Le Con du Jour

Rappel du dernier message de la page précédente :
rapideyemove
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Quant à dire qu'ils sauvent leur "âme" ... ils croient peut-être la sauver, pour les plus idéalistes d'entre eux (je précise que j'ai du mal à m'identifier, ne croyant en rien qui s'approche de près ou de loin à une "âme").


Non justement, je crois que c'est ça le point qui est important. Ils ne croient pas, ils la sauvent réellement. J'ai précisé "au sens psychique du terme", donc pas religieux. Je ne parle évidemment pas d'une âme qui devrait se racheter auprès d'un barbu perché sur son nuage, mais bel et bien de quelque chose qui mène une existence indépendante du corps et de son existence mentale. D'une part, la mémoire de ces actes est toujours vivante et d'autre part ces terroristes ont eux-même anticipé leur après-mort. Cette âme, c'est une représentation, mais c'est bien plus qu'une croyance. Elle est réelle au sens où elle agit en tant qu'exemple passé qui est repris et réinterprété et peut constituer un projet pour certain. Elle structure réellement le monde présent et sa forme n'est pas figée. Il faut comprendre ce genre de logique de la mémoire collective et de l'esprit humain, pour tenter d'approcher le fonctionnement d'un terroriste. Pour comprendre que le "sauver son âme" possède un fondement, ce n'est pas un délire complet détaché de toute réalité.


+ 1000.
Mis à part le «donc pas religieux».
Qui ferait, notamment, une économie douteuse de la notion de "chahid" parmi ces groupes terroristes.
Le "chahid" c'est le témoin, issu d'une racine arabe qui représente également le réseau lexical du "spectateur". La notion de "chahid" est donc très proche de la notion issue du grec ancien, le "martyr" et son terrible spectacle apologétique le "martyre".

Autrement, on pourra explorer les pistes d'une certaine mystique et de ses déclinaisons et dérivées, plutôt, à l'interieur de ces groupes : le réalisme / la réalité magique et ses facilités (c'est dire aussi sa puissance), la théurgie, voire la thaumaturgie (références : Moshé Idel, bien plus que Gershom Sholem) ; dont il ne resterait ici plus que l'excipient, à savoir le placébo.

Rappelons qu'en latin "placebo" signifie "je plairai" : la réserve de ce futur questionne le présent de l'acte d'abord virtuel, puis possible, puis réalisé...Essentiellement dans son intransitivité : Je plairai. Un point c'est tout.
Et secondairement, je plairai à...

La psukhê, l'âme–souffle (pneuma), et aussi la princesse dont Cupidon, se blessant lui–même d'une de ses propres flèches, tomba amoureux.
L'âme–souffle et les retrouvailles avec un miroir, son spectacle et sa connaissance.
«Wir leben unter finsteren Himmeln, und –es gibt wenig Menschen. Darum gibt es wohl auch so wenig Gedichte. Die Hoffnungen, die ich noch habe, sind nicht groß. Ich versuche, mir das mir Verbliebene zu erhalten. »
Paul Celan, 18 mai 1960, Lettre à Hans Bender.
Doc Loco
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Quant à dire qu'ils sauvent leur "âme" ... ils croient peut-être la sauver, pour les plus idéalistes d'entre eux (je précise que j'ai du mal à m'identifier, ne croyant en rien qui s'approche de près ou de loin à une "âme").


Non justement, je crois que c'est ça le point qui est important. Ils ne croient pas, ils la sauvent réellement. J'ai précisé "au sens psychique du terme", donc pas religieux. Je ne parle évidemment pas d'une âme qui devrait se racheter auprès d'un barbu perché sur son nuage, mais bel et bien de quelque chose qui mène une existence indépendante du corps et de son existence mentale. D'une part, la mémoire de ces actes est toujours vivante et d'autre part ces terroristes ont eux-même anticipé leur après-mort. Cette âme, c'est une représentation, mais c'est bien plus qu'une croyance. Elle est réelle au sens où elle agit en tant qu'exemple passé qui est repris et réinterprété et peut constituer un projet pour certain. Elle structure réellement le monde présent et sa forme n'est pas figée. Il faut comprendre ce genre de logique de la mémoire collective et de l'esprit humain, pour tenter d'approcher le fonctionnement d'un terroriste. Pour comprendre que le "sauver son âme" possède un fondement, ce n'est pas un délire complet détaché de toute réalité.


Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681
Blow Up
Une chose est sûre, les graphistes d'Al Watan sont médiocres, la moustache est complètement ratée.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Blow Up a écrit :
Une chose est sûre, les graphistes d'Al Watan sont médiocres, la moustache est complètement ratée.


Lol
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
Mellow_man
Skelter a écrit :
http://www.lefigaro.fr/politique/2015/01/30/01002-20150130ARTFIG00037-francois-hollande-grime-en-hitler-en-une-d-un-journal-marocain.php


En tous les cas un bon coup de pub pour un journal confidentiel aux idée moisies et toxiques.
fifdefif
Skelter a écrit :
http://www.lefigaro.fr/politique/2015/01/30/01002-20150130ARTFIG00037-francois-hollande-grime-en-hitler-en-une-d-un-journal-marocain.php



Tous les leaders arabes avaient la moustache :Nasser ,Sadate,Arafat,Saddam ...............c'est peut être un hommage
Biosmog
  • Vintage Méga utilisateur
Doc Loco a écrit :
Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.


Non, c'est beaucoup plus fondamental que des questions d'égo, c'est au niveau du système symbolique général, ça tient à la fois de l'économie psychique de l'individu (ce qui fait qu'il tient littéralement debout) et des représentations collectives (ce qui fait qu'on "pose" un acte, qu'on "pose" une idée et que cela acquiert une existence).

Enfin, ce n'est pas très grave si je ne suis pas compris, je n'irai poser de bombe nulle part.
Vous battez pas, je vous aime tous
Doc Loco
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.


Non, c'est beaucoup plus fondamental que des questions d'égo, c'est au niveau du système symbolique général, ça tient à la fois de l'économie psychique de l'individu (ce qui fait qu'il tient littéralement debout) et des représentations collectives (ce qui fait qu'on "pose" un acte, qu'on "pose" une idée et que cela acquiert une existence).

Enfin, ce n'est pas très grave si je ne suis pas compris, je n'irai poser de bombe nulle part.


J'ai l'impression que tu réfléchis beaucoup plus qu'eux tous réunis.
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681
Biosmog
  • Vintage Méga utilisateur
rapideyemove a écrit :
Mis à part le «donc pas religieux».


Oui oui, le contexte est bel et bien le système religieux. Le terme est mal arrimé, j'aurais dû préciser "donc pas dans l'au-delà décrit par certaines religions". J'essaie de faire comprendre par ici depuis plusieurs messages, que la transcendance existe bel et bien, pas dans un au-delà mythologique, mais ici-bas, entre les vivants, dans nos rapports éthiques, dans nos systèmes politiques, dans nos dispositifs techniques. Mais c'est difficile, les guitaristes par ici me paraissent très étroitement physicalistes. Aucune place pour le monde de l'esprit, ce monde qui nous charme. A ce propos, ton développement sur le placébo est intéressant: le futur comme un non-existant à séduire (l'intransivité du "je plairai"). La suite de ton message, je n'y ai rien compris, je mets ça sur le compte de ton propre emportement
Vous battez pas, je vous aime tous
Biosmog
  • Vintage Méga utilisateur
Doc Loco a écrit :
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.


Non, c'est beaucoup plus fondamental que des questions d'égo, c'est au niveau du système symbolique général, ça tient à la fois de l'économie psychique de l'individu (ce qui fait qu'il tient littéralement debout) et des représentations collectives (ce qui fait qu'on "pose" un acte, qu'on "pose" une idée et que cela acquiert une existence).

Enfin, ce n'est pas très grave si je ne suis pas compris, je n'irai poser de bombe nulle part.


J'ai l'impression que tu réfléchis beaucoup plus qu'eux tous réunis.


bof je ne sais pas. Mais si tu tombes sur ce vieux trucs, c'est très daté, plein d'hypothèses erronée, mais sur le fondement, c'est mon ouvrage de référence pour définir le fait religieux. Si tu le lis et que tu le comprends, tu as compris toute la sociologie, selon moi (Lévi-Strauss, Bourdieu ont quasi tout piqué là-dedans).

Vous battez pas, je vous aime tous
Doc Loco a écrit :
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.


Non, c'est beaucoup plus fondamental que des questions d'égo, c'est au niveau du système symbolique général, ça tient à la fois de l'économie psychique de l'individu (ce qui fait qu'il tient littéralement debout) et des représentations collectives (ce qui fait qu'on "pose" un acte, qu'on "pose" une idée et que cela acquiert une existence).

Enfin, ce n'est pas très grave si je ne suis pas compris, je n'irai poser de bombe nulle part.


J'ai l'impression que tu réfléchis beaucoup plus qu'eux tous réunis.


Il vaut mieux ça que l'inverse.
rapideyemove
Biosmog a écrit :
rapideyemove a écrit :
Mis à part le «donc pas religieux».


Oui oui, le contexte est bel et bien le système religieux. Le terme est mal arrimé, j'aurais dû préciser "donc pas dans l'au-delà décrit par certaines religions". J'essaie de faire comprendre par ici depuis plusieurs messages, que la transcendance existe bel et bien, pas dans un au-delà mythologique, mais ici-bas, entre les vivants, dans nos rapports éthiques, dans nos systèmes politiques, dans nos dispositifs techniques. Mais c'est difficile, les guitaristes par ici me paraissent très étroitement physicalistes. Aucune place pour le monde de l'esprit, ce monde qui nous charme. A ce propos, ton développement sur le placébo est intéressant: le futur comme un non-existant à séduire (l'intransivité du "je plairai"). La suite de ton message, je n'y ai rien compris, je mets ça sur le compte de ton propre emportement


Eh, non, pas d'emportement.
La volonté de faire bref !
Incroyable, non ?

L'analyse du "chahid" / "martyr" était je crois assez limpide , en tout cas suffisamment (faire bref...aïe-aïe-aïe !), pour offrir un lien entre cette économie (étymologiquement, cette loi du foyer) psychique dont tu évoquais les linéaments et l'efficace de ce souffle (pneuma) qui fait tenir l'âme, l'homme ou sa peinture, son effigie debout (stabat...).

L'âme–souffle, psukhê-pneuma (grec ancien), parce que je voulais élargir ce couple symbolique, voire métaphorique, à des rapprochements à construire avec d'autres mots ou réseaux du souffle : "spiritus" (latin), "rouah" (souffle, esprit, en hébreu), "ātman" (principe du soi se reconnaissant comme sujet autonome, dans la philosophie védique / brahmanique), et l' "atmen" (respirer en allemand : cf. notre "asthme" ou "atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère !")...

Mais cela raffine trop l'analyse, ou cela la résume exagérément, au point de la rendre caricaturale.

Pour être caricaturale, ainsi abrégée dans sa liste comme dans son commentaire, cette lignée de mots n'en faufile pas moins les sociétés, donc les mythologies et les inconsciences, au bas mot celles du plateau eurasien (et encore je la ferme sur la mythologie Dogon, avec le Renard–pâle...), qui est, bien au-delà d'un sol originaire (Urgrund), un temps-origine (Urzeit).

La conclusion de mon message, encore une fois trop elliptique, entre pneuma et les différentes versions de la psukhê (âme, princesse mythologique, et le reflet de soi dans le face-à-main : la kataptromancie, la connaissance par les miroirs dans les sociétés de la Grèce antique) avec cette économie psychique agissante dont tu ébauchais finement les marges et qui m'a "soufflé" ces brouillons d'idées.
D'où le retour à mon point de départ, peu s'en faut, lorsque je liais la notion de "chahid" à ce terrible spectacle apologétique du martyr (l'homme) en martyre (l'acte miroitant, médusant et médusé).

Gorgone et Persée, en somme, dans la même poigne.


Au fait, on est bien d'accord sur le sens à donner à la transcendance (voir notamment, le néo–hégélianisme avec Feuerbach et L'Essence du Christianisme, 1841, sa Préface, par exemple, sur l'aliénation de l'essence de l'homme, son déplacement.)

Alors, comme ça, tu n'y avais pas compris le reste ?
Allons donc !

La partie sur le “placébo” était, à mon avis, de loin la plus complexe.
Elle valait, en outre, un peu comme une alternative assez effroyablement hiérarchisée, à mon avis encore, dans la mentalité terroriste, entre le "Je plairai." intransitif (voir, encore un coup, du côté du solipsisme, composant le terroriste et la relation (clivée ?) qu'il nourrit ou affame avec son acte...) et, secondairement selon moi, le "Je plairai à...." transitif (la transcendance, l'extériorité, et leurs fantasmes ou plutôt leurs fantasmagories...).

D'ailleurs, les terroristes–bouchers se mirant dans les mercures sans tain de You Tube, FaceBook ou Twitter sont coupés de la langue du Coran, l'arabe classique. Ils sont parfois également coupés de l'arabe dialectal de leurs parents, ou pire de leurs grands–parents restés au bled. C'est aussi ce qu'on nomme l'acculturation dans les sciences sociales. Cet arabe classique dont la "grammaire" est précisément le texte "saint" qui ne doit pas être traduit (le couple conflictuel en ethnologie, notamment, ésotérisme contre exotérisme, et vice versa).
Ils ne savent pas le lire, ou plutôt pas le comprendre, dans cet arabe classique qu'ils ne savent, a fortiori, pas écrire.
Des sourates, ils ne retiennent, dans le meilleur des cas, que le sens le plus pauvre du Coran, la récitation, sans absolument rien connaître du sens analogique et allégorique à donner à ce beau mot de récitation comme ex–périence du souffle, cette traversées des périls, et comme parole à mâcher, la manducation de la parole chère aux mystiques dans leurs diversités (kabbale, chamanismes sibériens, soufis, Maître Eckhart, et j'en passe...). Ce qu'on peut comprendre alors comme la pleine et entière récitation, par cœur.

Voir là-dessus, pour l'énorme massif culturel musulman, les œuvres respectives des grands islamologues français que sont Henry Corbin et Louis Massignon, par exemple.

À ce titre, je me souviens avoir donné à deux jeunes filles voilées et à leurs frères, que je connaissais, tous adolescents, un assez long document, en plusieurs pages d'extraits du Coran que je leur avais choisis en version française (dans deux traductions mises en parallèle dans ce document que je leur avais produit : celle de Denise Masson et celle de Jacques Berque) parce qu'ils me demandaient ce qu'il en était de la création du monde dans ce Coran qu'ils ânonnaient, sans en comprendre les mots et la syntaxe, pour ne rien dire de la prosodie (Le Coran où il n'y a, à proprement parler, aucun récit de la création, aucune théologie de la création).

C'est aussi cela l'hospitalité de l'autre, si on veut bien se donner la peine d'y penser, ou donner à penser, au plus vrai, au plus simple.
Une véritable laïcité, j'espère.

Ce sont des adultes, maintenant, dont le cœur saigne aujourd'hui, avec bon nombre d'entre nous.
Ils ne sont évidemment jamais allés en Syrie, en Irak, ou en Afghanistan.
Nous nous saluons toujours, la main sur le cœur.
Ou sur la tête de leurs petiots quand ils me les "présentent".

Tu m'avais donc sans doute très bien compris.

En revanche, ton analyse initiale, fine et structurée quoique complexe, complexe, m'a donné du fil à retordre !
J'espère l'avoir à peu près suivie et respectée, voire prolongée, vu l'intérêt profond que j'y trouve.

À travers ce que j'ai pu en dire, on comprendra (j'espère aisément !) qu'il ne s'agit donc en rien de trop intellectualiser la démarche des terroristes, mais d'essayer de se donner quelques outils pour comprendre le nuage d'inconnaissance proprement effroyable dans lequel (et grâce auquel) ils agissent.

Pour Moshé Idel (théurgie et thaumaturgie, dans la mystique juive, la référence vaut le détour intellectuel et le travail qui va avec.

Avec tout ça, j'espère être élu «Le con du jour».

Puisque tout doit bien finir en facétie et par le rire, laïc, divin comme hérétique, mieux vaut cela qu'être court du jonc, ou même l'employé du mois...

Bon je file, fissa–fissa.
J'entends déjà siffler les balles au-dessus de ma tête.
«Wir leben unter finsteren Himmeln, und –es gibt wenig Menschen. Darum gibt es wohl auch so wenig Gedichte. Die Hoffnungen, die ich noch habe, sind nicht groß. Ich versuche, mir das mir Verbliebene zu erhalten. »
Paul Celan, 18 mai 1960, Lettre à Hans Bender.
Doc Loco
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Biosmog a écrit :
Doc Loco a écrit :
Pour résumer, par "sauver son âme", tu veux dire se découvrir un but dans la vie, être enfin "quelqu'un" et laisser une trace dans l'histoire, ne pas être un anonyme. Exactement les mêmes motivations que les candidats de la starac ou de n'importe quelle émission de téléréalité quoi (et je suis sérieux). Pour moi c'est juste un mélange d'orgueil, de fainéantise et de pauvreté intellectuelle.


Non, c'est beaucoup plus fondamental que des questions d'égo, c'est au niveau du système symbolique général, ça tient à la fois de l'économie psychique de l'individu (ce qui fait qu'il tient littéralement debout) et des représentations collectives (ce qui fait qu'on "pose" un acte, qu'on "pose" une idée et que cela acquiert une existence).

Enfin, ce n'est pas très grave si je ne suis pas compris, je n'irai poser de bombe nulle part.


J'ai l'impression que tu réfléchis beaucoup plus qu'eux tous réunis.


bof je ne sais pas. Mais si tu tombes sur ce vieux trucs, c'est très daté, plein d'hypothèses erronée, mais sur le fondement, c'est mon ouvrage de référence pour définir le fait religieux. Si tu le lis et que tu le comprends, tu as compris toute la sociologie, selon moi (Lévi-Strauss, Bourdieu ont quasi tout piqué là-dedans).



Ce que je veux dire par là, c'est que j'ai l'impression que tu intellectualises à outrance leur démarche. Qui est quand même d'abord et avant tout basée sur justement une absence totale de réflexion personnelle (d'où la fragilité par rapport aux discours toxiques livrés clé sur porte) et au final se résume à l'activation et la stimulation de quelques traits extrêmement primaires de l'être humain.

Ca n'a rien d'un reproche évidemment, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir en tête le fameux "deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche" du grand philosophe du XXième siècle Michel Audiard .
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681
Doc Loco
Redstein a écrit :
D'ailleurs Boris les a bien cernés (« C des branleurs épicétou »)


J'avais vu, là on est "un poil" dans l'excès inverse .Mais bon, on connaît le personnage qui adore se donner un côté brut de décoffrage qui n'a rien d'innocent.
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681

En ce moment sur backstage...