Fozzie a écrit :
On va faire un deal : tente le coup d'aller habiter six mois dans une cité HLM de proche banlieue parisienne. Après, on en reparle.
La proximité, le bruit (et pas que des gens bruyants : les murs sont épais comme du papier clope et on entend le voisin se gratter le cul), du monde partout, tout le temps, l'usure naturelle de l’environnement (j'ai une pote qui a habité six ans au 18è étage, l'ascenseur a marché, en tout cumulé, à peine un an), 30 mômes par classe, etc.
Manque de bol pour toi mon ami le deal je l'ai vécu de ma première année à mes 13ans.Bon c'est sur c'était peut être pas le ghetto de Sarcelles et compagnie je te l'accorde mais j'ai su ce qu'était le voisin bruyant avec sa musique, les engueulades de couple (j'ai même vu une poursuite au couteau), les caves puantes, les vides ordures bouchés etc.Bref même si j'ai pas atteint le niveau d'inconfort et de rejet mais je n'arrive pas comment on peut créer une telle rage dans l'esprit d'un être sain.
Je ne développe pas plus notre ami Fabh m'ayant volé les mots de la bouche
ps: petit message personnel ravi de te revoir Fozzie
EDIT:
Citation:
il s'agit de regarder en face le fait que nous avons créé des ghettos de pauvres et qu'on gueule maintenant qu'ils se révoltent et estiment que la société les a trahis. Quand en plus il s'avère que ces pauvres étaient majoritairement des immigrés, il est tout aussi rationnel que leurs enfants estiment que la France ne veut pas vraiment d'eux.
Je te concède cet argument mais je te rappelle que la pauvreté ne frappe pas que dans les banlieues Parisiennes et les HLM.On a, en Province, des gens qui vivent dans des caravanes, cabanons avec bien moins que le seuil de pauvreté sans pour autant qu'ils renversent le quartier et expriment leur désespoir ou rage en brulant le bien d'autrui ou autre bordel du genre; ils se démerdent pour s'en sortir plus ou moins mais on ne les entend jamais.
De plus, le rejet de l'immigration ca n'est pas né de la dernière pluie, il me semble.
Pourtant les générations précédentes ont surement ressenti ce sentiment de rejet et autant morflé que nos jeunes immigrés contemporains sans pourtant foutre le feu au 404 ou R14 de leurs voisins.
Pourquoi maintenant? parce qu'ils se sentent poussé des ailes avec Redbull? parce que simplement ils sentent que le zèle de certaines assos leur ouvre le chemin pour libérer leur connerie sachant qu'on trouvera bien une excuse comme le racisme ou le racisme pour justifier l'injustifiable?A vrai dire j'en sais rien (et je serais mal placé pour le savoir ayant fait du chemin depuis mes années HLM)
Le gouvernement prend les gens pour des cons c'est pas nouveau (ca doit exister depuis que le mot gouvernement existe) et le racisme les portugais, les polonais l'ont connu sans pour autant que ces deux peuples ne brulent des caisses et foutre le merde chaque Saint sylvestre (mais à vérifier car à cette époque je n'étais point né).
En conclusion pourquoi cette génération plutot que celles d'avant et surtout pourquoi cette débauche de violence gratuite?