Ahouimaisnon a écrit :
Mort pour mort, voici un fait méconnu (que mon ami suisse vient de me glisser à l'oreille) et qui mérite d'être médité :
Nous sommes en 1913 à Berlin. Sur son lit de mort, le Generalfeldmarschall Albert von Schlieffen essaye encore d'apporter la dernière touche à son plan d'invasion de la France, il pèse toutes les variables avec son esprit méticuleux et sévère d'officier prussien, pourtant quelque chose ne colle pas. Son plan prévoit d'envahir la Belgique et de cirer les français en deux ou trois semaines, c'est ingénieux mais tellement prévisible.
Soudain, une idée ! Pourquoi ne pas plutôt passer par la Suisse ? Ils sont neutres mais après tout les belges aussi, et là c'est carrément osé, ces cons de français ne s'y attendent pas du tout, ça va marcher c'est sûr. Au passage on vide les coffres, de toute façon le monde entier va nous détester. En plus, se payer sur la campagne vaudoise c'est quand même plus stylé que sur la Wallonie.
Il appelle son secrétaire et commence à lui dicter le nouveau plan, puis il meurt (trop d'excitation peut-être). Malheureusement le secrétaire à trempé la feuille de ses larmes, impossible de le relire alors va pour la Belgique.
Et voilà, c'est toujours les mêmes qui meurent.
Faux et impossible: il n'a jamais été question de passer par la Suisse (ce n'est mentionné absolument nulle part dans les différentes versions du plan), et Alfred Von Schlieffen n'avait plus du tout d'autorité sur son plan depuis 1906, c'est Von Moltke qui décidait, Schlieffen était à la retraite et était considéré comme largement dépassé.