Biosmog a écrit :
ravachol2 a écrit :
Macron, avec son "ni de droite ni de gauche", se retrouve fortuné d'une "opposition parlementaire" détruite et donc inexistante, mais maintenant face des comportements subversifs qu'il croyait impossibles venant de tous ces "peknos" en colère !
Il faudrait retrouver des messages écrits au moment des présidentielles: ce "ni de droite ni de gauche", malgré des accents cosmopolites et libéraux, est un jeu diabolique avec le débat politique qui rappelle étrangement le slogan de Mussolini. On ne peut pas dissoudre la structure politique d'un pays sans dégât au débat politique lui-même. Macron jouait au chat et à la souris avec les étiquettes politiques, il se retrouve face à une opposition sans interlocuteur. La seule opposition qui peut émerger face à lui est en effet une opposition ni de droite ni de gauche.
Macron, dans son immense arrogance, a cru pouvoir dépasser le rapport gauche-droite. Il a pensé naïvement qu'on pouvait faire de la politique sans idéologie et a donc ignoré l'idéologie qui le portait. En niant l'idéologie, il a pointé directement les individus, s'en est pris à leur incompétence, à leur manque d'ambition, à une fatalité cynique, plutôt qu'à leur point de vue, leur intérêts liés à leur situation de vie... ben oui, ce n'est pas être fachisant que d'espérer améliorer sa petite vie....
La similarité avec Trump est troublante, cette façon de s'adresser à ses adversaire, de s'en prendre à ce qu'ils sont et non à leurs idées. Aujourd'hui, ce ne sont pas des manifestants ayant d'autres intérêts et d'autres points de vue qui manifestent, ce sont des ratés, des casseurs des "derniers de cordée" ou ceux qui sont restés au camp de base qui quémandent un peu plus de partage. Les étiquettes politiques sont comme des mots, et Macron, en ignorant leur importance dans la structuration des idées, s'est montré indigne de sa prétention philosophique. Finalement, comme Trump, c'est un médiocre qui a accédé au pouvoir. Pour une fois, je rejoins Onfray.
Bref, les conditions aujourd'hui sont prêtes pour un nouveau palier dans la régression de la démocratie française. Avec quelques autres, on l'avait dit il y a une année et demi: Macron le banquier n'est pas, dans le fond, un démocrate. Il l'a montré dès le début en bridant le débat parlementaire. Et avec la complicité des mouvements sociaux auxquels il a donné le combustible, il va pouvoir instaurer un État un peu plus policier, écrasant les opposants réduits à une image de casseurs, terroristes, chienlit (on vient de relire ici ce beau mot du Général perdant les pédales devant une jeunesse à laquelle il ne comprenait rien). J'avais fait un pronostic, puis après l'élection je me ravisais. Aujourd'hui j'y reviens: c'est à un effondrement qu'on va assister. Macron représente quelque chose qui ne peut pas tenir debout tout seul.
Tu as raison. L'effondrement, nous y sommes, et du plus bel effet, un vrai effondrement, la Macronie ne tient plus, et en face, l'anarchie. Plus les moyens d'assurer les devoirs régaliens.
Tristement, nous sommes qu'au début des grandes misères, la France terre d'immigration va devenir une terre d'émigration. La France n'a pas les ressources de se régénérer économiquement, c'est cuit.
Autant dire, pour les casseurs et les pilleurs, la France c'est open bar, et pour les français, game over. Plus rien à voir, circulez, cassez vous si vous en avez les moyens, ça sert à rien de casser le flipper, il est mort. Il ne joue plus.