ZePot a écrit :
Et contrairement à l'exemple de Skelter, je pense que les traumatismes de l'enfance, les gamins qui rasent les murs ou se font casser la gueule, comptent beaucoup plus que les histoires d'appart ou de boulot. Ce sont ces histoires qui te marquent à vie.
Carrément d'accord (ça vaut quelque soit la couleur de peau hein). Les insultes et humiliations dans l'enfance et à l'adolescence, à mon avis, traumatisent plus durablement et plus en profondeur au niveau de, disons simplement, l'estime de soi, que de se faire recaler à l'entrée d'une boîte ou à une demande d'emploi...
Citation:
Pour info je ne suis pas blanc donc c'est sur que le racisme anti-blanc me concerne moins.
Oui c'est sûr mais ce n'est pas une raison pour minimiser le truc... je suis pas noir, pourtant je sais que le racisme anti noir existe et qu'il blesse ceux qui en sont victimes, qu'ils soient nombreux ou pas.
Citation:
Devenir adulte c'est aussi accepter les traumatismes de l'enfance et arrêter d'essayer de se definir par leur biais (et je pense pas me tromper beaucoup en disant que c'est un truc que doivent entendre les victimes de parents abusifs quand ils vont voir leur psys, et pas toujours aussi diplomatiquement d'ailleurs).
Possible mais dans le fond personne ne dépasse jamais trop le traumatisme. Il est toujours là, quelque part, à agir avec plus ou moins de visibilité... et je ne pense pas que le rôle d'un bon psy soit de faire la morale à leurs patients. Plutôt de les écouter et de leur donner un espace de parole libre où ils ne se sentent pas jugés.
Citation:
La connerie est pas l'apanage des fasciste
Le racisme non plus... loin de là.
Citation:
J'avais, et j'ai toujours, le profil type de la "victime" qui va se faire chicaner par la première racaille venu. Je suis d'ailleur un genre de raciste conditionné
Tiens c'est intéressant cette idée. Je n'y avais pas pensé en ces termes mais on pourrait appeler ça comme ça en effet : des gens de bonne volonté mais qui presque malgré eux deviennent instinctivement "racistes" sans élaboration "intellectuelle" autour, pas pour des raisons politiques, culturelles ou quoi mais parce qu'ils sont un peu conditionnés par leur vie, par leur environnement, et pour des tas de raisons, sans être consciemment racistes, développent un comportement qui, vu de l'extérieur, pourrait passer pour raciste... c'est un peu ça dont tu parles, non ?