Vous êtes mignons, les autruches, tronche dans le sable et fion exposé à tous les... vents.
Discours
moralisateur, notions
crétines car remettant bien trop de choses en question... La réflexion suit son cours sur
je vends-de-la-viande.com...
La notion de
carnisme dérange parce qu'elle remet en question la marche du monde... Normal. Le revers de cette médaille, c'est qu'elle est hautement utile pour penser ce monde
près de chez soi, si je puis dire.
Gzii a écrit :
Tout terme segmentant est finalement un manque de respect pour autrui ?.
Vi, ne nous hasardons surtout pas hors de l'indifférenciation béate, ça ferait forcément de l'ombre à quelqu'un
Et surtout, surtout (hein M.Twirly ?), continuons à confondre allègrement motivations hygiénistes, écologiques et éthiques...
Glinglo a écrit :
Lao a écrit :
Sujet de réflexion : d'un autre côté, une erreur d'un individu illuminé par son point de vue végan ne contrebalancera pas toute la cruauté de l'ensemble de ceux qui ne le sont pas. Il y a de la marge.
C'est pour ça qu'à mon avis prôner le véganisme est une erreur.
Lutter pour un élevage / abattage plus respectueux et une réduction de notre consommation de viande me paraitrait plus censé et réaliste.
Ça, c'est la moindre des choses : c'est même obligatoire si on voulait bien s'en tenir à la loi, qui est bien sûr insuffisante.
http://www.lemonde.fr/biodiver(...).html
Même chose pour la réduction de consommation : les gens sont conditionnés à bouffer de la viande tout le temps, et des tonnes de sous-produits animaux via toutes les saloperies industrielles qu'ils ingèrent à longueur d'année.
La moindre des choses, donc : prendre soin de sa santé en réduisant sa consommation, en mangeant bio, etc.
Et un tout ptit premier pas dans la bonne direction pour les produits à papattes.
C'est effectivement
sensé et réaliste dans l'immédiat.
Mais en rester là ?
C'est
sensé et réaliste pour qui ?
Pour des acteurs économiques qui voudraient faire oublier qu'ils vivent d'un commerce ignoble ?
Pour des consommateurs qui pourraient pourtant se passer totalement de produits animaux et s'en trouver mieux à tous les niveaux ?
Ou pour un nombre astronomique d'êtres sensibles qu'on voudrait bien continuer à faire torturer et massacrer par des malheureux derrière les murs opaques des abattoirs, etc ?
Gzii a écrit :
Oui je crois que les points de vue extrémistes ou moralisateurs sont contre-productifs.
Affirmer que le carnisme est immoral et partant presque aussi dommageable pour les humains que les non-humains, ce n'est ni
extrémiste, ni
moralisateur : c'est juste dérangeant.
Alors oui, il est plus
sensé et réaliste de produire de la
viande heureuse et d'en manger moins... C'est certainement le discours de tout un secteur bien décidé à poursuivre et amplifier ses activités sordides...
...le temps de faire oublier aux consommateurs quelques images dérangeantes.
On va appeler ça du welfare-washing