Citation:
Après avoir obtenu une licence d'histoire à l'Université de Bretagne-Occidentale3, il commence sa carrière en 1991 comme assistant parlementaire du député PS (rocardien) de la Gironde Pierre Brana8. Alors lui-même classé comme rocardien9, il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes refondé en novembre 1993, lorsque Michel Rocard, premier secrétaire du PS, accorde son autonomie à l'organisation de jeunesse10.
En 1994, il se déclare « choqué » par les révélations de Pierre Péan concernant l'amitié de René Bousquet et François Mitterrand et le passé vichyste de ce dernier9. Régis Juanico lui succède à la tête du MJS lors de son congrès tenu à Orléans.
Il devient délégué national du PS chargé des problèmes de jeunesse (1994)11, puis conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin lors de l'élection présidentielle de 19958. Il se présente aux élections législatives de 1997 dans la deuxième circonscription du Morbihan (Auray). Au second tour, il est battu par le député sortant, le centriste Aimé Kergueris, qui obtient 54,35 % des voix12. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry8, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-199
, puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000).
Il est directeur du planning stratégique de l'institut de sondages Ipsos de 2001 à 200413.
Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) de 2001 à 2008 et député européen de juin 2004, à juin 2009, représentant de la circonscription Est14.
Parti socialiste et Parlement européen
Benoît Hamon entre au bureau national du Parti socialiste. Il cofonde, en 1993 la tendance Nouvelle Gauche. En 2003, il est aussi cofondateur (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), dont il devient l'un des porte-parole ; mais ce trio explose lors de la synthèse du congrès du Mans, puis lors de la primaire présidentielle de 2007 (Montebourg et Peillon soutiennent Ségolène Royal, Hamon soutient Laurent Fabius).
Déjà partisan du « non » au Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe tenu le 29 mai 2005 sur le traité de Rome de 2004, il se prononce en faveur de la synthèse lors du congrès du Mans le 20 novembre 2005. Il est nommé secrétaire national du Parti socialiste, chargé du projet européen. Le 6 novembre 2007, il démissionne de ce poste après la décision du Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen lors de la procédure d'adoption parlementaire15, considérant que cette décision est en contradiction avec la synthèse du congrès du Mans et la campagne présidentielle de Ségolène Royal qui demandait un nouveau référendum.
En tant que député européen de la circonscription Est durant la législature 2004-2009, il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël. Il retient l'attention par deux rapports parlementaires majeurs : la révision stratégique du Fonds monétaire international et la révision de la directive sur la fiscalité de l'épargne.
En mai et juin 2007, il est porte-parole du Parti socialiste pour les élections législatives de 2007. En juillet, il fonde avec Noël Mamère le cercle de réflexion La Forge.
Il se représente en troisième position sur la liste du PS en Île-de-France aux élections européennes du 7 juin 2009 mais n'est pas réélu député européen. Il renoue avec une activité professionnelle en 2009 en travaillant comme consultant au sein d'une petite structure d'analyse de l'opinion, Le Fil13.
D'octobre 2008 à septembre 2009, il est membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure16,
puis il devient professeur des universités associé et assure un enseignement concernant les organisations internationales et les processus décisionnels dans l'UE à l'Institut d'études européennes de l'université Paris-VIII.