tuyauterie du soir au matin » ?

tu as l'esprit mal tourné


Bien entendu, pas question de taxer automatiquement d'homophobie quiconque se pose des questions sur le bien-fondé de l'adoption par des encouplés de même sexe.

Il y'a 2 questions : le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants.

Après tout, l'idée est dérangeante de prime abord, ne serait-ce que parce que dans le règne animal, rien n'est possible sans un mâle et une femelle.

L'homosexualité n'est pas une découverte. Et oui, il faut un homme et une femme pour qu'apparaissent la vie, nos poupons, nos bébés, notre chair, notre sang...

Je voudrais simplement signaler aux uns et aux autres deux faits qui semblent en préoccuper fort peu :

1. la procréation et l'esclavage qui s'ensuit sont un droit plus ou moins imprescriptible pour les premiers cons hétéros venus depuis la nuit des temps, et

Il n y'a aucune peur de perdre ce droit. Encore heureux. Et n'insulte pas tes ancêtre comme ca.

2. de fait, depuis la nuit des temps, tout ce que l'Humanité a produit de plus ignoble, de plus « déviant » (dont l'immense majorité des zhomos zactuels), de plus malheureux a peu ou prou grandi dans un foyer hétérosexuel ou monoparental.

Clairement, tu n'aimes pas les hétérosexuel ou l'homme et la femme qui s'aiment.

Et il se trouve encore des gens pour craindre le pire pour les mouflets élevés par des gays ?


Tu vois, ce galimatias infantile et néanmoins verdâtre n'appelle que des réponses également vertes. Je m'abstiendrai donc.

Pardonne mon discours vieil homme plein d'expérience. Et pour te plaire, j'en changerai la couleur.

mabuto a écrit :
Craindre le pire non. C'est abjecte d'imaginer cela. Des problèmes identitaires et des ecueils oui. Espérer le meilleur surtout. Mais c'est globalement une question de société importante. Faire ca, c'est demain:
-devoir discuter les droits d'autres minorités, peut-etre les plus farfelues qui soient. Ce sera sans fin. Certains appellent ca l'evolution ou le progrès. Mais jusqu'ou?
-la question de société : demain, des homos auront le droit d'accueillir un enfants adoptif plus facilement que des hétéros n'ayant pas les moyens d'accueillir un enfant naturel.
-avoir des enfants ne sera pas la même chose pour un couple d'hommes ou un couple de femmes. Les femmes ont l'insémination. Les hommes seront dépendant de la mère porteuse.
-Les frais seront-ils pris en charge par la sécurité sociale? Auto financées? Contrôlés? Que dit-on aux travailleurs pauvres? Aux "mis a ban"?
etc....


Tu passes complètement à côté de ce que je disais, et j'ai bien peur d'y voir plus de duplicité que d'aveuglement, puisque le message central du fatras global me semble bien être : merdre alors, il va falloir « discuter les droits d'autres minorités ».

C'était tellement plus simple quant les minorités fermaient leur clapet, pas vrai ?


Ok pour la duplicité. J'en rajoute et te retourne le compliment. Ou le débat est mesuré ou il suscite un vive réaction. Mais le questionnement est sincère. Et ce n'est pas tant le droits d'autres minorités qui m'inquète que l'unité d'une nation, d'un peuple, d'une culture et à plus forte raison d'une socièté. J'ai la plus grande méfiance envers le communautarisme. En voulant créer des libertés, il génèrera des inégalités absurdes et de la violence.


Je te rejoins sur le communautarisme, mais rien de ce qui s'est dit ici ne relevait de cette tare-là : pourquoi restreindre tel ou tel nouveau droit à une minorité ? Nous n'avons pas de raison d'en arriver là en France, et en tout cas si ça devait se produire, ça ne viendrait pas de ce côté-là (on se demande un peu comment serait reçu un membre d'une secte de constitution récente qui demanderait à son médecin de bien vouloir procéder à l'ablation du lobe de l'oreille gauche de sa progéniture pour des raisons spirituelles et traditionnelles (récente, ptêt, mais volontariste, hein, la tradition, heu heu heu...)



M'enfin bref, en le saucissonnant au gré de tes phantasmes, tu es complètement passé à côté de mon propos, qui était pourtant tout simple (ou bien tu as tenté de le diluer, d'où le soupçon de duplicité) : l'élevage de mouflets par des encouplés gays ne peut en aucun cas donner de plus mauvais résultats que l'élevage de mouflets par des encouplés non gays.


A priori non mais nous ne pouvons pas savoir. Cependant, je pense qu'il y 'aura quand même, face à un monde idéal, certaines carences chez ces enfants mais c'est un moindre mal si l'on compare cela aux atrocités que tu attribus à l'hétéroxualité. Par contre, si l'on avait connaissance du même genre de faits divers dans cette minorité, ce serait très préjudiciable pour eux et pour toute la société!
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
mabuto
  • Special Méga utilisateur
Fozzie a écrit :
mabuto a écrit :

Laisses le répondre stp.

Ah non, désolé. Si tu veux un débat privé, n'hésite pas à solliciter Seth Rotten en privé.
Là, tu t'exprimes en public. Tout un chacun a le loisir de te répondre.


ne t'énerve pas! le débat continu plus haut. Si tu veux préciser les fautes mises en causes, ca m'aiderait...
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
« pas tant », ce n'est déjà plus du tout la même chose que « pas ».
ZePot a écrit :
Seth Rotten a écrit :
Mais c'est pas lié au sexe biologique.


Comment imaginer que quelque chose d'aussi fondamental que le sexe, le corps et la sexualité n'oriente pas ton caractère dans un sens ou dans l'autre ? C'est vraiment s'acharner à croire ce qu'on a envie de croire...

C'est pas ce qui est dit non plus. Clairement, le rôle que tu tiens auprès d'un enfant n'est pas lié qu'à ton sexe biologique. (Je ne partage pas tout à fait le point de vue de Seth Rotten et je rajoute donc "que").
Par exemple, un père peut être celui qui câline et raconte les histoires. Et une mère peut être celle qui gronde quand ça déconne. Les rôles parentaux (même si on les appelle "paternel" et "maternel") peuvent être tenus par l'un ou l'autre parent.

Basiquement, ce qui compte, c'est qu'il y ait une instance qui dise : "tu peux pas baiser ta mère parce que c'est le rôle de ton père". Mais il est évident que cette parole est celle des deux parents (et encore heureux !).

Je le disais plus haut, la question posée ici est celle de l'identification. Mais un garçon peut très bien devenir un homme sans modèle masculin de proximité (si le père est décédé, par exemple). Il apprendra à être un homme dans ce que la mère lui dira des hommes, mais aussi dans ce qu'il en verra chez d'autres hommes, et dans ce qu'en diront d'autres femmes.
mabuto a écrit :

ne t'énerve pas! le débat continu plus haut. Si tu veux préciser les fautes mises en causes, ca m'aiderait...

Je ne m'énerve pas. Par contre, le fait que tu quotes n'importe comment n'aide pas à suivre ta pensée...
Seth Rotten
Schématiquement je me rallie à ce que dit Fozzie.

Je ne dis pas que le sexe biologique n'a AUCUNE importance non plus, mais je pense que ce qui est le plus important relève du discours, de ce qui est dit, de comment les choses sont dites, à quel moment, etc...

Il faut bien qu'une instance comme dit Fozzie vienne dire "le désir de la mère, c'est le père", parce qu'alors ça signifie : l'enfant ne peut pas être ce qui comble le désir de l'Autre, l'enfant doit exister en tant que sujet désirant et non en tant qu'objet de jouissance de l'autre. Voilà en gros ce que ça veut dire.
mabuto
  • Special Méga utilisateur
Seth Rotten a écrit :
Ben je sais pas quoi te dire d'autre moi.
J'ai déja un peu tout dit dans mon message : à savoir que ce qui compte n'est pas tant le sexe biologique que les fonctions symboliques qui sont supportées par l'un ou l'autre des parents. Il n'est ici pas question d'interchangeabilité ou de je ne sais quoi... Je dis juste que ce qu'il faut c'est que les fonctions traditionnellement supportées par le papa et qu'on appelle "père" soient nommées et introduites dans le discours au sujet. Que le père symbolique existe, si tu préfère.

Autrement je t'invite à lire Lacan, c'est un des grands axes de son enseignement.


Traduire ou remplacer l'image de père en discours du père pour parler simplement! OK! Dans une monde parfait, c'est pas loin d'être faisable. Mais je pense qu'il y'aura un manque quelque part lié à l'équilibre naturel des choses. Par exemple, l'enfant observe aussi les rapport entre hommes et femmes au sein de la cellule familiale. Il n'est pas toujours naif. Il ne pourra pas le faire dans le cas de l'homoparentalité.
"La musique souvent me prend comme une mer."
"La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents."
Charles Baudelaire
Admettons. Et donc, partant de ce principe, les deux parents de même sexe auront à charge de montrer à leur enfant des exemples extérieurs à la famille de rapport sociaux entre les deux sexes. Il conviendra donc de s'assurer, lors des étapes qui mènent à l'adoption, que le couple désireux d'adopter ait conscience de cette notion.

Ca me paraît déjà plus raisonnable que ton discours plus haut sur ceux que tu nommais "les sodomites".
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
Citation:
Basiquement, ce qui compte, c'est qu'il y ait une instance qui dise : "tu peux pas baiser ta mère parce que c'est le rôle de ton père". Mais il est évident que cette parole est celle des deux parents (et encore heureux !).

Ce qui compte pour quoi ? Ca fait très longtemps que j'ai lu Freud, je me souviens avoir trouvé ça plutôt farfelu.

Quoi qu'il en soit, je trouve ce débat très éloigné et sans intérêt pour la question de l'adoption par les couples homosexuels.

Que le fait que les parents soient homosexuels aura une influence sur les gamins, ça me paraît évident, tout comme le fait que les parents soient jeunes, vieux, divorcés, intelligents ou abrutis, épanouis ou dépressifs. C'est un facteur parmi une quantité d'autres, et je ne vois pas ce qui peut justifier de les disqualifier a priori. C'est aux gens dont c'est le métier d'en décider au cas par cas.
ZePot a écrit :
Je trouve ce débat très éloigné et sans intérêt pour la question de l'adoption par les couples homosexuels.

Regarde pourtant comme je viens de refaire la passerelle.

Citation:
C'est un facteur parmi une quantité d'autres, et je ne vois pas ce qui peut justifier de les disqualifier a priori. C'est aux gens dont c'est le métier d'en décider au cas par cas.

Mais "les gens du métier" (dont je rappelle que je fais partie) ne peuvent être tout puissants. Ils sont au mieux des relais de la pensée du corps social. Le débat est important, même s'il ne permet pas de consensus.

En ce moment sur backstage...