casseoreille a écrit :
"Biosmog" tu dis: "On ne juge pas le présent des gens du passé, on juge le passé des gens du présent!"
Désolé mon cher philosophe, mais cette belle phrase ne veut rien dire, ou du moins elle ne répond pas à la nouvelle mode qui consiste à contester le bien fondé de certaines statues.
La bonne phrase que tu aurais dû employer c'est plutôt: "on ne juge pas aujourd'hui le passé des gens trépassés!"
Et là nous aurions été d'accords!
Peut-être, mais sur un malentendu: tu n'a pas compris mon propos.
L'histoire qu'on écrit, c'est celle des vivants. Le respect qu'on doit, c'est celui dû aux vivants.
Ce qui est passé a disparu à jamais dans le néant. Les funérailles sont destinées aux vivants, pas aux morts. Les statues célèbrent la mémoire des morts pour les vivants, elles ne célèbrent pas les morts. Tant que tu ne comprends pas ça, cela ne sert pas à grand chose de discuter du sujet, parce que tu es dans le délire métaphysique selon lequel les morts existeraient encore et qu'il faudrait leur rendre hommage. La mémoire, l'histoire, le respect, toutes ces choses qu'on croit destinées aux morts, sont en réalité destinées aux vivants. Tu es juriste et tu n'as pas compris ce qu'est une norme: la norme est fondamentalement actuelle, elle s'applique aux vivants, comment pourrait-on l'appliquer à un mort ou à quelque chose qui n'est plus?
Pour revenir au sujet avec un exemple, déboulonner un esclavagiste, c'est respecter les descendants vivant d'esclaves: mais ce n'est en aucun cas manquer de respect à une personne qui est morte, il y a plusieurs siècles.
biosmog a écrit :
On ne juge pas le présent des gens du passé, on juge le passé des gens du présent!
Dit autrement: on déprécie les descendants vivants d'esclaves en croyant célébrer un esclavagiste mort.
Vous battez pas, je vous aime tous