el slïder a écrit :
pourquoi? cela n'a rien de déconnant. Un ESP sert à préserver ou corriger une trajectoire en répartissant la motricité et le freinage. Une voiture - et à plus forte raison une voiture de course - ne peut être performante que s'il a les 4 roues collées au sol; un dérapage engendre inexorablement une perte de temps. Je ne vois pas en quoi un ESP serait anti-performance, sauf évidemment dans les rallyes sur terre ou sur glace, ou le dérapage est une technique à part entière.
Après il est vrai que la programmation d'un ESP sur un véhicule de série est un organe de sécurité active, alors que sur un véhicule de compétition il sera plutôt programmé pour devenir un organe d'optimisation de performances. La différence entre les deux reste très minime je pense.
Dans l'absolu je ne sais pas si les véhicules de rallye sont pourvus d'un ESP ou non, mais si ça n'est pas le cas je suppose que c'est le règlement qui l'interdit.
Aucune voiture de compétition n'a été ni ne sera jamais équipé de cette aberration qu'est l'ESP, ça n'a rien à voir avec le règlement (en rallye la FFSA tolère bien les boîtes 6 séquentielles en groupe N...
), l'électronique embarquée se résume à la télémétrie, ou, jusqu'à il y a deux ans, le contrôle actif des différentiels dans les WRC du groupe A. Elles n'ont généralement pas non plus d'ABS (hormis quelques GT de circuit dans les petites catégories), par contre les voitures de rallye sont toutes équipées d'un frein à main hydraulique à très long bras qui sert justement dans les épingles où il est absolument indispensable de faire sèchement dériver l'arrière pour déclencher la prise en appel. Donc non, non et non, un "dérapage" comme tu le nommes si mal ne pénalise en rien les performances en rallye, c'est même exactement le contraire. De même, au départ, il est souhaitable que les roues motrices cirent un bref instant de manière à ce que le moteur ne perde pas de tours et garantisse une accélération maximale.
En outre, si tu avais déjà vu une voiture de rallye en action, tu aurais remarqué que, dans les virages serrés pris à grande vitesse, il arrive que seules les deux roues en appui restent au contact du fait que les suspensions ont un débattement en détente très limité, surtout sur asphalte : cela n'est pas gênant que les deux autres ne touchent pas le sol, donc on ne cherchera pas à ce que les 4 soient constamment en contact avec, à plus forte raison si ça permet de passer une corde avec moins de risque de toucher quelque chose à l'intérieur.