Biosmog a écrit :
L'énorme différence, j0k, c'est que la sédimentation culturelle qu'il y a en toi, elle ordonnée à quelque chose qui est ton existence personnelle, ton parcours particulier avec ses hauts, ses bas, ses manques et ses réussites. Elle est absolument unique et tu dois te démerder avec ça pour communiquer avec les autres qui ont leur propre sédimentation. C'est ce qui fait de toi un artiste, un peu soufrant, un peu fanfaron, donc sublime.
La sédimentation culturelle qu'il y a dans l'IA, elle constitue un système universel de relations sémantiques, sans histoire, sans corps, sans volonté. Elle ne sera jamais autre qu'une technique, peut-être inouïe, toujours chiante: elle ne communique jamais rien puisqu'elle n'a rien à communiquer. Tu me diras que certains humains produisent des oeuvres chiantes. Et je suis d'accord. Un bon côté de l'IA c'est qu'elle va mettre au chômage tous les poseurs, charlatans de la culture, narcissiques plagieurs et mythomanes voleurs. Comme le streaming a remis en avant la performance live et donc les vrais musiciens, l'IA va remettre en avant des vécus sincères et intéressants.
Le bon vieux Guy disait que le vrai était devenu un moment du faux. Je pense qu'on arrive à ce renversement où, dans cette société du paraître, ne subsistera que le vrai, le faux étant désormais, et pour la première fois de l'histoire, à la portée de tous.
oui, c'est un peu ce que je disais ( en beaucoup moins bien expliqué/développé que toi
Mais je vois l'I.A., en musique, QUE comme un outil, comme l'était en quelque sorte les séquenceurs, les apergiateurs comme je l'ai déjà dit : pour mettre en forme les idées ... NOS idées.
Sinon, oui, il y a et il va y avoir de la "bouillie" produite par I.A.