Ben.oît a écrit :
C'est quoi ce délire avec les Strats Japan à 800€ voire plus?
On trouve des RI62 pour 150 à 200 boulons de plus. Quand on en est à lâcher 800 pourquoi ne pas tuer le cochon et monter à 200€ de plus pour une pelle qui se garde dans le temps et qui sonne parfaitement (saloperie de 22ème case manquante!).
Bien sûr elles sont rares alors, je n'ai jamais posé un index dessus mais 800€ pour une Strat nippone, est-ce bien raisonnable?
Il y a des MIJ qui les valent en comparaison du prix que tu conseilles de mettre dans une AVRI, et sans considération aucune d'une éventuelle rareté.
D'autres, non.
Et, pour le coup, sur le modèle que tu montres, c'est clairement abuser. On navigue au double de sa valeur...
Et ce n'est en rien un modèle rare.
Biosmog a écrit :
s'il fallait parler sérieusement, j'aurais envie de dire que l'ensemble de la chaine, une guitare simplement correcte, sur un très bon ampli bien poussé dans un lieu avec une acoustique sympa, des câbles pas mauvais, des cordes qui ont moins de 6 mois, ça t'améliore le son
infiniment plus que le choix du bois de la guitare, un bon assemblage ou je ne sais quoi. Une guitare mal finie, laide et industrielle, t'as moins de plaisir à jouer, c'est sûr, et c'est plus difficile de faire le poseur sur scène. Mais le reste.... Quand un gratteux sonne bien, je regarde d'abord l'ampli!
Pour apprécier un vin (j'aurais tout aussi bien pu dire un plat), suffit-il qu'il soit correct, et servi non glacé dans un verre à peu près propre, à une personne qui ne souffre pas d'agueusie - voire d'anosmie?
Est-ce ensuite plus important que la vinification?...
C'est comme tu l'écris un ensemble, où chaque élément compose avec le reste avec plus ou moins de bonheur.
Mais, à supposer que tout est en ordre - à commencer par le jeu du guitariste... - il n'est peut-être pas nécessaire d'être entomologiste pour constater que l'apport de la lutherie n'est ni réductible à un autre élément de la chaîne, ni rabattable à une simple question d'appréciation subjective?
Sans compter qu'il est sans doute plus facile de faire 'le poseur' avec une guitare correcte d'une marque emblématique, qu'avec un sous-produit parfois tout aussi convaincant, ou un instrument unique... même si la première relève à 90% de l'accident industriel.