The Psychedelic Section

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Slyonline2
Magi – Win Or Lose - 1976


Du hard rock-psychédélic, plutôt que du heavy psych ?

L'unique album des losers magnifiques Magi ne semble pas vraiment en phase avec son temps.
En 1976, le hard rock, à l’image de Kiss, Aerosmith ou Blue Oyster Cult... commence à se façonner en s’éloignant de plus en plus de racines blues et psyché pour adopter une approche plus calibrée et spectaculaire.

À l’inverse, Magi semble regarder quelques années en arrière, à une époque où les frontières entre les genres étaient encore floues, moins rigides et moins stéréotypées, le groupe privilégie un rock brut, nourri de blues électrique, de riffs lourds, de sonorités fuzzy et d’une énergie presque instinctive.

En 1973, le quintet enregistre quelques démos et sillonne les routes du Midwest, se produisant entre le Michigan, l’Ohio et l’Indiana, assurant souvent les premières parties de groupes plus installés, puis décide d’aller plus loin et entre en studio.

Le résultat paraît l’année suivante sous la forme de l'album Win Or Lose, publié sur le petit label Uncle Dirty’s Sound Machine et sorti en private press a seulement 1000 exemplaires environ.

Rétrospectivement, on compare souvent Magi à Led Zeppelin ou à Steppenwolf, tant par la puissance de ses guitares que par cette manière très organique de mêler heavy rock, country bluesy et élans psychédéliques.

En 1978, la formation s’installe à Los Angeles, mais rapidement, les désillusions prennent le dessus et le groupe se sépare peu de temps après.

Seul Tom Stevens parviendra à tirer son épingle du jeu en rejoignant le groupe de Paisley Underground et country alternative The Long Ryders dans les années 80.









Playlist Complète :

Être plutôt que paraître, brouter plutôt que paître...
Slyonline2
Steppenwolf - The Second - 1968


Pour rester dans les groupes acid rock, heavy psyché et pré hard rock, le deuxième album de Steppenwolf (le nom du groupe est tiré d'un livre d'Hermann Hesse - Le loup des Steppes) est toujours intéressant, même si moins spectaculaire que leur précédent, le premier album (page 27 post #398 ), avec des titres comme Don't Step On The Grass, Sam, ou Magic Carpet Ride qui figurent parmi leurs meilleurs titres.









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Être plutôt que paraître, brouter plutôt que paître...
SupaDog
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Bad Dream


https://www.bear-family.fr/var(...).html
Bon c'est entre la Psyché le Garage et le psycho.. Mais c'est bien..
ça me rappelle ma jeunesse... et pas celle de mes grands frères pour une fois..
Modifié le 10/04/2026 à 16:40
Slyonline2
Merci SupaDog de me recentrer sur les origines du psyché - le garage notamment, pour le côté underground...

Je ne vais pas reparler des compilations Nuggets, Pebbles, Back from The Grave et de toutes ces compilations de référence dont on a déjà beaucoup parlé ici et ailleurs.

Juste cet album..., je ne sais pas pour toi mais elle a marqué mes jeunes années et il n'y avait que des artistes cultissimes comme The Sonics, The Trashmen, Link Wray, The Cramps, The Meteors, etc etc....

Rockabilly Psychosis and the Garage Disease - 1984

Il y avait 2 pochettes disponibles.




A l'époque (1984), l'album était l'un des rares qui faisait l'unanimité entre Rockabs', Punks, Psychos (les Psychobillys) et les amateurs de garage punk.



Tant qu'à faire une digression... les 2 classiques :



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Slyonline2
Dans le garage psych, garage punk, il y a ce groupe, formé au centre du Michigan par des immigrés hispaniques qui est entré dans la légende pour son unique mais énorme hit de 1966, 96 Tears. (page 34 post #500)

Question Mark and The Mysterians - 96 Tears - 1966


Mine de rien, avec ses deux accords au Vox Continental, le titre prépare l'apparition de groupes psychédélics comme The Doors qui utilisent eux aussi le Vox Continental, comme sur Light My Fire par exemple.

Le Vox Continental Combo Organ - 1965

En anglais, point d’interrogation ? se dit question mark.
C’est ce qui donne l’idée à Rudy Martinez, le leader et principal compositeur, de transformer son nom en "?", un signe de ponctuation qu’il convenait de prononcer " Question Mark ", Mark étant bien entendu aussi un prénom.

Rudy Martinez, très bon danseur, avait compris que le meilleur moyen de ne pas passer inaperçu était de faire le show, se déguiser et d'entretenir le mystère.

Rudy "?" Martinez

Il avait nommé son premier groupe XYZ et, même lorsque son groupe suivant, les Mysterians, après deux ans de concerts sans gloire, eut décroché avec 96 Tears le tube le plus inattendu de l’automne 1966, il n’ôta jamais ses épaisses lunettes de soleil.

Les Mysterians étaient tous des Chicanos qui avaient quitté leur Texas et leur Mexique natals.

Après le départ du guitariste Larry Borjas et du batteur Robert Martinez pour l’armée, remplacés par Bobby Balderrama et Eddie Serrato, ils avaient enregistré 96 Tears pour un petit label de Flint (Michigan) nommé Pa-Go-Go (premier pressage : 750 exemplaires), à l’origine la face B de leur premier simple Midnight Hour, 96 Tears, devint très vite l’un des titres préférés des DJ de leur état d’adoption...

En toute logique l’histoire de ? and The Mysterians aurait pu s’arrêter là, comme celle des Castaways, ou du Chocolate Watch Band et de ces dizaines de groupes garage one-hit-wonders.

Mais non, ? and The Mysterians alignèrent un album et trois autres 45 tours dans le Top 100 du Billboard.

L’album qui suivit cette série de succès en 1967, Action, par contre, fut une échec, et le groupe dériva de label en label avant de se retrouver sans maison de disques en 1968.

Ce qui n’empêcha pas "?" de tenter régulièrement de relancer ses Mysterians, notamment avec l’aide de Kim Fowley en 1978.
Et, chose à peine croyable, la formation du groupe n’a toujours pas changé et continue d’écumer sporadiquement les clubs du Michigan.
https://ruschentertainment.com(...)ians/







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Slyonline2 a écrit :






aaaaahhhhhh LA compil' ! Achetée en cassette en 1987 en Angleterre.
C'est quand même un grand fourre tout. Tav Falco, le Gun Club, Hasil Adkins, les Guana Batz (vu en concert à paris Ornano l'année suivante)... La reprise survitaminée des Geezers.
Je sais pas si ca vous fait ça mais les titres des groupes modernes ne sont pas forcément les plus emblématiques. Les Meteors avec daddy vampire radioactive kid (excellent mais pas iconique dans la disco), le Gun Club avec un choix de titre certes du premier album mais annexe, le titre des Guana Batz pas le plus courant, le titre choisi pour les Cramps... Bizarre. La compil est de 1984 mais pour ces groupes il y avait deja des titres plus emblématiques je trouve à choisir.

Alors que les titres des groupes des 60's sont les titres "phares".
Modifié le 10/04/2026 à 16:30
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[quote="Slyonline2"]

Question Mark and The Mysterians - 96 Tears - 1966

/quote]

reference plus tard des Cramps dans Human Fly aux 96 tears in 96 eyes ::
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On ne sort pas trop du sujet si on récupère la super (à mon goût) reprise du you're gonna miss me par DMZ

Slyonline2
Bien joué Imo, c'est raccord avec le sujet et c'est une super reprise punkadelic de Roky Erickson.

(A chanter c'est pas donné a tout le monde)
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Slyonline2
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The Magic Mushrooms - It's-A-Happening - 1966

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Slyonline2
Trash Box - Coffret 5 CD - 2004



Je ne voulais pas spécialement revenir sur les compilations classiques Nuggets et Pebbles... mais j'ai changé d'avis après avoir obtenu ce qui est certainement le coffret garage-punk/garage-psych ultime.

Toutes les différences d'avec le coffret Pebbles + les titres sont listés ici :
https://en.wikipedia.org/wiki/Trash_Box

A l'origine, en 1973, le disque Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era (page 26, post #385) est la compilation de la première ère psychédélique, avec des titres peu connues de la deuxième moitié des années 1960 réunies par Jac Holzman (fondateur d'Elektra Records) et Lenny Kaye (futur guitariste de Patti Smith).
La compilation eût un énorme succès et les artistes présents sur cette compilation eurent une grande influence sur le mouvement punk et sur un renouveau d'intérêt pour le garage et le psychédélic.

Lenny Kaye avait initialement également compilé un deuxième volume qui n'a jamais été publié, notamment pour des problèmes de droits face a la difficulté de retrouver toutes les personnes et de pouvoir redistribuer leurs droits avec des groupes aussi obscurs, dont les membres sont inconnus ou disparus depuis longtemps...

Toute cette profusion de petits groupes teenagers exhumés, dont la plupart ne sont à l'origine que d'a peine un single, ces groupes et titres complétement tombés dans l'oubli..., fut dispatchés sur cinq volumes de qui allait être les albums Pebbles.

Il y eu bien un coffret Pebbles box de cinq albums sortie en 1987, avec la même pochette mais la Trash Box reprend les meilleurs titres des 5 Pebbles originaux, agrémenté de titres différents et inédits ne se trouvant nulle part ailleurs.

Bon, soyons clair..., au niveau du son global, on est dans des enregistrements qui sont pour l'essentiel monos et extrêmement bruts de décoffrage, ce coffret donne a entendre des groupes qui, par définition, étaient constitués de jeunes punks enregistrant parfois réellement dans leurs garages !

Évidemment, la qualité audiophile n'est pas ce que l'on recherche a priori sur ce genre de musique , mais si vous aimez la fuzz qui décape le papier peint, des orgues hypnotiques sur des compositions qui renvoient a un trip psychotique sous acides et l'expression sauvage d'une jeunesse frustrée, rebelle et hallucinée, ce coffret est un must du garage punk.









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