Le Con du Jour

Rappel du dernier message de la page précédente :
Seth Rotten
Alors pourquoi tu dis que personne en souffre, si tu en as toi-même été témoin ? J'ai du mal à te comprendre là.

Après, faut voir la place qu'on donne au racisme... épiphénomène ou pas ? Mais si on décide que ce n'est pas le cas, alors tous les racismes doivent être dénoncés pareil. On ne peut pas dire "tel racisme est très important et très grave, et tel autre est un épiphénomène", c'est comme ça qu'on fabrique un racisme réactionnel. C'est exactement ce qu'a fait SOS racisme bien malgré eux en disant en gros que les français étaient racistes, mais que leurs victimes ne pouvaient pas l'être.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Seth Rotten a écrit :
Alors pourquoi tu dis que personne en souffre, si tu en as toi-même été témoin ? J'ai du mal à te comprendre là.



Tu as lu de travers.
Je n'ai jamais été témoin de racisme anti-blanc.
J'ai été témoin de racisme anti-Juif et anti-Noir venant de la part d'Arabes et de racisme anti-Arabe venant de la part de Kabyles.
Ce que je dis c'est que bien évidemment les racistes ne sont pas que des Dupont-la-joie et que le racisme ne touche pas que les Noirs et les Arabes.
Cependant le phénomène du racisme anti-blanc est epsilonien et s'arrete à quelques insultes là où le racisme anti-pas blanc est plus répandu et a des conséquences concrètes sur la vie des personnes visées.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
lomdelamancha
Dodo13 a écrit :
Skelter a écrit :
Objectivement personne ne souffre du racisme anti-blanc en France.


Même dans les cités ? (minoritaire, ok, inexistant j'en doute quand même).


Si je confirme, j'ai eu des potes Arabes qui se foutaient de la gueule des blancs, mais pas tous.
Uniquement les junks, les looks spaces et les têtes de cons qui baissaient la tête en croisant une méchante horde de caillera.

Des fois suffit de dire bonjour pour paraître civilisé et ne pas avoir d'emmerde, question de culture.
Seth Rotten
Skelter, je pense que tu as tort de considérer ce phénomène comme epsilonien.
Je crois que le truc est plus répandu qu'on ne le pense, dans les cités mais pas seulement (le racisme anti arabe ou anti noir ne se limite pas aux blancs de cités). Mais pendant très longtemps c'était quelque chose dont on ne parlait pas, ou très peu. Et les seuls qui en parlaient l'instrumentalisaient politiquement, et étaient des acteurs "disqualifiés" du débat politique (FN et surtout Identitaires).
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
A partir du moment où tu as un phénomène de regroupement et de ghettoisation par communauté, tu as forcément des individus qui n'ont pas déménagé à temps, qui se retrouvent en position de minorité dans une communauté qui n'est pas la leur, et qui en prennent plein la gueule. Il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas aussi à des blancs.

Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
ZePot a écrit :
A partir du moment où tu as un phénomène de regroupement et de ghettoisation par communauté, tu as forcément des individus qui n'ont pas déménagé à temps, qui se retrouvent en position de minorité dans une communauté qui n'est pas la leur, et qui en prennent plein la gueule. Il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas aussi à des blancs.

Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.


j'ai pris ça comme exemple parce que j'avais ça sous la main.
Et puis bon on est pas aux USA, en Russie ou en Grèce. Les "ratonnades" sont extremement rares en France.

Pour info je ne suis pas blanc donc c'est sur que le racisme anti-blanc me concerne moins.
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Saigon Kick
Paraît-il le racisme anti-noir(e) a cours dans les conservatoires, mais de manière informelle... au noir quoi... ça mettrait à mal la cohérence esthétique des orchestres...
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
Paraît que le racisme a cours partout et envers tout le monde... mais c'est juste des on-dits.
AnGeL_Of_SiN
Skelter a écrit :
Dodo13 a écrit :


Même dans les cités ? (minoritaire, ok, inexistant j'en doute quand même).


Certes ça doit être désagréable de se faire traiter de sale gualois par un wesh wesh mais on est loin, bien loin, de ce que vivent les réelles victimes du racisme.
J'ai une amie qui a candidaté pour un apprt avec un dossier béton, elle n'a même pas eu le droit de le visiter. Un pote a elle, bien blanc de chez blanc, n'a pas eu ce genre de soucis dans la même agence te sur le même appart...

Certes ce n'est pas gravissime mais bon le jour où on me trouvera des cas similaires touchant des blancs dans ce pays je croierai à ces conneries de racisme anti-blanc.

t'as le même souci avec les cheveux longs, en étant mal sapé, le mauvais nom ... etc. Je pense que le racisme au sens R.A.C.I.S.M.E. est juste une émanation de la discrimination au sens plus large.

Enfin bon, après 5 ans à la Réunion, je me méprends peut être, mais j'ai quand même l'impression que la discrimination blanc -> noir est quand même quelque chose de largement "dépassé" au XXième siècle.
« En conclusion, Backstage est un préservatif assez ouvert, mais ça ne permet pas d'y raconter n'importe quoi. On peut faire dans la petite culotte, mais avec finesse et sans exagération sur des sons gutturaux intéressants. Tout le voltmètre vous en sera reconnaissant. »

« En réalité, je le répète, ceci est un forum de guitaristes. Qui plus est, un forum de guitaristes dits comiques. Ou au moins, qui tentent de l'être... »
__________________

« l'esthétisme c'est pour les fans de Pink Floyd. Le metal c'est la mort et la bestialité extrême jusqu'à la destruction éternelle ! Satan commande mon âme jusqu'au désastre total !!!
Fuck off until death » © Seth Rotten
Ghilou
  • Custom Cool utilisateur
ZePot a écrit :

Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.


Non je crois que les traumatismes de l'enfance peuvent induire des comportement racistes qui finissent en problème d'appart et de boulot... Pas d'accord pour dire que ça compte "plus". Devenir adulte c'est aussi accepter les traumatismes de l'enfance et arrêter d'essayer de se definir par leur biais (et je pense pas me tromper beaucoup en disant que c'est un truc que doivent entendre les victimes de parents abusifs quand ils vont voir leur psys, et pas toujours aussi diplomatiquement d'ailleurs).


J'avais, et j'ai toujours, le profil type de la "victime" qui va se faire chicaner par la première racaille venu. Je suis d'ailleur un genre de raciste conditionné, ne pouvant m'empêcher de flipper quand je croise la route de quelque jeunes d'origine maghrebine. Du coup je fait doublement gaffe pour rester raccord avec mes convictions, même si c'est un peu maladroit. En gros je suis raciste et je me soigne.

Après le racisme anti-blanc... La connerie est pas l'apanage des fasciste, c'est sur, et aussi faible soit il le phénomène existe... Mais commencer à débattre sur le sujet c'est un peu donner une legitimité à ces propos qui, ne nous mentons pas, n'ont d'autres but que de faire frémir la fibre raciste qui existe chez nos contemporains à des fins purement electorales. Ce qui est parfaitement gerbant (et c'est un raciste qui le dit) et doit être condamné en tant que tel. En tout état de cause, on est très loin du débat de société.
Seth Rotten
ZePot a écrit :

Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.


Carrément d'accord (ça vaut quelque soit la couleur de peau hein). Les insultes et humiliations dans l'enfance et à l'adolescence, à mon avis, traumatisent plus durablement et plus en profondeur au niveau de, disons simplement, l'estime de soi, que de se faire recaler à l'entrée d'une boîte ou à une demande d'emploi...

Citation:
Pour info je ne suis pas blanc donc c'est sur que le racisme anti-blanc me concerne moins.


Oui c'est sûr mais ce n'est pas une raison pour minimiser le truc... je suis pas noir, pourtant je sais que le racisme anti noir existe et qu'il blesse ceux qui en sont victimes, qu'ils soient nombreux ou pas.

Citation:
Devenir adulte c'est aussi accepter les traumatismes de l'enfance et arrêter d'essayer de se definir par leur biais (et je pense pas me tromper beaucoup en disant que c'est un truc que doivent entendre les victimes de parents abusifs quand ils vont voir leur psys, et pas toujours aussi diplomatiquement d'ailleurs).


Possible mais dans le fond personne ne dépasse jamais trop le traumatisme. Il est toujours là, quelque part, à agir avec plus ou moins de visibilité... et je ne pense pas que le rôle d'un bon psy soit de faire la morale à leurs patients. Plutôt de les écouter et de leur donner un espace de parole libre où ils ne se sentent pas jugés.

Citation:
La connerie est pas l'apanage des fasciste


Le racisme non plus... loin de là.

Citation:
J'avais, et j'ai toujours, le profil type de la "victime" qui va se faire chicaner par la première racaille venu. Je suis d'ailleur un genre de raciste conditionné


Tiens c'est intéressant cette idée. Je n'y avais pas pensé en ces termes mais on pourrait appeler ça comme ça en effet : des gens de bonne volonté mais qui presque malgré eux deviennent instinctivement "racistes" sans élaboration "intellectuelle" autour, pas pour des raisons politiques, culturelles ou quoi mais parce qu'ils sont un peu conditionnés par leur vie, par leur environnement, et pour des tas de raisons, sans être consciemment racistes, développent un comportement qui, vu de l'extérieur, pourrait passer pour raciste... c'est un peu ça dont tu parles, non ?
AnGeL_Of_SiN
Skelter a écrit :
ZePot a écrit :
A partir du moment où tu as un phénomène de regroupement et de ghettoisation par communauté, tu as forcément des individus qui n'ont pas déménagé à temps, qui se retrouvent en position de minorité dans une communauté qui n'est pas la leur, et qui en prennent plein la gueule. Il n'y a pas de raison que ça n'arrive pas aussi à des blancs.

Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.


j'ai pris ça comme exemple parce que j'avais ça sous la main.
Et puis bon on est pas aux USA, en Russie ou en Grèce. Les "ratonnades" sont extremement rares en France.

Pour info je ne suis pas blanc donc c'est sur que le racisme anti-blanc me concerne moins.


« En conclusion, Backstage est un préservatif assez ouvert, mais ça ne permet pas d'y raconter n'importe quoi. On peut faire dans la petite culotte, mais avec finesse et sans exagération sur des sons gutturaux intéressants. Tout le voltmètre vous en sera reconnaissant. »

« En réalité, je le répète, ceci est un forum de guitaristes. Qui plus est, un forum de guitaristes dits comiques. Ou au moins, qui tentent de l'être... »
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Ghilou
  • Custom Cool utilisateur
Seth Rotten a écrit :

Tiens c'est intéressant cette idée. Je n'y avais pas pensé en ces termes mais on pourrait appeler ça comme ça en effet : des gens de bonne volonté mais qui presque malgré eux deviennent instinctivement "racistes" sans élaboration "intellectuelle" autour, pas pour des raisons politiques, culturelles ou quoi mais parce qu'ils sont un peu conditionnés par leur vie, par leur environnement, et pour des tas de raisons, sans être consciemment racistes, développent un comportement qui, vu de l'extérieur, pourrait passer pour raciste... c'est un peu ça dont tu parles, non ?


Je change de trotoir quand je vois des caillera et je fait des generalités coupables (que je garde pour moi) quand je me fait doubler par un vehicule hors d'age conduit en dépit des règles de bienséance par un representant d'une quelconque minorité (putain la honte quand j'y pense...). Mais non, je crois pas au racisme inconscient. Ceux qui sont dans mon cas font leur choix délibèrement. Si vu de l'exterieur, ils passent pour raciste, y'a des chances que ça soit le cas...
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
AnGeL_Of_SiN a écrit :

Skelter a écrit :

Pour info je ne suis pas blanc donc c'est sur que le racisme anti-blanc me concerne moins.




Skoi le soucis?
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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#FreeMissDaisy
Seth Rotten a écrit :

Citation:
Devenir adulte c'est aussi accepter les traumatismes de l'enfance et arrêter d'essayer de se definir par leur biais (et je pense pas me tromper beaucoup en disant que c'est un truc que doivent entendre les victimes de parents abusifs quand ils vont voir leur psys, et pas toujours aussi diplomatiquement d'ailleurs).


Possible mais dans le fond personne ne dépasse jamais trop le traumatisme. Il est toujours là, quelque part, à agir avec plus ou moins de visibilité... et je ne pense pas que le rôle d'un bon psy soit de faire la morale à leurs patients. Plutôt de les écouter et de leur donner un espace de parole libre où ils ne se sentent pas jugés.

Ce qui était proposé n'était pas de faire la morale, mais d'interpréter un état de fait à travers un certain prisme, de lui donner du volume.
Le rôle d'un psy, c'est d'aider le patient à regarder une même histoire à partir de plusieurs angles différents, pour y trouver du sens.

Un espace de parole libre, sans jugement, ça me paraît la moindre des choses, mais ça n'est pas l'essentiel du rôle du psy, juste son décor. Le métier de psy, c'est d'aider les gens à changer leur fonctionnement.
Ce n'est pas qu'un exercice de parole, et un exercice individuel. C'est aussi et avant tout une expérience émotionnelle. D'une façon ou d'une autre, le patient en thérapie se confronte à des émotions fortes.

En ce moment sur backstage...