Les élections

Rappel du dernier message de la page précédente :
kukrapoc
Ad Rock a écrit :

Moi je m'étonne que tu t'étonnes. Que veux-tu, sans vouloir en faire des tonnes, Azaz détonne...

Désolé je sors d'une réunion "difficile"...


Ad rock, le Boby Lapointe de backstage.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Ton dernier post me rassure azzaz' tu as une vision de droite de la dépénalisation et moi une vision de gauche. Finalement il n'y a pas de convergence uniforme entre nous sur le sujet, seulement ponctuelle.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
kukrapoc
Skelter a écrit :
kukrapoc a écrit :


Mon ami skelter tu n'as jamais eu un ami accro à la coke, c'est pas possible.

Montée de sueur,jambes qui tremblent,douleurs aux reins/dos...C'est vraiment une belle belle merde.


Là tu parles d'addict qui est le stade ultime. Il y a plusieurs niveaux hein.
Un mec accro au PMU il aura les mêmes sensations que celles que tu décries^^

En revanche j'ai plusieurs amis qui ont déjà pris de la coke et aucun n'est addict.
Et puis je ne vois pas pourquoi il faudrait en débattre c'est un fait scientifiquement établi.


Qu'est ce que tu prends comme gants pour me dire "ferme ta gueule".Sois plus direct.
bustyblonde
Skelter a écrit :
La cocaïne n'entraine pas de dépendance physique. C'est un fait!

Pour la dépendance psychologique elle n'est pas liée à coke en tant que t'elle mais à la sensation que procure la prise de coke.
De la même façon que l'addiction au jeu est liée au plaisir que tu prends en jouant, l'addiction à la coke est liée à la sensation que tu as en étant sous coke.

http://www.lexpress.fr/actuali(...).html

"L'addiction à la cocaïne est-elle un vice ou une fatalité ? "Les deux approches ont longtemps coexisté", observe Pier Vincenzo Piazza, directeur de l'unité de physiopathologie de l'addiction à l'Inserm. Selon la première hypothèse, c'est le produit lui-même qui "accrocherait" le cerveau et pousserait le drogué à aller chercher sa dose. Dans la seconde, le toxicomane serait un être au cerveau malade, prédisposé malgré lui à la dépendance.

On sait aujourd'hui que ces deux visions sont fausses, car la toxicomanie n'est pas spécifique à l'espèce humaine, comme l'ont démontré, en 2004, les chercheurs de l'Inserm: ils ont administré, par voie intraveineuse, de la cocaïne à des souris; deux mois et demi plus tard (soit huit années à l'échelle d'une vie humaine), certaines étaient devenues totalement accros - jusqu'à se coincer 3 000 fois le museau dans un portique dans le seul but de renifler leur dose.

En réalité, la toxicomanie suit trois phases. La première, "récréative", est ponctuée de prises intermittentes. La deuxième se caractérise par une consommation régulière, voire excessive, mais qui n'empêche pas de mener une vie sociale. Dans la troisième, en revanche, "la perte de contrôle est totale", relève Vincenzo Piazza. La drogue envahit l'existence, les comportements sont dictés par la recherche de la cocaïne, avec toutes les conséquences possibles (perte d'un travail, prostitution, violence, etc.). Attention, prévient néanmoins le chercheur de l'Inserm : "Pour en arriver là, il faut parfois consommer pendant des mois, voire des années. Il n'existe pas de prédisposition génétique directe, mais plutôt une interaction entre trois paramètres: la drogue, un terrain favorable et l'histoire personnelle de l'individu."
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
bustyblonde a écrit :
http://www.lexpress.fr/actuali(...).html

"L'addiction à la cocaïne est-elle un vice ou une fatalité ? "Les deux approches ont longtemps coexisté", observe Pier Vincenzo Piazza, directeur de l'unité de physiopathologie de l'addiction à l'Inserm. Selon la première hypothèse, c'est le produit lui-même qui "accrocherait" le cerveau et pousserait le drogué à aller chercher sa dose. Dans la seconde, le toxicomane serait un être au cerveau malade, prédisposé malgré lui à la dépendance.

On sait aujourd'hui que ces deux visions sont fausses, car la toxicomanie n'est pas spécifique à l'espèce humaine, comme l'ont démontré, en 2004, les chercheurs de l'Inserm: ils ont administré, par voie intraveineuse, de la cocaïne à des souris; deux mois et demi plus tard (soit huit années à l'échelle d'une vie humaine), certaines étaient devenues totalement accros - jusqu'à se coincer 3 000 fois le museau dans un portique dans le seul but de renifler leur dose.

En réalité, la toxicomanie suit trois phases. La première, "récréative", est ponctuée de prises intermittentes. La deuxième se caractérise par une consommation régulière, voire excessive, mais qui n'empêche pas de mener une vie sociale. Dans la troisième, en revanche, "la perte de contrôle est totale", relève Vincenzo Piazza. La drogue envahit l'existence, les comportements sont dictés par la recherche de la cocaïne, avec toutes les conséquences possibles (perte d'un travail, prostitution, violence, etc.). Attention, prévient néanmoins le chercheur de l'Inserm : "Pour en arriver là, il faut parfois consommer pendant des mois, voire des années. Il n'existe pas de prédisposition génétique directe, mais plutôt une interaction entre trois paramètres: la drogue, un terrain favorable et l'histoire personnelle de l'individu."


so what? Elle est où la contradiction avec mes propos.
Remplace cocaïne par jeu, internet, sexe, alcool dans ton article et on y est.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
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Azazello
chix4free a écrit :
An_Mor a écrit :
Azazello a écrit :
Niveau Etat a minima, les ricains ce n'est plus vraiment une référence, au XIXe siècle oui mais en 2012...


Tu m'étonnes, l'Irak et l'Afghanistan sont nettement meilleur dans le domaine !


La référence absolue, c'est la Somalie je le rappelle


Parlons plutôt d’État dysfonctionnel dans ce cas.

(Dans une logique libertarienne ce qui compte c'est la protection des droits individuels (dits naturels), qu'elle soit assuré par l’État, ce qui n’est pas le cas dans les riantes contrées citées, ou par un système privé, pour ceux que ça intéresse...).
bustyblonde
Skelter a écrit :
so what? Elle est où la contradiction avec mes propos.
Remplace cocaïne par jeu, internet, sexe, alcool dans ton article et on y est.

Ben rien que "la perte de contrôle [qui] est totale".

J'ajouterais, même si je ne suis pas un professionel de ce domaine que:

1. C'est un opiacé
2. Il n'y a pas de phénomène de descentes pour les autres addictions que tu cites en comparaison.
3. La coke est un fort analgésique, donc descente (déprime, douleur), donc besoin PHYSIQUE d'en reconsommer.
4. Les manifestations de sevrage qui entrainent des symptômes physiques (sudation, douleur) chez des usagers qui en consomment massivement.

La question est peut-être de s'accorder sur la limite entre cerveau et corps, entre le purement psychique et le purement physique…

Josh43
  • Custom Cool utilisateur
Yep: je pense qu'il est illusoire de classer objectivement les drogues selon leurs effets, tellement ils sont variables selon les individus.
Comme beaucoup j'ai tapé déjà une ou deux traces de coke à l'occase, usage occasionnel et récréatif, comme on dit.
Eh ben si je suis persuadé d'un truc, c'est que si ce machin était en vente libre, non contrôlée et à tarif abordable, ça ferait longtemps que je serais addict au dernier stade, et que j'aurais les neurones en compote, tant ce produit "fonctionne" chez-moi.
Chez d'autres c'est l'alcool, par exemple: ils ne peuvent pas s'en passer. Alors que moi je peux très bien passer 1 mois sans boire d'alcool...
Si on légalisait tout, chacun se trouverait "sa" drogue et finirait dans le paté. Au delà même de l'aspect humain, si on adopte un raisonnement cynique et purement utilitariste à la azzaz, ça nuirait forcément à l'activité économique. Personellement je ne suis déjà pas persuadé de la rationalité des agents économiques "sains", alors des agents économiques stoned... (Et puis essayes de faire accomplir un "travail" productif quelconque à un type qui vient de se faire un shoot...)
*: NOBODY EXPECTS THE SPANISH INQUISITION!
Redstein
Josh43 a écrit :
Eh ben si je suis persuadé d'un truc, c'est que si ce machin était en vente libre, non contrôlée et à tarif abordable, ça ferait longtemps que je serais addict au dernier stade, et que j'aurais les neurones en compote, tant ce produit "fonctionne" chez-moi.


Je n'y crois pas une seconde : on est nombreux à trop aimer l'alcool, cela ne fait pas de nous des éponges sur pattes (hips)... Il y a un équilibre à atteindre avec toutes les saloperies qui rendent la vie supportable, et quand un produit est interdit, on ajoute l'attrait de la transgression aux effets recherchés, sans parler de tous les dangers liés à la nécessité de se fournir auprès de truands non encadrés par la législation.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
bustyblonde a écrit :

1. C'est un opiacé
2. Il n'y a pas de phénomène de descentes pour les autres addictions que tu cites en comparaison.
3. La coke est un fort analgésique, donc descente (déprime, douleur), donc besoin PHYSIQUE d'en reconsommer.
4. Les manifestations de sevrage qui entrainent des symptômes physiques (sudation, douleur) chez des usagers qui en consomment massivement.

La question est peut-être de s'accorder sur la limite entre cerveau et corps, entre le purement psychique et le purement physique…



Tu confonds avec l'héroïne pour le coup.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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cette discussion était réellement constructive...
numero27
j'hallucine de voir qd même à quel point les intervenants ici ont une visions optimiste des drogues, encore une fois il en existe tellement.
prenez le GBL ou le GHB ce sont des bases de solvant archi puissant. vous prenez un coton impregné vous tartinez un flyer en carton hop il devient blanc comme neuf, arretez un peu vos conneries sur la drogue de bonne qualité les trucs d'aujourd'hui sont de la chimie qui vous flinguent l'organisme de manière absolument certaine. ces trucs (ghb) appelés drogue du violeur dont certains se gavent de leur propre chef pour faire la fête vous voulez le voir marqueté et en vente libre, ça va ça vous gêne pas ? la meth ? pire la krokodil ? ça vous pose pas non plus de problème, qu'un mec se bouffe ça et finisse en zombie 2 ans plus tard du moment qu'on lui a laissé la liberté de le faire.
On peut être esclave des drogues, et sans aller jusque ces exemple extrème, on peut être esclave du canabis, alors d'accord on en meurt pas a moins de prendre le volant, mais ça peut largement suffire a anihiler toute volonté ou toute réflexion, alors qu'on le depenalise ou pas j'en sais rien mais qu'on ne reconnaisse pas l'isolement et la deconnexion qu'engendre la consommation de drogue mais je trouve ça d'une mauvaise foi absolument sidérante.
"L'équitation n'est pas végane. Il ne s'agit pas seulement de ne pas faire souffrir les animaux, mais de ne pas les utiliser, ce qui est le cas. Une vraie interaction serait qu'un cheval sauvage vienne te voir de lui même, avec éventuellement un petit travail d'approche préalable, sans le brusquer, comme le renard et le petit prince."
bonniwell a écrit :

Donc, tu dis en résumant beaucoup "l'état est mal foutu, et mal tenu, donc il faut moins d'état"... j'ai bien compris?
On pourrait dire que notre différent se résumé au fait que je dis moi:
"l'état est mal foutu, mal tenu, donc il faut un meilleur état et un meilleur tenancier".

Et donc là on a posé notre différence, et je respecte ton opinion!
Je ne vais pas te dire que ton expérience est fausse, que tu penses les mauvaises choses... je dis juste qu'il me parait préférable de se battre "POUR" (= soigner ce qui est défaillant) que "CONTRE" (= amputer ce qui est défaillant).


Ce n'est pas tout à fait ce que je dis.

En fait, je pose le problème en deux temps :

- Dans un premier temps on définit ce qui ressort ou non de l'intérêt commun et sur base de ça on fixe le champ d'action de l'Etat ;

- Dans un second temps on donne les moyens à l'Etat d'atteindre ces objectifs.

En d'autres termes, quand je souhaite amputer (pour reprendre ta formule), ce n'est pas "parce que c'est défaillant" mais parce que j'estime que ça n'a pas à relever de la prérogative publique. Et dans le même ordre d'idées, pour ce que j'estime ressortir de la prérogative publique, je suis comme toi pour agir pour soigner les défaillances et donner tous les moyens d'actions nécessaires.
Josh43
  • Custom Cool utilisateur
Redstein a écrit :
Josh43 a écrit :
Eh ben si je suis persuadé d'un truc, c'est que si ce machin était en vente libre, non contrôlée et à tarif abordable, ça ferait longtemps que je serais addict au dernier stade, et que j'aurais les neurones en compote, tant ce produit "fonctionne" chez-moi.


Je n'y crois pas une seconde : on est nombreux à trop aimer l'alcool, cela ne fait pas de nous des éponges sur pattes (hips)... Il y a un équilibre à atteindre avec toutes les saloperies qui rendent la vie supportable, et quand un produit est interdit, on ajoute l'attrait de la transgression aux effets recherchés, sans parler de tous les dangers liés à la nécessité de se fournir auprès de truands non encadrés par la législation.


Je sais pas... t'as peut-être pas tord.. j'essaie juste d'extrapoler mes propres faiblesses et d'imaginer ce qui arriverait si elles n'étaient pas un tant soit peu encadrées. Les libertaires (de droite ou de gauche) semblent avoir suffisamment confiance en eux et en le genre humain pour penser que l'auto-discipline suffit à rationaliser les pulsions de l'individu. Or s'il est un produit induisant des comportements irrationnels (y compris économiques, Azzaz!) , c'est bien la drogue... Je suis pê plus influencé que vous par la croyance judéo-chrétienne en la faiblesse fondamentale de l'être humain...


Par ailleurs je trouve étonnant que les libertaires "de droite" utilisent souvent l'argument de la faiblesse et de l'individualisme humains pour critiquer les modèles socialistes, anarcho-socialistes où communiste.
L'homme serait donc incapable de s'auto-discipliner pour construire des modèles sociaux plus solidaires, mais quand il s'agit de consommer et/ou de revendre de la drogue, il serait capable de juguler, pour le consommateur, son attirance irrationelle pour sa drogue et coté vendeur, l'appat du gain et la possibilité de faire d'enormes plu-values au détriment de la santé et de l’équilibre psychologique de ses clients...

Grâce à cette fantastique capacité d'auto-gestion, on éviterait ainsi le risque de voir se constituer des narco-trusts oligarchiques dont la puissance économique serait inversement proportionelle à l'utilité de ce qu'ils vendent...
*: NOBODY EXPECTS THE SPANISH INQUISITION!
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
bonniwell a écrit :
bon, au milieu du topic sur les drogues, Ad Rock et moi on poursuit notre histoire tranquillement.


Vous êtes les bonni and Clyde de gay.com.

@numero27:

Personne n'a dit que se droguer c'était cool.
Simplement il y a des trucs tout autant dangereux qui échappent à la pénalisation et d'autre part la prohibition crée plus de problème qu'elle n'en résoud.
La loi n'empèche personne de se shooter donc autant les informer, les accompagner et les aider plutôt que les criminaliser.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Redstein
numero27 a écrit :
j'hallucine de voir qd même à quel point les intervenants ici ont une visions optimiste des drogues, encore une fois il en existe tellement.
prenez le GBL ou le GHB ce sont des bases de solvant archi puissant. vous prenez un coton impregné vous tartinez un flyer en carton hop il devient blanc comme neuf, arretez un peu vos conneries sur la drogue de bonne qualité les trucs d'aujourd'hui sont de la chimie qui vous flinguent l'organisme de manière absolument certaine. ces trucs (ghb) appelés drogue du violeur dont certains se gavent de leur propre chef pour faire la fête vous voulez le voir marqueté et en vente libre, ça va ça vous gêne pas ? la meth ? la scolopamine ? ça vous pose pas non plus de problème, qu'un mec se bouffe ça et finisse en zombie 2 ans plus tard du moment qu'on lui a laissé la liberté de le faire.
On peut être esclave des drogues, et sans aller jusque ces exemple extrème, on peut être esclave du canabis, alors d'accord on en meurt pas a moins de prendre le volant, mais ça peut largement suffire a anihiler toute volonté ou toute réflexion, alors qu'on le depenalise ou pas j'en sais rien mais qu'on ne reconnaisse pas l'isolement et la deconnexion qu'engendre la consommation de drogue mais je trouve ça d'une mauvaise foi absolument sidérante.


Ah, mais personne n'a dit qu'il n'y aurait pas besoin d'une éducation - exactement comme pour l'alcool, le tabac, la télévision, les jeux vidéo, le PMU, etc.

Le problème de la prohibition, c'est qu'elle favorise la consommation de tous les poisons dernier cri mis sur le marché par des trafiquants dont on peut penser à bon droit qu'ils s'y ébattent en toute liberté depuis X temps : le con-sommateur est parfaitement démuni face à son fournisseur.

C'est un peu beaucoup la même chose face à l'industrie alimentaire ou pharmaceutique, tu me diras...
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http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)

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