recupe a écrit :
Normal, la population locale fait le vide autour d'elle.
Mon père avait des collègues, rouge de rouge, militants PC + CGT, qui par conviction politique vivaient dans une barre HLM depuis le début des années 70, bien sûr parce qu'ils remplissaient les conditions de ressources, et aussi parce qu'à l'époque ils y trouvaient la vie plutôt agréable comparée à ce que leurs parents avaient connu en ville ou à la campagne.
Et puis dès le milieu des années 80, quand les missionnaires rouges en ont eu assez :
- que leurs enfants se fassent racketter ou tabasser dès le bac à sable
- qu'on leur pique leur autoradio ou vandalise leur voiture
- que les parties communes soient vandalisées et transformées en souk
- et que la cité passe sous la coupe des barbus, car ça a commencé déjà à cette époque, et à cette époque les gauchistes n'étaient absolument pas islamo (religion opium du peuple)
> ils ont fui le plus loin possible leur paradis prolétaire universaliste perdu, et sont passés directement du PC au FN !
Quand au même moment les bourgeois de gauche douillettement installés dans leurs appartements haussmanniens arboraient fièrement (et inconsciemment) un petit badge jaune proclamant agressivement "Touche pas à mon pote", inaugurant 40 ans de lavage de cerveau (aujourd'hui Julien Dray émarge à Cnews et Jospin a reconnu que l'antiracisme n'a été depuis le début qu'une stratégie électoraliste).
Avant qu'eux aussi, 20 ans plus tard, fuient les centres-villes devenus eux aussi invivables. Comme par exemple ma tante, encartée depuis 45 ans au PCF et encore aujourd'hui, a fui d'abord un premier appart parce que les racailles qui glandaient en bas lui rendaient la vie infernale jour et nuit, puis son dernier appart parce que, je la cite, "les Bulgares sont bourrés jour et nuit, n'arrêtent pas de se battre, d'emmerder le monde et de se livrer à tous les trafics imaginables". Aujourd'hui, très égoïstement elle s'est mise à l'abri, mais continue sans honte de faire la morale à tout le monde.
Le vivre-ensemble est une fiction, en premier parce que pour la plupart ces populations sont trop différentes des autochtones, et aussi tout simplement parce que pour la plupart elles ne veulent pas du vivre-ensemble.
Certes, mais le trait de ton propos est très grossi. Pour autant, tout cela n'est hélas pas totalement faux et effectivement, il ne faut pas se voiler la face ... (les politiques de l'autruche ou d'achat artificiel de la paix sociale sont un échec cuisant et sont en train d'amener hélas le RN)
Je suis plutôt de gauche... Je connais aussi des personnes qui sont partis car il y a avait trop de violences dans certains quartiers... Et en tant qu'adepte de la non-violence je peux comprendre... Moi aussi, je m'éloigne de la violence le plus possible. Je sais de quoi est capable l'être humain... C'est dans le pire qu'il est le meilleur comme dirait l'autre...
Mais justement, je crois que les dernières décennies les politiques successives n'ont pas aborder le sujet préférant laisser cela au prochain...
Les politiciens devraient rendre des comptes... Ils sont responsables de la montée de l'extrême droite et de cette violence... Gérer c'est prévoir... Or, les politiciens sont certainement prévoyants pour leurs propres intérêts ou ceux de leurs copains...
Il y a déjà ce un grave problème du manque de mixité sociale. Et comme dit dans l'article, toutes les mairies ne jouent pas le jeu, pourquoi n'y a-t-il pas de logements sociaux dans le XVIème arrondissement ?
Donc sans mixité sociale, sans police de proximité (détricoté avec brio par sa majesté Sharko), sans services, cela va être très difficile de faire avancer le schmilblick...
Ensuite, et là c'est ma fibre de gauche qui parle, comment donner de l'espoir lorsque l'on sait que 1% des personnes s'accaparent 70% des richesses ? Explication ?
Ensuite, vient se greffer le business et la violence de la drogue, du communautarisme, des pressions religieuses...
Comment expliquer maintenant à un jeune de 14 ans qui gagnent plus en faisant le chouf que le smic, qu'il va falloir qu'il se lève à 5 heures du mat pour aller travailler ?
Je suis curieux de voir comment notre cher président et son fabuleux gouvernement va aborder toute cette belle question...
D'autant que les dotations pour les associations se réduisent... Démission de l'Etat qui laisse aux élus sans ressources les tâches ingrates. Le rognage du services public... Autre exemple l'hôpital qui souffre,...
Les politiciens tous quels qu'ils soient ont été jusque là particulièrement inconséquents et incompétents... (on a les politiciens que l'on mérite, il parait...)
Car sans aborder le côté humain et sociologique, on peut repeindre les tours, les ghettos à coups de millions, rien ne changera... Je pense ?
Ca serait intéressant d'entendre un sociologue...